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And Linux For All

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Elementary OS 3 « Freya » : sans intérêt ?

3 Mai 2015 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Quelques semaines après la sortie de cette nouvelle version d'Elementary OS, les avis sur cette distribution sont très mitigés sur Internet. Si l'on se fie aux statistiques Distrowatch, le succès semble plutôt au rendez-vous, même si cet indicateur est à prendre avec toutes les précautions qui s'imposent. Au niveau des blogs, on peut lire des avis très divers, et souvent passionnés. Certains adorent, d'autres détestent, mais elle ne laisse pas si indifférent que ça. Voyons un peu l'avis d'un utilisateur quotidien…

Utiliser Elementary OS ? Quelle idée !

Oui, n'en déplaise à certains grincheux qui pensent qu'Elementary OS est LA distribution des glandouilleurs qui n'ont rien d'autre à faire devant leur écran que regarder leur belle interface utilisateur, on peut faire plein de choses avec cette distrib', et aller jusqu'à, soyons fou : travailler !

Si on y réfléchi bien, c'est une Ubuntu ! Oh quelle surprise ! On a donc toute la logithèque d'Ubuntu, soit plus de 40 000 applications, à notre disposition.

Alors oui, en effet, il faut les installer. Parce que les développeurs ont fait un choix peut-être un peu idiot, celui de ne mettre que quelques logiciels dans leur distrib'. Bon du coup, elle pèse moins que certaines, mais il faut bien reconnaître que dès la fin de l'install, on se demande bien où sont passés Libreoffice et Firefox, pour ne citer que ces deux-là. Midori, le navigateur Internet livré avec, est bien loin de Chrome ou Firefox, en termes de compatibilité avec les sites, de richesse fonctionnelle ou même de rapidité de rendu des pages. Et ne cherchez pas un équivalent léger de Libreoffice, il n'y en a pas. Du moins sans passer par la logithèque. Un choix que je n'arrive pas bien à comprendre je l'avoue. Pourquoi, à l'heure où la plupart des distributions pèsent plus d'1Go, ne pas en proposer une offre complète, avec tout ce qui va bien pour faire des choses de base et ainsi toucher un maximum d'utilisateurs, et notamment les nouveaux ? Poins négatif donc.

Bon, sinon, une fois qu'on a installé les applications de tous les jours, c'est à dire souvent celles qui ne sont pas livrées, on se retrouve avec une distribution tout à fait normale, qui a le look de Mac OSX. Elle est rapide, réactive, pas trop gourmande en ressources. Une fois les raccourcis et autres automatismes maîtrisés (c'est très rapide, qu'on se rassure), elle est très agréable à utiliser.

Il suffit finalement de peu de chose pour faire d'Elementary OS une distribution comme les autres...

Il suffit finalement de peu de chose pour faire d'Elementary OS une distribution comme les autres...

Mais qu'est-ce qu'on a nouveau finalement ?

A vrai dire, lorsque je suis passé de Luna à Freya, je me suis posé la question. En effet, si vous lancez les deux distributions sur deux ordinateurs l'un à côté de l'autre, il faut avoir un œil aiguisé pour faire la différence entre les deux.

Sous le capot bien sûr, les choses changent. Le kernel par exemple, c'est Linux 3.16. Pas la version la plus récente, loin de là, mais la plus récente proposée avec Ubuntu 14.04. Les logiciels sont tous issues de cette version d'ailleurs. Pourquoi me direz-vous ? Et bien parce que c'est la version stable maintenue 3 ans par Canonical la maison mère d'Ubuntu. Là encore, un choix a été fait, celui de privilégié la stabilité au détriment des dernières versions de logiciels. Et ce n'est pas que pour offrir de la stabilité aux utilisateurs. C'est aussi parce que l'équipe en charge du développement est très petite. Ce qui explique d'ailleurs des temps très longs (18 mois) entre les versions. Du coup, qui dit petite équipe dit impossibilité de suivre le rythme infernal d'Ubuntu : 2 versions par an, chaque version étant à peine maintenue le temps qu'une nouvelle sorte. Partir sur une version maintenue 3 ans, c'est donc plus sûr pour une petite équipe. Bon sinon, l'idée était de savoir ce qu'on a lorsqu'on installe Freya…

En fait, on a plein de petites choses qui, mise bout à bout, améliore l'expérience utilisateur par rapport à Luna. J'ai bien dit par rapport à Luna ! Ne pas comparer cette distribution à Ubuntu ou Mint ou un autre ténor du style Fedora ou OpenSuSE ! On ne joue pas – encore – dans la même cour…

Parmi ces petites choses, le système de notifications à fait de gros progrès. On a gardé l'idée de départ, à savoir des pop-ups pas trop intrusifs, qui ne restent pas pendant des plombes affichés à l'écran. Discret donc, avec juste un petit bruitage du genre bulle qui éclate. Mais le plus de Freya, c'est la centralisation. De nombreux outils utilisent ce système de notification plutôt que le leur. Par exemple, vous lancez une commande un peu longue dans le terminal. Vous passez sur une autre fenêtre, pour surfer sur le web ou taper un texte. Lorsque la commande est terminée, votre petit pop-up vous rappelle que la commande est terminée. Simple mais efficace. Idem lorsque vous recevez un email via geary. Idem lorsque vous copiez de gros fichiers d'un endroit à un autre. Bref, ça existe déjà sous Gnome ou KDE, et maintenant aussi sous Elementary OS.

Slingshot, le lanceur d'applications, a vu ses fonctionnalités augmentées, avec notamment la possibilité de faire des calculs, et des résultats de recherche plus complets. On peut retrouver les options du système directement en tapant quelques lettres. Taper « alim » et l'option d'alimentation de l'ordinateur apparaît.

Je passe rapidement sur les aspects cosmétiques, comme la barre de status en haut de l'écran qui est devenue totalement transparente et qui s'oppacifie lorsque l'on maximise une fenêtre, ou le nouveau lot de papiers peints, passage indispensable à toute distribution.

Un nouveau gestionnaire de bureaux virtuels fait son apparition, et devient accessible depuis le dock. Il permet, comme tout bureau virtuel, de déplacer les fenêtres actives d'un bureau à un autre. Ca ressemble beaucoup au gestionnaire de bureaux virtuels de Gnome. Pas de révolution de ce côté mais un accès aisé à cette fonctionnalité, pour ceux que cela intéresse.

Le gestionnaire de paramètres à vu ses fonctionnalités augmentées lui aussi. On y trouve un gestionnaire d'applications qui doivent se lancer au démarrage de la machine, un outil pour gérer sa vie privée et surtout éviter que des informations partent dans la nature, et une interface assez simple pour le pare-feu. Ce dernier est basé sur ufw, firewall simple mais puissant, qui remplace avantageusement Iptables.

Dernier point, qui concerne Fichiers, le gestionnaire de ... fichiers. Un effort a visiblement été fait sur la stabilité. En effet, les plantages étaient fréquents avec la version précédente, notamment lors de la copie de gros fichiers. Je n'ai pas constaté de bug de cet ordre ici.

Slingshot permet désormais de faire des calculs simple, sans lancer la calculatrice.

Slingshot permet désormais de faire des calculs simple, sans lancer la calculatrice.

La gestion des bureaux multiples est devenue aussi simple qu'avec Gnome.

La gestion des bureaux multiples est devenue aussi simple qu'avec Gnome.

Vie privée, pare-feu, verrouilage, des fonctions utiles de nos jours et rassemblées judicieusement dans le gestionnaire de paramètres.

Vie privée, pare-feu, verrouilage, des fonctions utiles de nos jours et rassemblées judicieusement dans le gestionnaire de paramètres.

Si l'on fait le bilan.

Alors, quel intérêt peut-on avoir à utiliser cette distribution ?

Si l'on est déjà utilisateur de Luna, passer à Freya sonne comme un indispensable. La distribution gagne en maturité, ajoute quelques fonctionnalités bien pratiques et devient plus stable.

Sinon, pour les autres, je dirais qu'il ne faut pas être trop débutant pour se lancer avec cette distribution, sinon ça risque d'être dur-dur. En effet, il faut, pour qu'elle soit vraiment utilisable, installer pas mal de logiciels comme LibreOffice, Firefox ou Chromium. Si l'on se cantone aux applications livrées, l'expérience risque de tourner court, avec de la frustration la plupart du temps, et une mauvaise image en prime, notamment due au manque de fonctionnalités.

Par contre, si l'on ne rebute pas à installer quelques applications supplémentaires, on peut éprouver beaucoup de plaisir à utiliser cette distribution, pour son interface très agréable à utiliser.

Pour ma part, ça fait deux mois que je l'utilise quotidiennement au boulot. Et mon boulot consiste à être devant mon écran presque toute la journée… Du coup, si cette distribution n'était pas utilisable pour travailler, je crois que je m'en serais déjà aperçu. Ah oui, certes, je ne la pousse certainement pas dans ses derniers retranchements, mais voici à titre indicatif ce que j'utilise tous les jours :

  • Virtualbox pour faire tourner un Windows 7. Eh oui, hélas, je n'ai pas le choix à ce niveau, mais je ne l'utilise que pour la messagerie et les applications propriétaires d'administration, ou les portails internes développés spécifiquement pour Internet Explorer (oui oui, ça existe encore).
  • Libreoffice pour tous les aspects bureautiques : textes divers, rapports, tableaux, présentations.

  • Scribus pour générer des newsletters.

  • OwnCloud sync client pour me connecter à mon cloud privé.

  • Fichiers pour toutes mes opérations de copie.

  • Grsync pour mes sauvegardes hebdomadaires.

  • Le gestionnaire de mise à jour pour avoir un système le plus sûr possible.

  • Wireshark et zenmap pour mes analyses réseaux et sécurité.

  • Des petits outils classiques comma la visionneuse PDF et l'outil de capture d'écran.

  • Geary pour lire mes emails personnels.

  • Zim, pour prendre des notes au fil des réunions et les garder sans avoir à se prendre la tête avec les sauvegardes.

  • Xmind pour faire des cartographies et réfléchir à certains points.

  • Keepass 2 pour mon portefeuille de mots de passe.

  • Firefox, évidemment.

 

Comme vous pouvez le constater, cette liste fait la part belle à tout ce qui n'est pas installé par défaut dans Elementary OS. Mais ça ne me gêne pas. Je cherchais avant tout une interface qui me fasse gagner du temps, avec laquelle je puisse acquérir des automatismes facilement, et qui ne soit pas lourde. Sur ce point, c'est 100 % gagné. Et puis, entre nous, connaissez-vous une distribution qui colle parfaitement, au programme prêt, à ce dont vous avez besoin ? Oui ? Ah.

Pour le reste, un détour par la logithèque Ubuntu et le tour est joué.

Je crois que je vais continuer encore quelques temps avec cette distribution, car elle correspond en tout point à ce dont j'ai besoin, tout simplement.

 

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Quelles distributions tester en 2015 ?

1 Mars 2015 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

On prend les mêmes et on recommence. Tel pourrait être le titre de cet article, update de celui de 2014. A l'époque, j'avais mis dans ma liste Ubuntu, Mageia, Elementary et Manjaro Linux. Les trois premiers sont toujours dans la liste, mais d'autres se sont ajoutés. Elle est ainsi un peu plus longue que l'année passée.

Voyons un peu ce qu'il va falloir absolument tester cette année, au gré de vos envies.

Mageia 5

Quelles distributions tester en 2015 ?

Commençons par la distribution française de référence. Mageia continue chaque année de m'impressionner, et pourtant rien ne parait à priori spectaculaire dans cette distribution.

Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'est pas digne d'intérêt, au contraire. Elle garde pour elle un panneau de contrôle particulièrement bien fait, avec tous les outils nécessaire au contrôle de la distribution, hors KDE. J'apprécie particulièrement l'outil de sécurité MSEC, qui permet d'ajuster le niveau de sécurité général du système très facilement. Mais ce n'est une goutte d'eau dans les dizaines de paramètres contrôlables par l'interface graphique, ce qui simplifiera grandement la vie des débutants.

Les logiciels installés sont tout à fait au goût du jour, avec un noyau flambant neuf en version 3.19 par exemple. Le seul reproche que je pourrais formuler est l'imposition de la version 31 du navigateur Firefox, alors qu'on en est à la version 36 à l'heure de l'écriture de cet article. Certes, c'est la version « support à long termes », mais elle manque de fonctionnalités qui viennent de sortir. Par contre, il est possible d'installer la version beta (la 36, qui passera certainemant en 37). Mais attention, elle remplace la version 31, n'est pas aussi stable et ne dispose pas de traduction française de l'interface. Pour les aventuriers donc.

Une fois installé, le système est très stable, même en beta 3, et aucun plantage n'est à déplorer, tant que l'on reste dans les outils de la logithèque. A ce propos, elle est bien garnie, avec la possibilité pour l'utilisateur d'ajouter les dépôts « Tainted », c'est à dire ceux qui ne sont pas 100 % libres et qui peuvent même poser quelques problèmes de droits dans certains pays.

Je recommande la version KDE de Mageia. Cet environnement de travail est parfaitement maîtrisé par les programmeurs et c'est à mon sens l'une des distributions KDE qui offre la meilleur expérience en la matière.

Pourquoi tester Mageia 5 :

Grande stabilité du système, tant que l'on ne s'aventure pas dans les version beta de Firefox par exemple.
Une offre logicielle complète et des versions récentes de la plupart des softs.
Une des meilleures adaptation de l'environnement de bureau KDE.
Si vous cherchez un distribution qui offre un maximum de sécurité, vous l'avez trouvé.

Pour quels utilisateurs :

Pour les amateurs de KDE
Pour les utilisateurs avancés soucieux de la sécurité de leur système

Elementary OS Freya

Quelles distributions tester en 2015 ?

Assez décriée depuis quelques semaines (à la date d'écriture de cet article), cette distribution reste néanmoins toujours une bonne bouffée d’oxygène pour qui souhaite ne pas rester enfermé dans les environnements de bureau classiques que sont KDE, Gnome ou XFCE.

C'est sûr, il faut aimer les environnements « à la Mac », avec un dock en bas de l'écran, une barre de status en haut et un bureau dénudé où l'on ne peut pas poser d'icône. Amateur du bordel ambiant sur le bureau, passez votre chemin.

Reste que c'est toujours aussi fluide et l'interface répond immédiatement à chaque sollicitation. Une fois les automatismes inhérents à ce type d'interface acquis, toute action est particulièrement aisée.

Elementary fait dans la simplicité. Tout est très dépouillé mais fonctionnel et permet de faire ce que l'on veut aisément. Geary par exemple, est pour moi le meilleur outil pour lire ses emails, même s'il est très basique et que les gros utilisateurs de messagerie électronique le trouveront très limité. Scratch, petit éditeur de texte sans prétention, est très facile à utiliser et sauvegarde en permanence les modifications. Je suis moins fan du gestionnaire de fichiers, vraiment trop limité pour l'instant, et trop instable pour être utilisé tous les jours avec des fichiers importants. Mais un petit tour dans la logithèque permet d'installer Nautilus sans difficulté.

Reste que c'est une distribution encore jeune, qui ne peut pas, à mon sens, être utilisée telle que, dès la fin de l'installation. Pour être pleinement opérationnelle, il faut en effet lui ajouter Firefox à la place de Midori, Nautilus à la place de Files, et Libreoffice à la place de … rien du tout.

Pourquoi tester Elementary OS Freya :

Un peu de fraîcheur dans le monde formaté des environnements de bureau sous Linux.
Une grande légèreté et réactivité dans l'interface.
Des automatismes qui s'apprennent et restent facilement.
Des outils encore jeunes mais simples et efficaces pour la plupart.
Une équipe de développement super motivée et pas mal de français qui contribuent au projet.

Pour quels utilisateurs :

Pour les amateurs d'environnements de bureau simple, voire dépouillé

Korora 21

Quelles distributions tester en 2015 ?

Il fallait une distribution pour représenter l'environnement Gnome. J'aurais pu choisir Fedora, mais je préfère de loin Korora. Je respecte le parti-pris de ne proposer que des logiciels libres. Mais ajouter des dépôts à la main et galérer (relativement) pour trouver le logiciel que l'on cherche me paraît un peu vieux jeux.

Du coup, Korora, c'est un peu ce qu'est Linux Mint à Ubuntu (du moins avant qu'ils ne créent Cinnamon) : le même que l'original, donc déjà très bon, mais encore mieux, avec tout ce qui peut permettre à l'utilisateur d'être efficace avec son ordinateur pour toutes les tâches possibles dès la fin de l'installation.

On retrouve donc dans cette distribution un bureau Gnome de dernière génération, comme tout les logiciels livrés. Et on y ajoute les codecs et plugins qui vont bien, quelques extensions Gnome intéressantes, VLC qu'on ne présente plus, Yum extender pour gérer ses dépôts logiciels plus facilement, Gnome Tweak Tool pour régler Gnome aux petits oignons. Inutiles de dire que les dépôts que l'on ajoute le plus souvent à Fedora sont présents.

Le tout représente certainement ce qui se fait de mieux pour un environnement Gnome, avec une forte intégration des comptes en ligne directement dans l'interface. Les comptes Google, Microsoft, ownCloud, Yahoo, Facebook, etc, s'intègrent directement dans les outils qui vont bien. Evolution par exemple, permettra de lire les emails des comptes Google ou Microsoft. Nautilus, le gestionnaire de fichiers, proposera des raccourcis vers les répertoires partagés ownCloud. Il sera possible de chater avec Empathy pour votre compte Facebook.

Pourquoi tester Korora 21 :

C'est du Fedora ++ !
Si vous aimez Gnome 3, n'hésitez pas, c'est là que ça se passe.
L'intégration des comptes en ligne dans les outils est parfaite.
Beaucoup de logiciels installés par défaut, et pas mal de possibilités de tuner l'interface.

Pour quels utilisateurs :

Pour tous, après s'être habitué à Gnome 3

Ubuntu Vivid Vervet

L'incontournable Ubuntu ne pouvait pas ne pas être présente dans cet article. Les grandes nouveautés de cette version devraient être la version 8 de l'environnement Unity, accompagnée de Mir, le nouveau serveur graphique qui remplacera à termes le très vieillissant mais toujours vert X11. Le Kernel 3.19 sera de la partie.

Ubuntu est toujours aussi agréable à utiliser, pour peut que l'on veuille s'adapter à la barre de lancement des applications à gauche (comme Gnome 3, ce n'est pas une exclu), et le menu des applications centralisé dans la barre de statut en haut de l'écran, comme sur OSX.

Cette distribution est néanmoins réputée pour être assez gourmande et peu adaptée aux petites configurations. Je ne saurais dire si le nouveau serveur Mir et le nouvel Unity seront plus légers, mais rien que pour ça, ça vaut le coup de tester.

Pour le reste, c'est du connu, avec surtout une simplicité exemplaire pour régler les petits tracas les plus courants, comme l'installation des drivers propriétaires, ou de produits complémentaires, via les fameux dépôts PPA. D'ailleurs, si vous lisez un article sur Internet pour un produit compatible Linux, il y a de fortes chances pour que vous trouviez un lien vers un paquet Ubuntu.

Pourquoi tester Ubuntu Vivid Vervet :

Logithèque colossale, et presque un standard pour les éditeurs de logiciels.
Beaucoup de petits trucs qui simplifie l'installation, le paramétrage et au final l'utilisation de l'ordinateur.
Nouveau serveur d'affichage + nouvelle version de l'environnement de bureau = excitation !
Tester un standard, ça peut être intéressant

Pour quels utilisateurs :
Du débutant à l'utilisateur confirmé, tout le monde peut utiliser cette distribution, pour peu que l'on s'habitue à Unity.

Linux Mint 17.1

Linux Mint, c'était à l'origine une Ubuntu amélioré, livrée avec tout ce qui pouvait simplifier la vie de l'utilisateur. C'était un peu comme Korora par rapport à Fedora. Devant l’engouement des utilisateurs, de nombreux développeurs se sont mis à la tâche pour améliorer toujours plus Mint. Dès lors, des outils propres à cette distribution furent développés.

Cinnamon est issu de cette histoire. Déçus par Gnome 3, les développeurs ont décidé de créer de toute pièce un environnement de bureau basé sur les bibliothèques Gnome qui leur plaise sans trop révolutionner l'expérience utilisateur. Et quel succès ! Il suffit de l'essayer une fois pour être convaincu. C'est simple, réactif, très paramétrable, avec plein d'extensions pour peaufiner encore certains points. Et Cinnamon s'améliore à chaque nouvelle release.

Sinon, c'est plutôt du basique, avec Ubuntu 14.04 à la manœuvre. Un peu vieillissant, mais il est possible d'installer le noyau 3.16 pour profiter d'un peu plus de nouveautés à ce niveau. Et avec les dépôts PPA, il sera toujours possible de mettre à jour Libreoffice ou d'autres logiciels un peu âgés. Sinon, l'ISO dispose par défaut de tout ce dont un utilisateur lambda a besoin.

Pourquoi tester Linux Mint 17.1 :

Pour tester Cinnamon, un environnement de bureau de plus en plus mature et agréable à utiliser
Les avantages d'Ubuntu sans les inconvénients d'une interface graphique disons, particulière
Une grande stabilité, due notamment au choix de la version d'Ubuntu.

Pour quels utilisateurs :

Comme Ubuntu, tout le monde peut l'utiliser, et la présentation du bureau permet au habitués de Windows de le prendre plus rapidement en main.

Handy Linux

Cocorico, voici une distribution française, dont le but avoué et assumé est de s'adresser d'abord aux très grands débutants. Tout est fait pour simplifier la prise en main de l'environnement de bureau, une version modifiée de XFCE.

Le menu démarrer ouvre une fenêtre de lancement des applications simplifié. De nombreux tutoriels sont disponibles sur le site officiel de la distribution, en français et en anglais. La distribution renvoie d'ailleurs automatiquement sur le site lorsque l'utilisateur en a besoin. Bref, c'est LA distribution à utiliser pour apprendre Linux, voire tout simplement apprendre à utiliser un ordinateur.

Sinon, Debian est aux commandes du système, donc ne vous attendez pas à trouver les toutes dernières versions des logiciels, mais la contrepartie c'est que c'est du robuste, et les développeurs ne se cantonnent pas aux versions hyper-super-méga stables (à la Debian donc) des logiciels.

Pourquoi tester Handy Linux :

Parce que c'est une distribution française
Les tutos sont particulièrement bien fait et didactiques, et même les utilisateurs réguliers de Linux pourront y apprendre des choses.
Pour la prendre en main rapidement et l'installer sur le PC de votre mère ou de votre grand-mère...

Pour quels utilisateurs :

Alors là c'est plutôt simple, pour les grands débutants d'abord, mais aussi pourquoi pas pour tester XFCE si vous ne l'avez jamais fait.

Bien entendu, cette liste pourrait s'allonger presque sans fin tellement le nombre de distributions Linux est grand. Certaines sont dignes d'intérêt, d'autres moins bien entendu.

Celles que j'ai cité ici peuvent être testées en toute sécurité et ne devrait pas mettre en péril votre PC. Toutes peuvent être installées dans Virtualbox, à l'exception prêt d'Ubuntu, qui ne s'affiche par correctement pour l'instant. Mais ceci devrait changer avec la sortie de la version définitive.

 

 

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Premiers pas avec Handy Linux

7 Décembre 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Une distribution pour les grands débutants

Comme l'indique le site web[1], Handy Linux est une distribution destinée aux grands débutants… Si j'ai bien compris la démarche des développeurs, il s'agit des grands débutants en informatique, pas seulement débutant en Linux. Cette distribution est en effet taillée pour les gens qui n'ont pas eu un ordinateur dès le berceau et/ou qui ne côtoient pas trop ce genre de bestioles au quotidien.

Il n'empêche. Il est difficile aujourd'hui de vivre sans ordinateur, sans Internet, à l'heure où tout se dématérialise. Rien que pour les impôts, c'est cool d'avoir Internet. Alors ne parlons pas du superflu comme les réseaux sociaux, les emails ou les achats en ligne… Même les anciens s'y mettent.

Souvent, ces gens qui n'y connaissent pas grand-chose aux ordinateurs et qui veulent seulement envoyer des emails et « skyper » un peu avec la famille distante n'ont pas le choix : ils achètent un PC ou un Mac – suivant leurs moyens – et ils se débrouillent avec Windows ou OSX. C'est livré avec, alors ils l'utilisent. Mais si ces deux OS sont largement connus des gens ayant affaire avec des ordinateurs dans leur travail, il n'en est rien des personnes qui n'y connaissent vraiment rien. Et c'est là qu'Handy Linux a une carte à jouer. En effet, qui peut encore croire de nos jours que Windows et OSX sont faciles à utiliser dès le démarrage ? Vous avez dit intuitif ? Laissez-moi rire. Sinon, il y a plus simple, beaucoup plus simple, il y a Handy Linux.

Démarrage

Comment proposer un système complet (pas seulement un operating system) qui permette à un utilisateur qui n'y connaît rien aux ordinateurs de s'y retrouver dès le démarrage de sa machine ?

Tout d'abord, il faut se mettre à la place de cette personne, ce que les gens d'Handy Linux ont dû faire, visiblement.

Passons l'étape de création d'une clé USB ou d'un DVD de boot et son lancement. J'y reviendrai ultérieurement. Une fois la distribution lancée, l'utilisateur est invité à avouer qu'il n'y connaît rien mais qu'il aimerait bien en apprendre plus. S'il clique sur le lien correspondant, il se trouvera devant le site Internet de la distrib', sur une sorte de tutoriel qui reprend depuis le début ce qu'est l'informatique, la souris, les fenêtres, etc. Un bon début pour ceux qui n'y connaissent vraiment rien. C'est bien fait, avec des mots simples, des dessins et des captures d'écran.

Dès que l'utilisateur quitte le site, et qu'il clique sur le bouton à l'effigie d'Handy Linux en bas à gauche de l'écran – qui parle de menu démarrer ? - , une fenêtre affiche des gros boutons contenant des actions simples, comme « Naviguer sur Internet », « Lire et écrire des E-mails », « Ma page Facebook » ou « Communiquer avec Skype ». C'est certainement plus parlant que « Chromium », « Thunderbird », « Facebook » ou « Skype », non ? Les onglets suivants respectent la même logique. Point à noter, chaque onglet dispose d'un bouton particulier, « Aide ... » qui renvoie sur le site Internet de la distrib', dans l'aide correspondant au thème particulier. Par exemple, l'Aide Internet propose une présentation des produits Chromium, Icedove (Thunderbird), Skype et Minitube, avec leurs fonctions de base pour commencer très rapidement à les utiliser. Toujours avec des mots simples et des captures d'écran.

Le menu "démarrer" d'Handy Linux est pour le moins... pas conventionnel

Le menu "démarrer" d'Handy Linux est pour le moins... pas conventionnel

Le dernier onglet consiste en une liste de fonctions plus complexes et moins routinièreschrom la logithèque, la liste complète des applis installées ou la config réseau. C'est l'onglet des gens qui commencent à connaître.

En essayant de me mettre à la place d'un utilisateur qui n'y connaît rien, je trouve que la prise en main est très facile pour des actions simples. L'idée de ne pas proposer une liste de logiciels mais plutôt des actions simples n'est pas nouvelle mais elle est poussée ici jusqu'au bout de la démarche. Le fait d'offrir en plus une aide simple et complète sur toutes les fonctions proposées est sympa. La cohérence entre la distrib' et le site web est parfaite. J'imagine assez bien un débutant s'y retrouver facilement et être opérationnel en quelques minutes.

Je me permets ici de critiquer un peu, j'espère de manière constructive. Je pense que la cohérence des actions pourrait être encore plus marquée, en insistant sur les actions, et non sur la fonction des logiciels. Par exemple, il existe un bouton « Prendre des Notes », ce qui est parfaitement parlant. Mais il existe un bouton « Editeur de texte ». Je remplacerai bien celui-ci par « Taper un petit texte ». Idem pour « Suite Bureautique » (mais là ça va être plus compliqué de trouver une action), et pour tous les boutons en général.

Sous le capot

Allons voir maintenant ce qui se cache sous le capot.

Handy Linux 1.7 (la version testée), est basée sur Debian 7. Je dois avouer que si je devais proposer une base pour une distribution simple à mettre entre toutes les mains, Debian ne me viendrais pas à l'esprit en premier. Je citerais certainement Ubuntu. Pourtant, cette démarche est cohérente, parce que rassurante. En effet, Debian est super stable, et n'affichera pas en permanence à son utilisateur des messages de plantages. Encore une fois, pour un grand débutant, se retrouver devant des plantages à répétition, parfois dès le démarrage, peut être un bon prétexte pour aller voir ailleurs. Alors Ok pour Debian.

Mais… Car il y a un mais. Ou plutôt deux.

Si Debian est super stable, elle date un peu. Et cela peut se ressentir au niveau du noyau, particulièrement pour la détection et le support des périphériques et composants des PC. Si l'utilisateur ne peut pas utiliser sa carte réseau ou sa carte graphique parce qu'elles sont trop récentes, c'est l'échec assuré.

Le deuxième point concerne l'installateur. C'est celui de Debian. S'il s'est bien simplifié depuis quelques années, il reste encore un peu trop complexe à mon sens pour le public visé ici. Celui d'Ubuntu est clairement plus facile à utiliser et pose moins de questions, ce qui serait parfait ici.

L'environnement graphique est XFCE. Là encore, c'est stable, sans chichi susceptible de faire planter l'ordinateur, et ça offre un ratio performances/fonctionnalités intéressant, même sur des configuration modestes. Rien à redire à ce niveau, le choix me paraît tout à fait cohérent.

Juste une remarque (je ne peux pas m'en empêcher…). Pourquoi avoir voulu « singer » Windows 8 ? Je reconnais que beaucoup de gens connaissent l'interface de Windows, mais est-ce que cela apporte réellement quelque chose ? Pourquoi ne pas définir une vrai identité graphique qui ne ressemble ni à Windows ni à OSX ? Bon, ok, je fais mon antiouinouin primaire…

On reconnait facilement les paramètres de l'environnement graphique XFCE

On reconnait facilement les paramètres de l'environnement graphique XFCE

Après l'installation

Juste après avoir installé la distrib, l'écran d'accueil demande classiquement la saisie du nom d'utilisateur et mot de passe. Certaines distributions proposent la liste des utilisateurs du système, éventuellement avec un compte guest à privilèges limités. Il me semble que cette façon de faire serait judicieuse pour Handy Linux, même si ce n'est pas ce qui se fait de mieux en matière de sécurité. Mais le public visé n'est pas l'entreprise...

Une fois connecté, l'utilisateur peut mettre à jour son ordinateur immédiatement. Cool ! Toutes les distrib' devraient le faire. Une bonne distrib est une distrib à jour. Juste un truc cependant, qui gâche un peut ce point : le check des mises à jour ne se fait pas tout seul, il faut cliquer sur le bouton, et celui-ci est en anglais… Un détail, mais l'utilisateur lambda n'aura pas forcément la présence d'esprit de cliquer sur le bouton, d'autant plus qu'il est écrit en gros en haut de la fenêtre que le système est à jour !

Lorsque l'on lance Iceweasel (la version libre de Firefox), la page de démarrage est adaptée. On peut lancer une recherche sur Startpage (félicitations pour ce choix qui privilégie le respect de la vie privée), sur Google, et sur Wikipedia. Je trouve ça intéressant et pratique. Notons aussi le fait qu'AdBlock Plus est actif par défaut, ce qui allégera considérablement le surf des utilisateurs.

Un mot sur le gestionnaire de fichiers, thunar. Les icônes sont adaptés aux utilisateurs débutants et ne ressemblent pas à des traditionnels dossiers. J'ai tellement l'habitude de voir des répertoires que je suis un peu partagé ici, mais j'imagine qu'un grand débutant y trouvera son compte et qu'il se fiche royalement de savoir ce qu'est un répertoire et surtout à quoi il ressemble. Petit plus à noter, un lien pour débutant vers le site d'aide de la distrib.

Thunar, le gestionnaire de fichiers, affiche des icônes particuliers pour les répertoires de base

Thunar, le gestionnaire de fichiers, affiche des icônes particuliers pour les répertoires de base

Pour conclure

Malgré les quelques critiques que j'ai pu formuler, je doit avouer qu'un beau boulot a été fait sur cette distribution, qui va jusqu'au bout de la démarche, en prenant par la main un utilisateur lambda et en l'accompagnant en douceur vers une utilisation normale de son ordinateur.

Le site web associé est réellement didactique et je le recommande, même pour ceux qui n'utiliserait pas Handy Linux. Les tutos sont très détaillés et clair (voir par exemple le tuto sur Virtualbox).

Reste une problématique tout de même : comment faire adopter cette distribution à un grand débutant ? Il ne le fera pas tout seul, c'est clair. Il reste donc à ceux qui s'y connaissent à mettre le pied à l'étrier à ces utilisateurs, pourquoi pas en leur mettant entre les mains une distrib vraiment faite pour eux : Handy Linux.

 

[1] http://Handy Linux.org/

 

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Test d'OpenSuSE 13.2

23 Novembre 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX

J'ai vécu beaucoup d'aventure avec SuSE. Déjà au temps lointain ou elle s'appelait encore SuSE Linux, je l'avais testé, validé, et utilisé longuement. C'était au temps des CDROM, des ordinateurs peu portables et des processeurs à 1Ghz.

Depuis, elle n'est pas restée longtemps sur mes ordinateurs successifs. Il y avait toujours quelque chose qui clochait, toujours une autre distrib' plus facile à utiliser, plus compatible avec mon matériel de l'époque. Même les versions récentes, en 12.x et 13.x ne m'ont jamais totalement convaincu, malgré les progrès évidents dont elles ont bénéficié et leurs atouts non négligeables, comparés à d'autres du même type.

Encore une fois j'ai essayé, et voici ce que j'ai pu constater.

OpenSuSE remanié par mes soins pour coller à mes habitudes.

OpenSuSE remanié par mes soins pour coller à mes habitudes.

Une installation simplifiée

Il faut reconnaître que l'assistant d'installation d'OpenSuSE a toujours été très complet et puissant. Le revers de la médaille, c'est la multitude de questions et paramètres que l'utilisateur est en droit de fixer, et qui complexifie – inutilement pour beaucoup d’utilisateurs – le processus. De plus, l'utilisateur est créé au premier redémarrage de la machine et non pas directement pendant l'installation initiale. Je me suis toujours demandé pourquoi. En tout cas, l'impression générale de l'installation de cette distrib' est plutôt du genre « power user » plutôt que grand débutant. D'ailleurs, le gestionnaire de partitions est à lui seul une bête de course, qui permet de partitionner son ou ses disques durs aux petits oignons.

La nouvelle version a été simplifiée. D'abord, l'utilisateur principal est créé lors du processus initial. Ensuite, les écrans me paraissent moins nombreux et moins complexes que les précédents.

Mais ce n'est pas tout. En demandant la modification du partitionnement de base, qui est d'une bêtise à faire pleurer l'idiot du village de jalousie, on peut facilement créer un système de partition en LVM chiffré. Ce système très sûr rend illisible les partitions à quiconque trouverait l'ordinateur sans avoir le mot de passe de démarrage. C'est une fonctionnalité que Fedora et Ubuntu proposent depuis quelques années maintenant. Elle est simple à paramétrer dans OpenSuSE : quelques cases à cocher et le tour est joué.

Au fait, un petit conseil si vous décidez de tester : choisissez le système de fichiers Btrfs plutôt que celui qui est proposé par défaut. Nous allons voir plus loin pourquoi.

Dernier point sur l'assistant d'installation, en forme de critique. Malgré mon disque de 240Go, le partitionnement alternatif qui m'a été proposé ne comportait qu'une partition « / » de 40Go et un swap de 2Go, alors que j'ai une RAM de 8Go. Adieu dans ce cas l'hibernation. Il a donc fallu que je modifie la taille du swap (à 8Go) et la taille de la partition principale, ce qui se fait sans trop de douleur via le partitionneur que j'ai évoqué plus haut. Mais cette étape aurait certainement pu être évité… J'ai bien essayé de cocher la case d'extension du swap pour l'hibernation, mais le résultat a été catastrophique. Le système ne voulait plus créer de partition correcte. Bref, du boulot encore pour simplifier le partitionnement.

A retenir :
Une installation simplifiée par rapport aux anciennes versions.
Quelques soucis de paramétrage des partitions si l'on sort de la configuration proposée.

Un atout indéniable : Btrfs natif.

Un facteur de puissance d'OpenSuSE vient du support natif du protocole Btrfs (prononcer better fs), qui lui-même a l'avantage de gérer les snapshots, les extensions dynamiques de partition sur plusieurs supports physiques, etc.

Ce qui m'intéresse le plus dans ce lot de fonctionnalités, c'est indubitablement les snasphots dynamiques. Qu'est-ce donc que ces bestioles ?

Un snapshot est une sorte de photographie à un temps T du système de fichiers. A partir du moment où ce snapshot est pris, toute modification effectuée dans le système de fichiers peut être annulée pour revenir à la photographie initiale. Ainsi, n'importe quelle modification sur des fichiers, systèmes ou utilisateurs, pourra être annulée simplement.

Le système gère seul la prise des snapshots. Par exemple, le lancement du gestionnaire de mise à jour ou du gestionnaire de logiciel provoque la création d'un snapshot. Ainsi, si les logiciels installés rendaient instables le système, il serait possible d'annuler leur installation d'un simple clic.

OpenSuSE propose un petit outil, Snapper, qui prend en charge la gestion des snapshots dynamiques. L'utilisateur pourra à loisir créer ses propres snapshots, voir les modifications effectuées avant et après chacun d'entre eux, et revenir en arrière à loisir. Puissant non ? Et super simple à utiliser avec cet outil.

Snapper est un outil simple et complet pour gérer ses snapshots systèmes.

Snapper est un outil simple et complet pour gérer ses snapshots systèmes.

A retenir :
Snapper gère parfaitement les snapshot Btrfs.
Sécurité accrue lors des modifications systèmes.

Premier redémarrage, toujours la loose.

Lorsque le système redémarre pour la première fois, il demande de déverrouiller le système de fichiers si l'utilisateur a décidé de chiffrer ses partitions. Point positif, on peut désormais taper son mot de passe en français. Eh oui, avant cette version, c'était clavier anglais obligatoire. Avec un mot de passe complexe, c'était une vrai gageure. Le problème est enfin résolu.

Dès que l'on arrive sur le bureau de KDE, un popup de mise à jour s'affiche. Il est tout à fait normale d'avoir des mises à jour dès le premier lancement du système, le processus d'installation ne téléchargeant pas celles-ci automatiquement. Ce serait une bonne chose si cela fonctionnait correctement. Hélas, ll semble que le processus de mise à jour ne fonctionne que de façon épisodique. Sur trois installation sur deux ordinateurs différents et un machine virtuelle, le processus était en échec deux fois sur trois. Comble du bonheur, le processus packagekitd, responsable de la surveillance des mise à jour, empêche le lancement de tout autre outil logiciel. Un petit kill à la main résout le problème, mais c'est pas propre.

Une fois les mises à jour installées grâce à Yast, on redémarre pour être sûr que tout est ok. Le redémarrage s'effectue sans souci, mais tout est en anglais. Pourtant, lors de l'installation, on a bien demandé du français. Encore un petit tour dans le gestionnaire de logiciel résout le problème, mais il faut installer quelques centaines de Mo de logiciels supplémentaires, et notamment toute la partie française de ceux-ci. Pourquoi ne pas le faire pendant l'installation, c'est un mystère. Des distribs comme Ubuntu ou Fedora chargent les paquets linguistiques dès l'installation, pour que l'utilisateur aie un système réellement prête à l'emploi dès le redémarrage, à quelques mises à jour prêt. OpenSuSE non. Pourquoi ? Mystère. Et rien ne vous prévient qu'il faut le faire. Bon, vous êtes grand, il faut vous débrouiller…

Et dire que ça fait des années que c'est comme ça.

A retenir :
Le système n'est pas utilisable dès le premier redémarrage.
Les mises à jour et la fin de l'installation sont à la charge de l'utilisateur.

OpenSuSE Build Service et les logiciels

C'est un peu l'équivalent des PPA pour Ubuntu, un service accessible par Internet où chacun peut compiler et déposer ses logiciels. En général, on y trouve tout ce qui n'est pas par défaut intégré dans la distribution. C'est ainsi que l'on peut trouver la dernière version de KeepassX, qui n'est encore en beta-version, ou les paquets de lissage de polices Infinality, deux paquets totalement indispensable pour moi.

Il suffit donc d'aller sur le site OpenSuSE, de faire une recherche de logiciel, de cliquer sur la bonne version, puis de cliquer sur un bouton qui va se charger de tout : ajouter le dépôt sur l'ordinateur, télécharger le logiciel visé et l'installer. C'est, je l'avoue, un peu plus pratique que les PPA d'Ubuntu, qu'il faut ajouter en ligne de commande.

En ce qui concerne les logiciels par défaut, je dois reconnaître qu'il m'en manque toujours quelques-un. Le recourt aux dépôts en ligne est donc nécessaire, comme le fameux dépôt Packman, qui contient pas mal de logiciels non-libre mais néanmoins utiles. Néanmoins, ceux qui sont installés par défaut sont très récents et ne souffrent pas de la comparaison avec d'autres distributions du même type.

OpenSuSE build service est une mine de logiciels facile à utiliser.

OpenSuSE build service est une mine de logiciels facile à utiliser.

A retenir :
Une collection monumentale de logiciels accessible en quelques clics.
Passage obligatoire pour certains logiciels introuvables dans les dépôts officiels.

Yast, centre de contrôle historique

Il faut bien reconnaître que Yast est certainement le plus complet des centres de contrôles, surpassant même celui de Mageia.

On y trouve absolument tout ce dont nous avons besoins pour gérer finement l'ordinateur, que ce soit au niveau logiciel, matériel, système, réseau, sécurité, virtualisation, etc. Il est difficile de prendre à défaut cet ensemble d'outil tant il est complet et les outils bien pensés. De plus, il a été réécrit récemment et il est plus rapide que l'ancien, tout en gardant les mêmes fonctionnalités.

Un petit reproche tout de même : certains outils sont redondants avec le centre de configuration de KDE, comme la gestion des imprimantes. C'est un peu bête, inutile et surtout source d'erreur pour le néophyte.

Yast est toujours aussi complet et puissant, et plus rapide depuis sa réécriture complète.

Yast est toujours aussi complet et puissant, et plus rapide depuis sa réécriture complète.

A retenir :
Le centre de contrôle le plus puissant toute distribution confondue.
Des redondances avec le panneau de configuration de KDE.

Quelques accros subsistent

S'il en est un qui est vraiment pénible, mais qui ne touche pas tout le monde heureusement, c'est la gestion du multi-écrans. Ce n'est pas dû exclusivement à OpenSuSE, mais plutôt à KDE, car je retrouve ce problème sur toutes les distributions qui offre cet environnement de travail, Kubuntu compris.

Le problème vient du fait que la configuration des deux écrans ne semble pas sauvegardée. Par défaut, l'écran principal et le secondaire sont bien gérés, c'est à dire que le second est à droite du premier et étend la résolution horizontale. Mais dès que l'on change d'écran secondaire, c'est la cata. Et pire encore si l'on revient à son écran habituel après avoir utilisé un autre. Les distributions à base de Gnome sont beaucoup plus cool à ce niveau, et gardent toujours la bonne configuration, quels que soient les écrans que l'on connecte à l'ordinateur. Mais encore un fois, ça ne touche pas tout le monde, ce qui limite les impacts.

Sinon, j'ai pu constater des difficultés à gérer correctement les drivers de carte graphique propriétaires. Autant l'installation et la première configuration se passe bien, autant l'installation des pilotes graphiques peut poser problème. En tout cas, après les avoir installés (pilotes Nvidia propriétaires dans mon cas), je n'ai eu droit qu'à un bel écran noir au redémarrage. C'est peut-être un cas particulier, mais c'est le truc qui me rebute. Qui a encore envie de se prendre la tête avec des problèmes de cartes graphiques à l'heure actuelle ? Et le néophyte ? Comment va-t-il s'en sortir s'il se retrouve face à un bel écran noir ?

A retenir :
Mauvaise gestion du multi-écrans.
Attention aux drivers propriétaires de cartes NVidia.

Alors, pour qui ce cru 13.2 ?

Des progrès, des progrès, mais toujours les mêmes faiblesses. C'est fort dommage. En prenant de l'âge cette distribution devient meilleure, utilisable par un plus grand nombre, et innove dans certains domaines comme l'utilisation de Btrfs par défaut et ses snapshots.

Reste que je la conseillerais à des utilisateurs de niveau moyen minimum. Eux vont s'éclater avec et profiter de toute sa puissance et ses facultés de paramétrage. Les néophytes risquent d'avoir des problèmes, je ne leur conseillerais donc pas. Peut-être la prochaine version ?

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Des performances dans Flash Player

12 Octobre 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Flash, #GPU, #NVidia, #Chrome

Avez-vous déjà essayé de jouer à des jeux en Flash sous Linux ? Je parle de jeux évolués, avec de la 3D dedans bien sûr, pas les petits jeux même pas dignes de smartphones. Pour ma part, deux jeux m'intéressent en ce moment : Might & Magic Heroes online et Panzer General online.

Malgré le fait que ce soit tous les deux des jeux au tour par tour, leur représentation graphique est plutôt évoluée, avec des objets en 3D. Le tout est écrit en Flash, ce qui le rend normalement compatible avec n'importe quel navigateur disposant de cette extension.

Seulement voilà, Adobe, l'éditeur à l'origine de Flash Player, ne fait plus évoluer depuis plusieurs années son produit sous Linux. Du coup, lorsque l'on essaie de lancer un tel jeu sous Firefox par exemple, on a au mieux un beau message disant qu'il faut "upgrader" son petit Flash Player préféré, ou changer de plateforme.

Heureusement - ou malheureusement pour les logiciels libres - Google propose une solution - propriétaire - dans son navigateur Chrome.

Attention, je parle bien ici de Chrome, pas de Chromium. Avec Chrome, vous devez savoir que des informations vont partir de votre PC à chez Google sans vous demander votre avis, et qu'il y a du logiciel propriétaire dedans, notamment cette extension qui remplace le Flash d'Adobe.

Si vous acceptez néanmoins ces désagréments, vous pouvez installer Chrome sur votre bécane et commencer à jouer... Du moins c'est ce que je croyais.

Bien à l’abri derrière mon PC gonflé au GPU NVidia et a ses drivers propriétaires correctement installés, je me disais que je profiterais facilement de l'accélération graphique de ce processeur graphique. Que nenni. Lorsque vous vérifiez si l'accélération graphique est activée dans Chrome, vous obtenez ceci:

Des performances dans Flash Player

D'abord, on voit bien que l'on n'a pas droit à l'accélération native de notre joli GPU, même avec les drivers propriétaires installés. Ensuite, on voit pourquoi. Et là, on se dit qu'on a vraiment pas de chance quand même puisque rien ne semble fonctionner correctement sous Linux.

Et pourtant j'arrive désormais à jouer aux deux jeux mentionnés plus haut, dans de bonnes conditions de vitesse, et sans bug. Comment cela ? Ultra simple, regardez :

Des performances dans Flash Player

Lorsque vous tapez "chrome://flags" dans la barre d'URL de Chrome, vous avez accès à plusieurs paramètres cachés volontairement, histoire que les utilisateurs lambda ne cassent pas trop leur navigateur et aillent voir ailleurs.

Celui qui nous intéresse est le premier, ça tombe bien. Cliquez simplement sur "Activer" dans la section "Ignorer la liste de rendu logiciel", et relancer le navigateur.

Pour vérifier que ça fonctionne, tapez dans la barre d'URL "chrome://gpu". Vous devez obtenir quelque chose comme ça :

Des performances dans Flash Player

Miracle ! L'accélération graphique matérielle est maintenant activée. Lancez votre jeu préféré du moment et vous verrez la différence.

Quelques remarques toutefois :

- Ceci est expérimental et peu ne pas fonctionner correctement

- Si votre navigateur plante ou votre PC semble surchauffer, retournez dans la section précédemment vue et désactivez cette fonctionnalité. Votre ordinateur vous dira merci.

- Je n'ai pas pu tester avec un PC équipé d'une carte AMD (ATI). Je ne sais pas si le résultat est concluant sur ces machines.

- Faites attention à ce genre de manipulations, elles peuvent causer des dommages à votre système, voir à votre ordinateur. Heureusement, elles ne concernent qu'un seul navigateur. Alors, conservez Firefox dans un coin au cas où le démarrage de Chrome pose problème après ces modifications.

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Voir deux disques durs comme un seul avec LVM

17 Mai 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Linux, #HOWTO, #LVM

Il n'est pas rare de nos jours de disposer de plusieurs disques durs sur le même ordinateur. Même certains portables ont cette capacité. C'est le cas de mon ordinateur, qui dispose d'un disque dur de 250Go et d'un disque dur de 128Go, les deux en SSD.

Si vous avez déjà installé Ubuntu ou l'un de ses dérivé, vous lui avez peut-être laissé la charge de créer les partitions, en utilisant le partitionnement LVM :

Voir deux disques durs comme un seul avec LVM

Notez que si vous avez demandé le chiffrement du disque, le LVM est automatiquement coché.

 

Sans rentrer dans les détails, le partitionnement LVM a plusieurs avantages. Ceux qui nous intéressent dans cet article sont :

  1. nous pouvons étendre un volume LVM sur plusieurs disques.

  2. Nous pouvons le faire à chaud, sans démonter le système de fichier ou les partitions sur lesquels nous travaillons !

 

Si vous voulez plus d'informations sur LVM, lisez cet article wikipedia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_par_volumes_logiques

 

Je partirai ici du principe que l'installation est déjà faite, sur le premier disque dur (nommé généralement sda), avec un système de fichier basé sur LVM (chiffré ou non, peu importe). Le second disque dur (sdb) est vierge ou contient des données, peu importe, nous allons le formater.

A ce sujet : n'oubliez pas de faire des sauvegardes. Même si je n'ai jamais rencontré le moindre problème avec cette opération, rien n'est impossible en informatique, surtout les pannes ou les bugs ! Donc, assurez-vous d'avoir bien sauvegardé vos données avant de continuer.

L'opération n'est pas longue mais elle est un peu « rugueuse », car entièrement en ligne de commandes. Elle reste cependant simple à réaliser.

Lancez un terminal, puis connectez-vous en root, soit en tapant « su » si vous connaissez le mot de passe de l'utilisateur root, soit en tapant « sudo su » puis votre mot de passe sinon.

La première chose à faire, est de faire un état des lieux rapide de ce qui est en place. Pour cela, la commande suivante fait le boulot (ce qu'il faut taper est en bleu, ce qui est important en jaune) :

root@U2442:/home/emmanuel# pvdisplay

--- Physical volume ---

PV Name /dev/mapper/sda5_crypt

VG Name ubuntu-vg

PV Size 232,64 GiB / not usable 4,00 MiB

Allocatable yes (but full)

PE Size 4,00 MiB

Total PE 59556

Free PE 0

Allocated PE 59556

PV UUID ICjVBp-UOUC-t5H3-mlG9-1Eg3-vwSz-d3Rdd7

 

root@U2442:/home/emmanuel#

 

 

Les points à retenir sont :

  • Le nom du système LVM nous sera utile pour la suite : ubuntu-vg

  • Le disque fait 232Go environ.

  • Le reste n'est pas utile ici.

 

Nous allons préparer le deuxième disque dur, qui viendra s'ajouter à celui dont nous venons de faire connaissance (en jaune sont surlignées les informations importantes, en bleu ce que vous devez taper) :

root@U2442:/home/emmanuel# fdisk /dev/sdb

 

Commande (m pour l'aide) : p

 

Disk /dev/sdb: 128.0 GB, 128035676160 bytes

255 têtes, 63 secteurs/piste, 15566 cylindres, total 250069680 secteurs

Unités = secteurs de 1 * 512 = 512 octets

Taille de secteur (logique / physique) : 512 octets / 512 octets

taille d'E/S (minimale / optimale) : 512 octets / 512 octets

Identifiant de disque : 0x000dee0b

 

Périphérique Amorçage Début Fin Blocs Id. Système

 

Commande (m pour l'aide) : n

Partition type:

p primary (0 primary, 0 extended, 4 free)

e extended

Select (default p): p

Numéro de partition (1-4, 1 par défaut) :

Utilisation de la valeur 1 par défaut

Premier secteur (2048-250069679, 2048 par défaut) :

Utilisation de la valeur 2048 par défaut

Dernier secteur, +secteurs ou +taille{K,M,G} (2048-250069679, 250069679 par défaut) :

Utilisation de la valeur 250069679 par défaut

 

Commande (m pour l'aide) : t

Partition sélectionnée 1

Code Hexa (taper L pour lister les codes): 8e

Type système de partition modifié de 1 à 8e (LVM Linux)

 

Commande (m pour l'aide) : wq

La table de partitions a été altérée.

 

Appel d'ioctl() pour relire la table de partitions.

Synchronisation des disques.

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Nous allons maintenant ajouter au groupe « ubuntu-vg » le deuxième disque :

root@U2442:/home/emmanuel# vgextend ubuntu-vg /dev/sdb1

No physical volume label read from /dev/sdb1

Physical volume "/dev/sdb1" successfully created

Volume group "ubuntu-vg" successfully extended

root@U2442:/home/emmanuel#

Voyons le résultat :

root@U2442:/home/emmanuel# pvdisplay

--- Physical volume ---

PV Name /dev/mapper/sda5_crypt

VG Name ubuntu-vg

PV Size 232,64 GiB / not usable 4,00 MiB

Allocatable yes (but full)

PE Size 4,00 MiB

Total PE 59556

Free PE 0

Allocated PE 59556

PV UUID ICjVBp-UOUC-t5H3-mlG9-1Eg3-vwSz-d3Rdd7

 

--- Physical volume ---

PV Name /dev/sdb1

VG Name ubuntu-vg

PV Size 119,24 GiB / not usable 3,34 MiB

Allocatable yes

PE Size 4,00 MiB

Total PE 30525

Free PE 30525

Allocated PE 0

PV UUID k5EDJ7-oAU4-HFuh-IQby-BwIL-LbWw-5nqxFP

 

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Cette fois, nous voyons bien les deux disques, qui font tous les deux partie du groupe « ubuntu-vg ».

Nous devons maintenant étendre le volume logique sur le deuxième disque :

root@U2442:/home/emmanuel# lvextend -L+119G /dev/ubuntu-vg/root

Extending logical volume root to 343,74 GiB

Logical volume root successfully resized

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Nous voyons ici que le volume logique a maintenant une taille de 343,74Go, ce qui correspond à nos 232,64Go du premier disque plus les 119Go du second. Nous avons presque terminé.

 

Si le volume logique fait bien 343Go, Linux ne voit pas encore cet espace donc ne peut pas l'utiliser. Il faut l'avertir que la taille du système de fichier a changé :

root@U2442:/home/emmanuel# resize2fs /dev/ubuntu-vg/root

resize2fs 1.42.9 (4-Feb-2014)

Le système de fichiers de /dev/ubuntu-vg/root est monté sur / ; le changement de taille doit être effectué en ligne

old_desc_blocks = 15, new_desc_blocks = 22

Le système de fichiers /dev/ubuntu-vg/root a maintenant une taille de 90109952 blocs.

 

Nous pouvons contrôler la taille du système de fichiers vu par Linux :

root@U2442:/home/emmanuel# df -h

Sys. de fichiers Taille Utilisé Dispo Uti% Monté sur

/dev/mapper/mint--vg-root 343G 71G 252G 22% /

none 4,0K 0 4,0K 0% /sys/fs/cgroup

udev 3,9G 4,0K 3,9G 1% /dev

tmpfs 788M 1,4M 787M 1% /run

none 5,0M 0 5,0M 0% /run/lock

none 3,9G 832K 3,9G 1% /run/shm

none 100M 20K 100M 1% /run/user

/dev/sda1 236M 46M 179M 21% /boot

 

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Les 343Go sont bien là.

 

Par mesure de précaution, il est sage de redémarrer pour bien asseoir les modifications et s'assurer que tout va bien.

 

Deux ou trois petites choses encore :

  • l'opération est la même que LVM soit chiffré ou non.

  • Il est possible de reproduire l'opération sur d'autres disques.

  • Il est préférable d'utiliser des disques durs basés sur les mêmes technologies. Si vous disposez d'un disque SSD pour votre système et d'un disque dur traditionnel en plus, rien ne vous garantira que vos fichiers seront sur un disque ou sur l'autre. Les accès pourront donc être très rapides ou plus lents. Si vous disposez de deux disques SSD ou de deux disques traditionnels, alors foncez, vous ne verrez pas de différence de vitesse.

  • Ne confondez pas LVM et RAID. Le premier n'apporte aucune mesure de sécurité, contrairement à certains RAID. N'oubliez donc pas de sauvegarder régulièrement vos données.

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Faire de l'effet à XFCE avec KWin

6 Avril 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Linux, #XFCE, #KDE

XFCE est un environnement de bureau très populaire. Les utilisateurs l'apprécient avant tout pour sa légèreté, qui n'enlève rien à ses fonctionnalités.

Cependant, cette légèreté a un prix. XFCE ne dispose pas d'effet graphique digne des environnements de bureau plus gourmands en ressources (Gnome, KDE ou Cinnamon).

Un de ces effets en particulier est pour moi indispensable : la présentation des fenêtres. Je suis sans cesse en train de pousser le curseur de ma souris dans le coin supérieur gauche de mon écran, pour présenter en miniature les fenêtres de tous les programmes ouverts sur mon ordinateur à un instant T. Je passe beaucoup plus facilement d'une application à une autre en utilisant cette fonctionnalité qu'en cliquant dans la barre des tâches par exemple. Question d'habitude certes, mais mon propos est ici de souligner le fait que certains effets graphiques des bureaux modernes ne sont pas que des gadgets, et peuvent se rendre indispensables à certains d'entre nous, en plus de rendre le bureau plus agréable à regarder, bien entendu.

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

L'idée que je cherche sans cesse à atteindre est de mélanger la légèreté d'un environnement comme XFCE aux fonctionnalités évoluées de KDE ou Gnome. Un seul environnement tiens la route pour cela à mes yeux : Pantheon. Développé entièrement pour une seule distribution, Elementary OS, que je recommande chaudement à tout utilisateur, il a l'inconvénient de ne tourner correctement qu'avec cet OS. Et j'attends avec impatience la prochaine version, qui sera basée sur Ubuntu 14.04, la version actuelle étant un peu à la ramasse puisque basée sur Ubuntu 12.04.

Bref, comment faire pour marier légèreté et effets graphiques ? En fait, j'ai découvert par hasard que c'est beaucoup plus facile que je le pensais initialement. Mes recherches précédentes m'avaient fait échouer lamentablement sur les plages maléfiques du mélange XFCE + Compiz. Il y a plus simple : XFCE + Kwin. Je réponds tout de suite aux remarques – légitimes – qui montreront que XFCE avec Kwin sera forcément moins léger que XFCE tout court. Certes, c'est une évidence. Mais ça sera toujours moins lourd que KDE tout seul ou Gnome tout seul.

Kwin est le gestionnaire de fenêtres de KDE. Il fait généralement partie d'un paquet plus important, KDE-Workspace.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut un environnement XFCE à jour et installé sur n'importe quelle distribution Linux récente (je ne peux assurer que ce qui va suivre fonctionne avec d'anciennes versions). Pour ma part, c'est Manjaro 0.8.9, avec XFCE 4.11, le tout mis à jour quelques heures auparavant.

Autre prérequis, disposer d'une carte graphique pas forcémement super-performante en 3D, mais qui en dispose au moins des primitives (une Intel intégrée à la carte mère fera l'affaire). Si votre ordinateur ne fait pas de 3D, ça risque de ramer sec, alors gardez XFCE de base, c'est plus prudent.

Il faut donc installer le paquet contenant le gestionnaire de fenêtre Kwin. Sous Arch Linux – et donc Manjaro – c'est le paquet kdebase-workspace. Sous Xubuntu, le paquet s'appelle kde-workspace. Utilisez votre gestionnaire de logiciels préféré pour trouver le bon suivant votre distribution. Quelques dépendances sont installées avec, ce qui représente quelque dizaines de mégaoctets à télécharger.

Une fois les logiciels installés, vous pouvez testez la fiabilité du procédé en tapant :

kwin --replace &

L'écran doit clignoter un chouia, puis les fenêtres doivent prendre la décoration de base de KDE, avec les boutons ronds classiques de cet environnement, et des ombres bleues doivent apparaître autour des fenêtres. Un nouveau panneau de configuration Configuration du système de KDE doit avoir fait son apparition dans les programmes. C'est le panneau traditionnel de KDE, qui vous permettra de modifier les paramètres utiles comme les effets graphiques ou le placement des boutons et du titre de fenêtre. Notez qu'il ne remplace pas celui de XFCE mais en devient un complément pour tout ce qui touche à la gestion des fenêtres.

Si tout se passe bien, en déplaçant le curseur de la souris en haut à gauche de l'écran, vous devez lancer l'effet présentation des fenêtres, pour peu que deux d'entre elles soient ouvertes sur votre bureau. Si l'effet se lance sans ralentissement et sans bug, c'est que vous pouvez pérenniser le mariage, en créant une tâche qui se lance à chaque démarrage de votre bureau.

Pour cela, lancer le panneau de configuration de XFCE et cliquer sur l'icône Session et démarrage dans la rubrique Système.

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

Dans l'onglet Démarrage automatique d'application, cliquez sur le bouton Ajouter et tapez ce qui suit :

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

Une fois ceci fait, déconnectez-vous de votre session et reconnectez-vous. Kwin doit tourner dès que vous êtes connecté. Si ce n'est pas le cas, vérifiez ce que vous avez tapé précédemment.

L'avantage de cette technique, c'est que vous pouvez faire marche arrière à tout moment en supprimant ou désactivant le lancement du programme au démarrage. Vous reviendrez alors au gestionnaire de fenêtres classique de XFCE.

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Les distributions Linux à tester en 2014

4 Janvier 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

2014 ne sera toujours pas l'année de la domination de Linux sur les ordinateurs personnels. Mais Linux domine sur d'autres marchés : les serveurs, les clusters de calcul et méga-ordinateurs, les tablettes et smartphones Android. Mais sur les ordinateurs personnels, il ne décolle pas d'1 % de part de marché.

Mais pour nous, les – déjà - utilisateurs de Linux sur ordinateur personnel, se pose encore et toujours la même question : quelle(s) distribution(s) choisir pour nous accompagner au quotidien cette année ?

Voici donc les distributions qu'il va falloir surveiller, installer, tester, et peut être adopte sur vos ordinateurs en 2014.

1. Ubuntu

ubuntu.png

Oui, je sais, commencer par celle-ci est un peu facile. Beaucoup l'ont laissé tomber lors de son passage à Unity, et se sont tournés vers d'autres environnements/distributions. Le fait qu'elle envoie des données à nos chers amis américains d'Amazon n'a pas arrangé les choses, surtout en ces temps de médiatisation de l'affaire Snowden.

Pourtant, Ubuntu reste plus que jamais une valeur sûre, qui fait parler du monde du libre, de l'opensource, de Linux. Parler en bien ou parler en mal, peu importe, pourvu que l'on en parle. Ce slogan volontairement provoquant, digne des meilleures – ou pire – agences de pub, a pourtant un côté positif et nécessaire. Canonical, la maison mère porteuse du projet Ubuntu, l'a compris depuis longtemps et sais communiquer, faire le buzz, en bien ou en mal, question de point d vue.

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

Tout d'abord, elle arrive avec un lot non négligeable de nouveautés à tester. Je suis curieux de savoir ce que va donner ce nouveau serveur d'affichage remplaçant xorg, Mir. Les nouveaux icônes ont l'air plutôt sympas à regarder. On pourra désactiver le global menu pour chaque application (c'était un des reproches majeurs que je faisais à Unity). Le TRIM automatique pour les disques SSD m'intéresse aussi, même si cela ne concerne pas tout le monde. Enfin, la convergence entre Ubuntu desktop et Ubuntu Touch risque d'apporter pas mal de bouleversement dans les usages que l'on pourra faire de son bureau, bien que cela reste encore à démontrer. Bien entendu, le dernier noyau Linux sera de la partie, ainsi que les dernières versions de tous les logiciels que l'on utilise au jour le jour.

Ajouter à tous cela un support étendu (c'est une version LTS comme la 12.04), et vous obtenez une distribution qui, si vous ne l'installez pas, devrait au moins mériter de faire un tour sur une clé USB pour test. Donnez-lui ou redonnez-lui une chance.

Récap'

- Une distribution emblématique.

- Le plein de nouveautés.

- Un support étendu.

- Ca va bouger dans les mois qui viennent, avec Ubuntu Touch.

2. Manjaro Linux

Manjaro.png

Nombre d'entre vous vont peut-être s'étonner de voir cette distribution citée ici. Et certains n'ont peut-être même pas entendu parler d'elle. Explication.

Manjaro Linux est basée sur Arch Linux. Pour une fois, ce n'est ni une base Debian, ni Ubuntu, ni Fedora. La philosophie d'Arch Linux repose sur deux piliers :

- proposer les dernières versions des logiciels en permanence : c'est le principe des rolling releases. Avec elles, dès qu'une nouvelle version d'un logiciel est rendue publique en tant que version stable, elle est intégrée dans la distribution et les utilisateurs peuvent l'utiliser.

- Ne proposer que le strict minimum à l'utilisateur pour que ça fonctionne. C'est à lui d'ajouter les composants au fur et à mesure de ses besoins. Le revers de la médaille, c'est que tout le monde n'est pas capable de savoir exactement ce dont il a besoin pour avoir une distribution utilisable. Même si la documentation est abondante et bien fichue, il faut plonger dedans très souvent, même pour un utilsateur expérimenté.

Du coup, certains ont choisi de proposer les avantages d'Arch Linux, avec un environnement de bureau tout prêt, pour qu'un utilisateur lambda puisse l'utiliser immédiatement, sans passer par des heures de recherche et de tuning. C'est Manjaro Linux.

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

Tout d'abord parce que ce n'est ni Debian, ni Ubuntu, ni Fedora. Et de temps en temps, ça ne fait pas de mal de voir d'autres horizons.

Manjaro propose divers environnements de bureau. Les bases sont XFCE, OpenBox et KDE. Mais d'autres sont disponibles sur les pages de téléchargement, comme Cinnamon. A vous de choisir.

Le principe des rolling releases permet, en conservant la stabilité, d'avoir toujours les dernières versions de nos logiciels préférés. Toujours être au top du monde des logiciels libres, c'est pas mal non ?

Pacman et Yaourt, les deux packages managers de Manjaro Linux, sont de formidables outils pour installer des logiciels. Bien qu'en ligne de commande, il sont plus puissants qu'Aptitude, Yum ou Zypper. L'installation est simple, explicite, avec l'affichage des paquets optionnels pour vous aider à installer tout ce dont vous avez besoin, même si vous n'y aviez pas pensé tout de suite.

AUR : derrière ces trois lettres se cachent les paquets logiciels que les utilisateurs créés et mettent à disposition de la communauté. C'est un peu le principe des PPA pour Ubuntu. Il en existe des milliers, accessibles en une commande Yaourt, sans ajouter un dépôt logiciel comme dans Ubuntu. Pas de configuration particulière, il suffit d'utiliser Yaourt et le tour est joué. Je n'ai pas encore trouvé à ce jour de limite aux logiciels disponibles via ces dépôts personnels.

Récap'

- Ce n'est ni Debian, ni Ubuntu, ni Fedora.

- Rolling release: toujours les dernières versions.

- Pacman et Yaourt, les gestionnaires de paquets ultimes.

- AUR, le faiseur de paquets.

3. Elementary OS

ElementaryOS1.png

C'est la – relativement – petite nouvelle. Basé sur Ubuntu 12.04 LTS, cette distribution propose de simplifier au maximum la vie de l'utilisateur en proposant une nouvelle interface graphique nommée Pantheon et quelques petits logiciels, pas forcément hyper puissants, mais très légers et néanmoins assez complets.

Et c'est une réussite, pour peu que l'on se fasse à l'interface « à la Mac ». J'en vois déjà qui trésaille. Rassurez-vous, tout a été fait pour que cela soit le plus facile et transparent possible. L'environnement de bureau est extrêmement simple à prendre en main, et on a du mal à s'en passer une fois les automatismes appris. De plus, il est extrêmement réactif et agréable à l'oeil (mais ce dernier point est très personnel).

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

D'abord parce que c'est une distribution « rafraîchissante ». Elle est simple, légère, fonctionne parfaitement et elle est très stable, du moins tant que l'on utilise pas trop le gestionnaire de fichiers intégré, qui comporte encore quelques bugs. Préférez Nautilus, qui s'installe très facilement. Je disais donc, tout est simple, tombe naturellement sous la souris, et elle ne consomme pas trop les ressources systèmes.

D'autre part, la prochaine version, qui sortira peut-être cette année, sera basée sur Ubuntu 14.04, ce qui devrait lui donner un sérieux coup de boost en matière de nouveautés logicielles et de performances. En effet, le noyau vieillissant d'Ubuntu 12.04 n'est pas au top des performances sur un PC moderne, et les versions des logiciels commencent à dater un peu.

En quelques mois, cette distribution sortie des limbes est parvenue à ses hisser dans le top 10 du site Distrowatch. Une performance qui éveille au moins la curiosité, non ?

Récap'

- Simple, légère, réactive.

- Agréable à l'oeil.

- La prochaine version promet.

- Une ascension fulgurante dans Distrowatch, ça éveille la curiosité, non ?

4. Mageia

Mageia.png

Ça, c'est pour le petit côté « Cocorico ». Enfin une distribution française de qualité, qui ne se prend pas trop au sérieux comme Mandriva pouvait le faire (et on voit aujourd'hui le résultat). Exit donc Mandriva, vive Mageia. D'ailleurs, ce sont des anciens de Mandriva qui sont aux commandes.

S'il ne faut pas attendre de révolution du côté de cette distribution, il faut reconnaître qu'elle est particulièrement bien finie. Lorsque vous bootez le live-dvd ou que vous l'installez, tout fonctionne dès le démarrage. Il n'y a pas de plantage et les logiciels sont bien intégrés dans l'environnement KDE (l'environnement proposé par défaut et le mieux supporté).

Le panneau de contrôle, toujours aussi efficace, mérite à lui seul que vous testiez cette distribution. Tout se contrôle à partir de là, que se soit le matériel, la sécurité, les partages ou la configuration des réseaux, les utilisateurs. C'est simple, propre et bien fait.

La communauté de Mageia, même si elle n'est pas la plus importante au monde, est active et supporte bien sa distribution.

C'est une distribution française. Ça peut paraître bête, mais c'est devenu tellement rare qu'il faut le saluer. Même si les acteurs du libre français existent bel et bien, les distributions françaises ayant un vrai rayonnement international sont rares. Sa place dans le top 10 de Distrowatch montre à quel point le monde entier connaît cette distribution ou veut la connaître, loin devant son ancêtre.

Récap'

- LA distribution française.

- Le panneau de contrôle.

- Dans le top 10 du site Distrowatch.

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OpenSuSE 12.3 contre Mageia 3

10 Mai 2013 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Si vous cherchez une distribution Linux équipée de l’environnement de bureau KDE, vous allez inévitablement tomber sur ces deux distributions, qui représentent certainement ce qui se fait de mieux en matière d’intégration de KDE.

OpenSuSE est sortie le 13 mars dernier, Magiea devrait sortir le 18 Mai prochain. Toutes deux sont des distributions généralistes qui offrent un panel de logiciels important dès l’installation, et bien plus encore grâce à une logithèque bien fournie. Et les analogies ne s’arrêtent pas là puisqu’elles disposent d’un ensemble d’outils qui fait leur force et les distingue des autres distributions : le panneau de configuration. Appelés « centre de contrôle » dans Mageia et « centre de contrôle Yast2 » dans OpenSuSE, ils regroupent dans une seule fenêtre tous les outils qui permettent de contrôler les paramètres de l’ordinateur. Enfin, ce sont deux distributions basées sur des paquets logiciels RPM.

Alors, comment choisir l’une ou l’autre de ces distributions en apparence très similaires ?

L’offre logicielle.

Commençons par des choses simples et pragmatiques : une comparaison des principaux logiciels fournis :

 

 

OpenSuSE

Mageia

Nom

Fonction

Version

Version

Linux

Noyau qui fait tourner les basses fonctions du PC

3.7.10

3.8.12

Xorg Server

Moteur d’environnement graphique sur lequel repose l’environnement de bureau

1.13.2

1.13.4

KDE

Environnement de bureau

4.10.2

4.10.2

LibreOffice

Suite de logiciels bureautiques

3.6.3

4.0.3

Firefox

Navigateur Internet

20.0

17.0.5

Gimp

Traitement d’images

2.8.2

2.8.2

Amarok

Lecteur de musique

2.7.0

2.7.0



Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux. On peut noter cependant que Mageia persiste à proposer une version de Firefox complètement dépassée (ce que j’ai du mal à comprendre mais la dernière version stable existe dans les dépôts), et qu’OpenSuSE mise sur la stabilité pour la suite Libreoffice. Sinon, peu ou pas de différence marquante.

Nous allons donc creuser plus avant pour tenter de les départager et vous allez voir que finalement c’est plus facile que ce que l’on pouvait croire...

Résumé

Peu de différence entre les deux distributions pour ce qui est de l’offre logicielle de base. Certains choix sont cependant curieux, comme Firefox 17 dans Mageia et Libreoffice 3.6 dans OpenSuSE.

1 point noir OpenSuSE, 1 point noir pour Mageia.

L’installation.

Peu de choses à dire ici. Les deux distributions proposent un installateur complet mais pas forcément très simple. On est loin de la simplicité du programme d’installation de Kubuntu. Il faut cocher pas mal d’options, le partitionnement du disque dur est aisé tant que l’on ne veut pas chiffrer un partition ou que l’on veut se faire un partitionnement aux petits oignons, en séparant par exemple les partitions.

Attention d’ailleurs à OpenSuSE, qui prend ici son premier point noir : si le partitionnement du disque dur avec chiffrement semble aisé au premier abord (un clic supplémentaire seulement), il propose des volumes inadaptés. Sur mon disque de 250Go, il propose par défaut une partition de 40Go, un swap de 2Go alors que j’ai 4Go de RAM, et se contrefiche des 156Go restant. Idiot.

Mageia prend ici un point noir aussi, car le chiffrement des partitions n’est pas facile, et il faut passer par le partitionnement manuel pour arriver à ses fins. A l’heure où les distributions qui proposent cette option se contentent d’une simple case à cocher, c’est un peu compliqué, non ?

Notez tous de même que si vous décidez d’utiliser un disque entier sans chiffrement, la procédure est simple et l’installation aussi aisée d’un côté comme de l’autre.

Résumé

La procédure d’installation est complète et pourrait être simplifiée des deux côtés. Tant que l’on reste dans un partitionnement basique, tout va bien, mais cela devient un casse-tête si l’on chiffre ses partitions.

1 point noir OpenSuSE, 1 point noir pour Mageia.

La post-installation.

Le premier redémarrage est l’occasion pour OpenSuSE de prendre son deuxième point noir, si le chiffrement des partitions est activé.

En effet, la demande de mot de passe pour débloquer les partitions chiffrées s’effectue bien au démarrage, mais le clavier est en anglais seulement, et les développeurs en sont bien conscients puisque c’est noté sur l’écran !

Et là je commence à m’insurger. Je rappelle que la robustesse du chiffrement, donc de la protection de nos données dépendent directement de deux choses : l’algorithme de chiffrement et le couple longueur+complexité du mot de passe. Or, pour avoir un mot de passe complexe, il faut utiliser des caractères spéciaux (#~-_^, etc). Et ceux-ci ne sont pas placés au même endroit sur un clavier Azerty ou sur un clavier Qwerty. Donc, on a deux possibilités : soit on utilise un mot de passe simple qui ne convient pas en termes de robustesse, soit on jongle avec les caractères que l’on tape à l’aveugle. Le pied total pour ceux qui veulent se faire du mal. Les autres passeront leur chemin.

Bon, une fois connecté au bureau... OpenSuSE se prend un nouveau point noir. Parce que quand vous commencez à lancer quelques programmes, vous vous apercevez que tout n’est pas francisé. Les menus des programmes sont en anglais, et Dolphin affiche vos répertoires en version anglaise. Pour corriger tout ça, il faut lancer le gestionnaire de programmes, et là apparait une longue liste de logiciels qui nécessitent une installation. Attention, pas une mise à jour, non, une installation. Hormis la francisation des programmes, c’est aussi les codecs et Flash player qui sont installés. Mais pourquoi OpenSuSE ne le fait pas pendant le processus d’installation, à la manière de Kubuntu par exemple, qui télécharge les paquets français pendant l’opération ? Et s’il ne veut pas le faire à ce moment, pourquoi ne lance-t-il pas automatiquement le programme d’installation dès le redémarrage, pour que l’utilisateur dispose de son environnement en français ? Mystère.

Résumé

OpenSuSE n’aime que les claviers Qwerty au démarrage, ce qui ne facilite pas la saisie d’un mot de passe de partition chiffrée. Et elle n’aime pas le français dès le redémarrage du système, puisque l’utilisateur est obligé de finaliser lui-même l’installation du pack français.

2 points noirs pour OpenSuSE, 0 pour Mageia.

L’installation des logiciels complémentaires.

Avant de pouvoir utiliser son ordinateur de façon optimale, il faut installer les logiciels qui manquent par défaut et faire un peu de « tuning ».

Il est nécessaire avant cela de faire les dernières mise à jour, ce qui ne pose aucun problème sur l’une ou l’autre des deux distributions.

Après un éventuel redémarrage (si une mise à jour du noyau a été faite), on peut commencer à installer les logiciels. Par exemple, VirtualBox est absolument indispensable à mes besoins. L’installer dans Mageia se fait tout naturellement dans le gestionnaire d’installation de programmes. Une fois installé, il est utilisable immédiatement. Avec OpenSuSE, c’est plus délicat. Le programme d’installation ne fait qu’installer le programme. Il ne prend pas du tout en charge la compilation et l’installation du module du noyau nécessaire au fonctionnement du programme. Pire encore, il faut que l’utilisateur installe à la main les programmes et bibliothèques du noyau, ce qui demande une bonne demi-heure de recherche lorsque l’on ne sait pas exactement lesquels installer. Et pour le savoir, il faut se coltiner un bon vieux fichier de logs... No comment. Point noir.

Et ce n’est pas fini pour OpenSuSE. Même si la logithèque est fournie avec les dépôts officiels, il faut ajouter les dépôts Packman au minimum pour disposer de tout ce dont on a besoin. Et encore. Dans de nombreux cas, il est nécessaire d’aller chercher en ligne les logiciels qui manquent. Par exemple, installer la version 4 de Libreoffice se fait en ajoutant un dépôt dans le moteur de recherche de paquets en ligne. C’est d’ailleurs un des points forts de cette distribution. On y trouve à peu près tout ce que l’on veut, provenant de multiples sources (trop?), à la manière des dépôts PPA d’Ubuntu. Le problème n’est pas lié à ces dépôts en ligne. Le problème vient du fait que l’on soit obligé de les utiliser souvent et que cela prenne du temps. Aucune plus-value dans cette opération.

Résumé

OpenSuSE n’offre pas par défaut une grande facilité d’installation des logiciels. Lorsqu’ils sont présents dans la logithèques, certains nécessitent des actions de la part de l’utilisateur, d’autres doivent être recherchés sur le portail en ligne de l’éditeur. Mageia assure mieux dans ce domaine.

2 points noirs pour OpenSuSE, 0 pour Mageia.

Les petites choses.

Avant de pouvoir installer une imprimante dans Mageia, il faut cliquer sur l’icône correspondante dans le centre de contrôle, ce qui installera tous les fichiers et les dépendances nécessaires. Une fois ceci fait, on pourra installer toutes les imprimantes que l’on veut. Dans OpenSuSE, on clique sur l’icône idoine dans Yast, et on s’aperçoit au moment d’installer le pilote qu’aucun n’est installé par défaut ! Il faut donc les installer manuellement en cherchant les paquets. Point noir.

Les polices de caractères m’ont toujours posé des problèmes dans KDE. J’aime les polices lissées, comme c’est le cas dans Kubuntu par exemple. Et qui plus est, je n’aime pas les polices choisies par défaut dans KDE (généralement « Sans »). Je préfère la police Ubuntu ou Droid. Question de goût, certes, mais qui a son importance lorsque vous travaillez plus de 8 heures par jour avec. Le lissage dans les deux distributions n’est pas opérationnel dès le premier reboot. Pour qu’il le soit, il faut l’activer dans les options d’affichage de KDE (options « Slight » et « RVB »), et il faut installer une bibliothèque spécifique qui se chargera de lisser les polices dans les programmes non-KDE (Firefox et Libreoffice par exemple). Cette opération, si elle fonctionne dans Mageia, ne fait rien dans OpenSuSE, qui se retrouve avec des polices non lissées très moches.

Finissons avec les performances, sans rentrer dans les détails. Très proches l’une de l’autre, nos deux distributions sont très réactives (merci KDE 4.10) et très agréables à utiliser, sauf lorsqu’il s’agit de copie de fichiers, qui mange pas mal de ressources, jusqu’à ralentir la machine. Plus inquiétant, le phénomène semble se reproduire avec OpenSuSE même lorsqu’il n’y a pas de copie de fichier. Impossible de savoir quel process ralentit la machine. Point noir.

Résumé

Les petits détails sont plus faciles à gérer dans Mageia que dans OpenSuSE. C’est beaucoup plus lourd ou compliqué avec le second.

3 points noirs pour OpenSuSE, 1 pour Mageia.

A l’heure du bilan.

J’ai conscience que ce dossier est très « à charge » contre OpenSuSE. C’est vrai. Mais ce n’est que le résultat de mes observations et de mon expérience, sur une seule machine. Il faut donc relativiser. Mon expérience n’est pas votre expérience. Encore une fois, cet article n’engage que moi et c’est à vous de vous faire une idée.

Reste qu’il faut prendre une décision. Et pour moi, c’est sans appel : Mageia vainqueur. Trop de points noirs pour sa concurrente directe viennent entacher l’expérience utilisateur, notamment pour les débutants. Et même pour les autres. C’est dans l’air du temps : simplicité fait loi. Dès que c’est trop compliqué, l’utilisateur décroche, y compris moi. Passer du temps pour compiler un module du noyau pour faire fonctionner un programme n’a aucune valeur en soit. Certains adorent, moi pas. Nous ne sommes pas dans Arch Linux ou Gentoo. Simplicité, c’est le mot qui gouverne Ubuntu et ses dérivés et certainement ce qui explique qu’elles soient si connues et utilisées. Mageia pourrait être un bon outsider, ce qui semble se confirmer à bien regarder les chiffres sur le site Distrowatch.

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Ubuntu 12.10: Unity is good, finally !

17 Septembre 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

La prochaine version d'Ubuntu, Quantal Quetzal, prévue pour sortir le 18 octobre prochain, est disponible en version beta. L'occasion est trop belle de porter un premier coup d’œil à cette distribution majeure.

Pourquoi tester Ubuntu ?

Depuis quelques années maintenant et mon utilisation quotidienne d'ordinateurs portable avec écran 16/10 ou 16/9, je me suis forgé une physionomie de base à mes environnements de bureau, que je peux adapter aussi bien à Gnome qu'à KDE.

Tous mes bureaux successifs, quelle que soit ma distribution de travail, sont basés sur quelques éléments simples :

- des icônes sur un dock à gauche de l'écran, regroupant les applications que je lance le plus souvent

- la date, l'heure, l'indicateur de batterie, l'outil de captures d'écran, l’icône de réseau et un bouton de marche/arrêt/suspend dans le dock (KDE) ou dans une barre en haut de l'écran (Gnome) ;

- un mode de présentation des fenêtres actives en miniatures déclenché en collant le curseur de la souris dans le coin en haut à gauche de l'écran.

 

Les dernières distributions à se succéder sur mon poste ont été ces derniers mois, dans l'ordre, Mageia, Kubuntu, Fuduntu et OpenSuSE. Les deux premières et la dernière avec KDE, celle du milieu avec Gnome... 2 !

 

A chaque fois j'ai configuré mon bureau de la même façon.

 

Et puis un jour, les ténèbres autour de ma réflexion se sont déchirés, et j'ai vu la lumière ! « Mais cette façon d'agencer mon bureau, c'est tout à fait Unity !).

Évidemment, j'ai immédiatement sombré dans des abîmes de désirs contradictoires, vu les mauvaises expériences que j'ai pu avoir avec Unity depuis sa première version. Mais ces expériences n'ont en rien entachés les qualité d'Ubuntu, à savoir une distrib' facile et qui « marche », une communauté énorme et réactive, et une logithèque impressionnante. Si on y ajoute un kernel au top (le 3.5), Firefox 15 et LibreOffice 3.6, on se doit de tester !

 

Du coup, je me suis lancé en téléchargeant la version beta. Deux boots en live USB plus tard, j'ai sauté le pas et elle est aujourd’hui pleinement installée sur mon ordi. Et voici pourquoi...

Parce qu'Ubuntu est graphiquement « propre » et « consistante ».

Qu'est-ce qu'une distribution graphiquement « propre » et « consistante » ? C'est Ubuntu ;-) Ouais bon d'accord, je développe.

 

Lorsque vous lancez une distribution pour la première fois, vous avez une réaction instinctive basée sur vos goûts. Vous vous dites « c'est moche » ou « c'est joli » ou « whoua » ou « beurk », bref, une première impression. A la manière dont vous jugez involontairement les gens sur leur apparence au premier regard, vous faites de même pour un environnement de bureau.

 

Après vous rentrez dans les détails.

 

Je n'ai jamais vraiment aimé les couleurs sombres qui entourent les fenêtres d'Ubuntu, mais j'ai toujours aimé regarder les icônes et les effets de sur-lignage, de sélection ou de focus orange, rouge pale voire rose.

Autre chose que j'ai toujours aimé, ce sont les polices, ou plutôt la police Ubuntu et l'application de l'anti-crénelage. Pour ce dernier point, Gnome est le meilleur en la matière depuis des années, mais couplé à la police Ubuntu, c'est un régal pour les yeux sur l'écran, et les impressions papiers ne sont pas en reste.

Et donc, lorsque vous mélangez les couleurs, les polices, les icônes, qui composent le bureau d'Ubuntu, vous ne pouvez que constater que « ça fonctionne bien ». L'ensemble est très homogène, reposant pour les yeux, et finalement plaisant à regarder (bon, pour les couleurs, ça reste évidemment une question de goûts).

 

L'autre aspect, c'est que cette harmonie se retrouve dans la plupart des softs livrés avec la distrib. Firefox par exemple, n’apparaît pas comme complètement dissocié graphiquement du reste des applis, tout comme Libreoffice, qui reprend très bien la charte graphique d'Ubuntu. KDE est incapable de faire cela aussi bien, même avec Kubuntu ou OpenSuSE. Il essaie de le faire, mais il ne le fait pas aussi bien...

 

Du coup, on se retrouve avec un environnement et des applications qui ont une apparence commune. Ça paraît bête, mais cette harmonie est très importante pour le ressenti de l'utilisateur face à son environnement de travail. En tout cas, c'est important pour moi.

Parce qu'Unity correspond maintenant à ma façon de travailler

Depuis sa première apparition, Unity est soit décrié soit adulé. On aime ou on déteste. Certains crient au génie alors que d'autres crient à la régression infâme.

 

J'ai longtemps détesté.

 

J'ai changé d'avis.

 

Moyennant un petit tuning avec l'utilitaire Ubuntu Tweak, que je vous conseille d'installer dès le redémarrage après l'installation, on peut être très productif avec Unity, du moins avec la physionomie de bureau que j'utilise.

 

Espace-de-travail-1_001.png

 

D'abord, Unity est un dock. On peut y déposer les icônes de lancement de nos applis favorites très facilement. Des menus contextuels permettent, suivant la cible de l'icône, de lancer une nouvelle fenêtre, de créer un nouveau fichier, ou d'ouvrir un dossier. Il n'y a pas de visualisation miniatures des fenêtre ouvertes, mais ce n'est pas si gênant que cela. Et le système de sur-lignage des fenêtres lancées couplées aux petits pointeurs très visibles qui dénombrent le nombre de fenêtres lancées par application permet de savoir très rapidement ce qui tourne. Si l'on ajoute la présentation des fenêtres sur l'écran en pointant la souris dans un coin de ce dernier, on a un dock tout à fait correct. Ah, j'oubliais le clic sur l'icône d'une application affichant plusieurs fenêtres. Un clic sur celle-ci affiche en miniatures sur l'écran les fenêtres ouvertes, et seulement celles-ci, contrairement à la présentation générale des fenêtres qui les présente toutes, quelles que soient les applications lancées. Dernier point à ce sujet. Si vous avez plusieurs écrans connectés à votre ordinateur, la présentation des fenêtres fonctionnera pour chaque écran. Les fenêtres affichées sur un écran se miniaturiseront sur celui-ci, les autres fenêtres sur l'autre écran.

 

Le tableau de bord est assez déroutant au début, mais on s'y fait vite. Un clic affiche l'historique des applications lancées par l'utilisateur, ainsi que les fichiers édités par celui-ci. Un clic droit sur l'icône d'un fichier affiche un aperçu de ses caractéristiques, tout comme un clic sur une application (c'est une des nouveautés de cette nouvelle version). Retrouver ses fichiers les plus utilisés est donc assez facile, et l'historique des applications lancées moins souvent que celles du dock est tout à fait pratique à l'usage.

 

Capture-du-2012-09-17-12-17-57.png

 

Autre point, le menu global. Assez déroutant aussi au début, on s'y fait somme toute assez vite. Cela permet de gagner un peu de place en hauteur sur l'écran, et on se surprend assez rapidement à aller cliquer d'instinct dans le menu. A noter que la plupart des applications les plus courantes supportent ce mode d'affichage du menu.

 

Et pour finir, la cerise sur le gâteau, les performances ressenties. Sur mon Folio 13 (Core i5 à 1,6Ghz avec carte vidéo Intel intégrée et 4Go de RAM) j'obtiens un très bon niveau de réactivité, même avec beaucoup de fenêtres ouvertes, dont un Windows 32 bits utilisant 1,5Go dans Virtualbox. Tout est fluide et rapide, et répond immédiatement au clic. Du tout bon à ce niveau, certainement grâce à la nouvelle version de xorg et des bibliothèques opengl.

Parce que « ça marche »

Ce n'est pas nouveau, Ubuntu est réputé depuis longtemps pour cela. Une distribution facile à installer à utiliser et qui se débrouille pour vous fournir une expérience utilisateur riche et surtout sans contrainte. Vous avez besoin de Flash player ? Il est dispo. Vous avez des drivers wifi particuliers ? Ils sont dispos et Ubuntu sait les installer pour vous. Vous êtes en 64 bits mais vous avez un programme 32 bits indispensable ? Ubuntu saura le lancer, moyennant l'installation de quelques librairies supplémentaires. Vous gérez plusieurs réseaux et passez souvent de l'un à l'autre ? Créez des profils pour chacun et basculez de l'un à l'autre rapidement et sans plantage (tiens, un truc que Oinoin 7 ne sait toujours pas bien faire!). Et si vous voulez imprimer, même au sein d'une entreprise, Ubuntu est là distribution qui détecte le mieux les imprimantes disponibles sur un réseau, croyez-moi !

 

Certes, tout n'est pas encore rose dans cette version beta. Des crashs sont assez courants encore, mais c'est le lot commun aux pré-versions. En tout cas, aucun crash sérieux à déplorer depuis quelques jours, du moins aucun qui m'aurait fait perdre des données.

Parce qu'on trouve forcément ce que l'on cherche

Même si Ubuntu sait bien se débrouiller seul pour vous offrir la meilleur expérience utilisateur possible, il est possible que vous ayez un problème qu'il ne sache pas résoudre seul. Dans votre malheur vous avez de la chance, parce que lorsque vous allez faire une recherche au sujet de ce problème sur Internet, il y a de fortes chances pour que vous ayez un grand nombre de réponses, dues en grande partie à la communauté et aux utilisateurs d'Ubuntu. Ce n'est pas forcément le cas avec d'autres distributions.

 

Autre point positif, qui vient du succès de cette distribution. Lorsque vous voulez essayer un programme qui ne fait pas partie de la logithèque, vous trouvez la plupart du temps sur Internet une version Ubuntu. Parfois c'est même la seule version disponible en plus du code source. Je cède à la facilité ? Oui, et j'assume.

Parce que la logithèque est énorme

Vous cherchez un soft ? Vous le trouverez dans la logithèque. Et si ce n'est pas le cas, il y a fort à parier qu'une version pour Ubuntu existe quelque part sur Internet. Cerise sur le gâteau (ça fait deux, vous êtes gâtés), les versions installables et installées des logiciels sont très récentes.

 

Logitheque-Ubuntu_002.png

 

La logithèque, très bien conçue à mon goût avec son fonctionnement et son look inspiré des « App store » mobiles est une aide précieuse à l'installation de logiciels. Mais si vous cherchez une bibliothèque ou un logiciel très particulier qui n’apparaît pas dans la liste, n'hésitez pas à installer Synaptic, le gestionnaire de paquet historique d'Ubuntu, qui fonctionne encore parfaitement et qui a une granularité de recherche bien plus fine. Un simple

sudo apt-get install synaptic

installera le programme et tout ce qui va bien pour qu'il fonctionne.

Parce qu'il y des bonus

Et on commence par Ubuntu One, le service « à la Dropbox » d'Ubuntu. Sauf qu'ici vous disposez de 5Go gratuits au lieu de 2 chez le concurrent. Attention, je ne dis pas que c'est le meilleur service du genre, mais celui-ci à l'avantage d'être parfaitement intégré à la distribution et propose sensiblement les mêmes prestations. Côté confidentialité des données, je n'ai pas plus d'infos que cela, alors on peut réserver l'usage de ce service à des fichiers peu importants.

 

Ubuntu-One_003.png

 

La logithèque est donc un très bon app store, qui ne se cantonne pas aux softs, mais apporte aussi son lot de revues et livres divers, en anglais la plupart du temps.

 

Vos comptes Facebook, LinkdIn, Google et autres peuvent être rassemblés dans l'outil « Online accounts », pour vous permettre de partager plus rapidement et facilement les informations, et échanger avec vos amis et vos communautés. Les services sont transparents et bien intégrés dans le bureau, avec Empathy par exemple pour communiquer et montrer votre disponibilité ou celle de vos correspondants.

 

Quelques petits programmes bien pratiques sont là aussi pour améliorer votre vie numérique, comme un outil de sauvegarde bien pratique ou un outil de gestion des informations privées.

 

Ah, j'ai failli oublier ! Le programme d'installation vous propose désormais de chiffrer la totalité du disque dur, en plus du dossier utilisateur. Cette fonctionnalité, indispensable si vous avez un ordinateur portable, est très facile à paramétrer : un clic et deux fois un mot de passe suffisent.

Alors ce bilan ?

Très bon !

 

Je suis le premier étonné de trouver un réel plaisir à utiliser Unity. Mais ce plaisir est bien réel et je pense être parti pour quelques mois avec ce nouveau compagnon de tous les jours...

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