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Voir deux disques durs comme un seul avec LVM

17 Mai 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Linux, #HOWTO, #LVM

Il n'est pas rare de nos jours de disposer de plusieurs disques durs sur le même ordinateur. Même certains portables ont cette capacité. C'est le cas de mon ordinateur, qui dispose d'un disque dur de 250Go et d'un disque dur de 128Go, les deux en SSD.

Si vous avez déjà installé Ubuntu ou l'un de ses dérivé, vous lui avez peut-être laissé la charge de créer les partitions, en utilisant le partitionnement LVM :

Voir deux disques durs comme un seul avec LVM

Notez que si vous avez demandé le chiffrement du disque, le LVM est automatiquement coché.

 

Sans rentrer dans les détails, le partitionnement LVM a plusieurs avantages. Ceux qui nous intéressent dans cet article sont :

  1. nous pouvons étendre un volume LVM sur plusieurs disques.

  2. Nous pouvons le faire à chaud, sans démonter le système de fichier ou les partitions sur lesquels nous travaillons !

 

Si vous voulez plus d'informations sur LVM, lisez cet article wikipedia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_par_volumes_logiques

 

Je partirai ici du principe que l'installation est déjà faite, sur le premier disque dur (nommé généralement sda), avec un système de fichier basé sur LVM (chiffré ou non, peu importe). Le second disque dur (sdb) est vierge ou contient des données, peu importe, nous allons le formater.

A ce sujet : n'oubliez pas de faire des sauvegardes. Même si je n'ai jamais rencontré le moindre problème avec cette opération, rien n'est impossible en informatique, surtout les pannes ou les bugs ! Donc, assurez-vous d'avoir bien sauvegardé vos données avant de continuer.

L'opération n'est pas longue mais elle est un peu « rugueuse », car entièrement en ligne de commandes. Elle reste cependant simple à réaliser.

Lancez un terminal, puis connectez-vous en root, soit en tapant « su » si vous connaissez le mot de passe de l'utilisateur root, soit en tapant « sudo su » puis votre mot de passe sinon.

La première chose à faire, est de faire un état des lieux rapide de ce qui est en place. Pour cela, la commande suivante fait le boulot (ce qu'il faut taper est en bleu, ce qui est important en jaune) :

root@U2442:/home/emmanuel# pvdisplay

--- Physical volume ---

PV Name /dev/mapper/sda5_crypt

VG Name ubuntu-vg

PV Size 232,64 GiB / not usable 4,00 MiB

Allocatable yes (but full)

PE Size 4,00 MiB

Total PE 59556

Free PE 0

Allocated PE 59556

PV UUID ICjVBp-UOUC-t5H3-mlG9-1Eg3-vwSz-d3Rdd7

 

root@U2442:/home/emmanuel#

 

 

Les points à retenir sont :

  • Le nom du système LVM nous sera utile pour la suite : ubuntu-vg

  • Le disque fait 232Go environ.

  • Le reste n'est pas utile ici.

 

Nous allons préparer le deuxième disque dur, qui viendra s'ajouter à celui dont nous venons de faire connaissance (en jaune sont surlignées les informations importantes, en bleu ce que vous devez taper) :

root@U2442:/home/emmanuel# fdisk /dev/sdb

 

Commande (m pour l'aide) : p

 

Disk /dev/sdb: 128.0 GB, 128035676160 bytes

255 têtes, 63 secteurs/piste, 15566 cylindres, total 250069680 secteurs

Unités = secteurs de 1 * 512 = 512 octets

Taille de secteur (logique / physique) : 512 octets / 512 octets

taille d'E/S (minimale / optimale) : 512 octets / 512 octets

Identifiant de disque : 0x000dee0b

 

Périphérique Amorçage Début Fin Blocs Id. Système

 

Commande (m pour l'aide) : n

Partition type:

p primary (0 primary, 0 extended, 4 free)

e extended

Select (default p): p

Numéro de partition (1-4, 1 par défaut) :

Utilisation de la valeur 1 par défaut

Premier secteur (2048-250069679, 2048 par défaut) :

Utilisation de la valeur 2048 par défaut

Dernier secteur, +secteurs ou +taille{K,M,G} (2048-250069679, 250069679 par défaut) :

Utilisation de la valeur 250069679 par défaut

 

Commande (m pour l'aide) : t

Partition sélectionnée 1

Code Hexa (taper L pour lister les codes): 8e

Type système de partition modifié de 1 à 8e (LVM Linux)

 

Commande (m pour l'aide) : wq

La table de partitions a été altérée.

 

Appel d'ioctl() pour relire la table de partitions.

Synchronisation des disques.

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Nous allons maintenant ajouter au groupe « ubuntu-vg » le deuxième disque :

root@U2442:/home/emmanuel# vgextend ubuntu-vg /dev/sdb1

No physical volume label read from /dev/sdb1

Physical volume "/dev/sdb1" successfully created

Volume group "ubuntu-vg" successfully extended

root@U2442:/home/emmanuel#

Voyons le résultat :

root@U2442:/home/emmanuel# pvdisplay

--- Physical volume ---

PV Name /dev/mapper/sda5_crypt

VG Name ubuntu-vg

PV Size 232,64 GiB / not usable 4,00 MiB

Allocatable yes (but full)

PE Size 4,00 MiB

Total PE 59556

Free PE 0

Allocated PE 59556

PV UUID ICjVBp-UOUC-t5H3-mlG9-1Eg3-vwSz-d3Rdd7

 

--- Physical volume ---

PV Name /dev/sdb1

VG Name ubuntu-vg

PV Size 119,24 GiB / not usable 3,34 MiB

Allocatable yes

PE Size 4,00 MiB

Total PE 30525

Free PE 30525

Allocated PE 0

PV UUID k5EDJ7-oAU4-HFuh-IQby-BwIL-LbWw-5nqxFP

 

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Cette fois, nous voyons bien les deux disques, qui font tous les deux partie du groupe « ubuntu-vg ».

Nous devons maintenant étendre le volume logique sur le deuxième disque :

root@U2442:/home/emmanuel# lvextend -L+119G /dev/ubuntu-vg/root

Extending logical volume root to 343,74 GiB

Logical volume root successfully resized

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Nous voyons ici que le volume logique a maintenant une taille de 343,74Go, ce qui correspond à nos 232,64Go du premier disque plus les 119Go du second. Nous avons presque terminé.

 

Si le volume logique fait bien 343Go, Linux ne voit pas encore cet espace donc ne peut pas l'utiliser. Il faut l'avertir que la taille du système de fichier a changé :

root@U2442:/home/emmanuel# resize2fs /dev/ubuntu-vg/root

resize2fs 1.42.9 (4-Feb-2014)

Le système de fichiers de /dev/ubuntu-vg/root est monté sur / ; le changement de taille doit être effectué en ligne

old_desc_blocks = 15, new_desc_blocks = 22

Le système de fichiers /dev/ubuntu-vg/root a maintenant une taille de 90109952 blocs.

 

Nous pouvons contrôler la taille du système de fichiers vu par Linux :

root@U2442:/home/emmanuel# df -h

Sys. de fichiers Taille Utilisé Dispo Uti% Monté sur

/dev/mapper/mint--vg-root 343G 71G 252G 22% /

none 4,0K 0 4,0K 0% /sys/fs/cgroup

udev 3,9G 4,0K 3,9G 1% /dev

tmpfs 788M 1,4M 787M 1% /run

none 5,0M 0 5,0M 0% /run/lock

none 3,9G 832K 3,9G 1% /run/shm

none 100M 20K 100M 1% /run/user

/dev/sda1 236M 46M 179M 21% /boot

 

root@U2442:/home/emmanuel#

 

Les 343Go sont bien là.

 

Par mesure de précaution, il est sage de redémarrer pour bien asseoir les modifications et s'assurer que tout va bien.

 

Deux ou trois petites choses encore :

  • l'opération est la même que LVM soit chiffré ou non.

  • Il est possible de reproduire l'opération sur d'autres disques.

  • Il est préférable d'utiliser des disques durs basés sur les mêmes technologies. Si vous disposez d'un disque SSD pour votre système et d'un disque dur traditionnel en plus, rien ne vous garantira que vos fichiers seront sur un disque ou sur l'autre. Les accès pourront donc être très rapides ou plus lents. Si vous disposez de deux disques SSD ou de deux disques traditionnels, alors foncez, vous ne verrez pas de différence de vitesse.

  • Ne confondez pas LVM et RAID. Le premier n'apporte aucune mesure de sécurité, contrairement à certains RAID. N'oubliez donc pas de sauvegarder régulièrement vos données.

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

6 Avril 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Linux, #XFCE, #KDE

XFCE est un environnement de bureau très populaire. Les utilisateurs l'apprécient avant tout pour sa légèreté, qui n'enlève rien à ses fonctionnalités.

Cependant, cette légèreté a un prix. XFCE ne dispose pas d'effet graphique digne des environnements de bureau plus gourmands en ressources (Gnome, KDE ou Cinnamon).

Un de ces effets en particulier est pour moi indispensable : la présentation des fenêtres. Je suis sans cesse en train de pousser le curseur de ma souris dans le coin supérieur gauche de mon écran, pour présenter en miniature les fenêtres de tous les programmes ouverts sur mon ordinateur à un instant T. Je passe beaucoup plus facilement d'une application à une autre en utilisant cette fonctionnalité qu'en cliquant dans la barre des tâches par exemple. Question d'habitude certes, mais mon propos est ici de souligner le fait que certains effets graphiques des bureaux modernes ne sont pas que des gadgets, et peuvent se rendre indispensables à certains d'entre nous, en plus de rendre le bureau plus agréable à regarder, bien entendu.

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

L'idée que je cherche sans cesse à atteindre est de mélanger la légèreté d'un environnement comme XFCE aux fonctionnalités évoluées de KDE ou Gnome. Un seul environnement tiens la route pour cela à mes yeux : Pantheon. Développé entièrement pour une seule distribution, Elementary OS, que je recommande chaudement à tout utilisateur, il a l'inconvénient de ne tourner correctement qu'avec cet OS. Et j'attends avec impatience la prochaine version, qui sera basée sur Ubuntu 14.04, la version actuelle étant un peu à la ramasse puisque basée sur Ubuntu 12.04.

Bref, comment faire pour marier légèreté et effets graphiques ? En fait, j'ai découvert par hasard que c'est beaucoup plus facile que je le pensais initialement. Mes recherches précédentes m'avaient fait échouer lamentablement sur les plages maléfiques du mélange XFCE + Compiz. Il y a plus simple : XFCE + Kwin. Je réponds tout de suite aux remarques – légitimes – qui montreront que XFCE avec Kwin sera forcément moins léger que XFCE tout court. Certes, c'est une évidence. Mais ça sera toujours moins lourd que KDE tout seul ou Gnome tout seul.

Kwin est le gestionnaire de fenêtres de KDE. Il fait généralement partie d'un paquet plus important, KDE-Workspace.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut un environnement XFCE à jour et installé sur n'importe quelle distribution Linux récente (je ne peux assurer que ce qui va suivre fonctionne avec d'anciennes versions). Pour ma part, c'est Manjaro 0.8.9, avec XFCE 4.11, le tout mis à jour quelques heures auparavant.

Autre prérequis, disposer d'une carte graphique pas forcémement super-performante en 3D, mais qui en dispose au moins des primitives (une Intel intégrée à la carte mère fera l'affaire). Si votre ordinateur ne fait pas de 3D, ça risque de ramer sec, alors gardez XFCE de base, c'est plus prudent.

Il faut donc installer le paquet contenant le gestionnaire de fenêtre Kwin. Sous Arch Linux – et donc Manjaro – c'est le paquet kdebase-workspace. Sous Xubuntu, le paquet s'appelle kde-workspace. Utilisez votre gestionnaire de logiciels préféré pour trouver le bon suivant votre distribution. Quelques dépendances sont installées avec, ce qui représente quelque dizaines de mégaoctets à télécharger.

Une fois les logiciels installés, vous pouvez testez la fiabilité du procédé en tapant :

kwin --replace &

L'écran doit clignoter un chouia, puis les fenêtres doivent prendre la décoration de base de KDE, avec les boutons ronds classiques de cet environnement, et des ombres bleues doivent apparaître autour des fenêtres. Un nouveau panneau de configuration Configuration du système de KDE doit avoir fait son apparition dans les programmes. C'est le panneau traditionnel de KDE, qui vous permettra de modifier les paramètres utiles comme les effets graphiques ou le placement des boutons et du titre de fenêtre. Notez qu'il ne remplace pas celui de XFCE mais en devient un complément pour tout ce qui touche à la gestion des fenêtres.

Si tout se passe bien, en déplaçant le curseur de la souris en haut à gauche de l'écran, vous devez lancer l'effet présentation des fenêtres, pour peu que deux d'entre elles soient ouvertes sur votre bureau. Si l'effet se lance sans ralentissement et sans bug, c'est que vous pouvez pérenniser le mariage, en créant une tâche qui se lance à chaque démarrage de votre bureau.

Pour cela, lancer le panneau de configuration de XFCE et cliquer sur l'icône Session et démarrage dans la rubrique Système.

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

Dans l'onglet Démarrage automatique d'application, cliquez sur le bouton Ajouter et tapez ce qui suit :

Faire de l'effet à XFCE avec KWin

Une fois ceci fait, déconnectez-vous de votre session et reconnectez-vous. Kwin doit tourner dès que vous êtes connecté. Si ce n'est pas le cas, vérifiez ce que vous avez tapé précédemment.

L'avantage de cette technique, c'est que vous pouvez faire marche arrière à tout moment en supprimant ou désactivant le lancement du programme au démarrage. Vous reviendrez alors au gestionnaire de fenêtres classique de XFCE.

Les distributions Linux à tester en 2014

4 Janvier 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

2014 ne sera toujours pas l'année de la domination de Linux sur les ordinateurs personnels. Mais Linux domine sur d'autres marchés : les serveurs, les clusters de calcul et méga-ordinateurs, les tablettes et smartphones Android. Mais sur les ordinateurs personnels, il ne décolle pas d'1 % de part de marché.

Mais pour nous, les – déjà - utilisateurs de Linux sur ordinateur personnel, se pose encore et toujours la même question : quelle(s) distribution(s) choisir pour nous accompagner au quotidien cette année ?

Voici donc les distributions qu'il va falloir surveiller, installer, tester, et peut être adopte sur vos ordinateurs en 2014.

1. Ubuntu

ubuntu.png

Oui, je sais, commencer par celle-ci est un peu facile. Beaucoup l'ont laissé tomber lors de son passage à Unity, et se sont tournés vers d'autres environnements/distributions. Le fait qu'elle envoie des données à nos chers amis américains d'Amazon n'a pas arrangé les choses, surtout en ces temps de médiatisation de l'affaire Snowden.

Pourtant, Ubuntu reste plus que jamais une valeur sûre, qui fait parler du monde du libre, de l'opensource, de Linux. Parler en bien ou parler en mal, peu importe, pourvu que l'on en parle. Ce slogan volontairement provoquant, digne des meilleures – ou pire – agences de pub, a pourtant un côté positif et nécessaire. Canonical, la maison mère porteuse du projet Ubuntu, l'a compris depuis longtemps et sais communiquer, faire le buzz, en bien ou en mal, question de point d vue.

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

Tout d'abord, elle arrive avec un lot non négligeable de nouveautés à tester. Je suis curieux de savoir ce que va donner ce nouveau serveur d'affichage remplaçant xorg, Mir. Les nouveaux icônes ont l'air plutôt sympas à regarder. On pourra désactiver le global menu pour chaque application (c'était un des reproches majeurs que je faisais à Unity). Le TRIM automatique pour les disques SSD m'intéresse aussi, même si cela ne concerne pas tout le monde. Enfin, la convergence entre Ubuntu desktop et Ubuntu Touch risque d'apporter pas mal de bouleversement dans les usages que l'on pourra faire de son bureau, bien que cela reste encore à démontrer. Bien entendu, le dernier noyau Linux sera de la partie, ainsi que les dernières versions de tous les logiciels que l'on utilise au jour le jour.

Ajouter à tous cela un support étendu (c'est une version LTS comme la 12.04), et vous obtenez une distribution qui, si vous ne l'installez pas, devrait au moins mériter de faire un tour sur une clé USB pour test. Donnez-lui ou redonnez-lui une chance.

Récap'

- Une distribution emblématique.

- Le plein de nouveautés.

- Un support étendu.

- Ca va bouger dans les mois qui viennent, avec Ubuntu Touch.

2. Manjaro Linux

Manjaro.png

Nombre d'entre vous vont peut-être s'étonner de voir cette distribution citée ici. Et certains n'ont peut-être même pas entendu parler d'elle. Explication.

Manjaro Linux est basée sur Arch Linux. Pour une fois, ce n'est ni une base Debian, ni Ubuntu, ni Fedora. La philosophie d'Arch Linux repose sur deux piliers :

- proposer les dernières versions des logiciels en permanence : c'est le principe des rolling releases. Avec elles, dès qu'une nouvelle version d'un logiciel est rendue publique en tant que version stable, elle est intégrée dans la distribution et les utilisateurs peuvent l'utiliser.

- Ne proposer que le strict minimum à l'utilisateur pour que ça fonctionne. C'est à lui d'ajouter les composants au fur et à mesure de ses besoins. Le revers de la médaille, c'est que tout le monde n'est pas capable de savoir exactement ce dont il a besoin pour avoir une distribution utilisable. Même si la documentation est abondante et bien fichue, il faut plonger dedans très souvent, même pour un utilsateur expérimenté.

Du coup, certains ont choisi de proposer les avantages d'Arch Linux, avec un environnement de bureau tout prêt, pour qu'un utilisateur lambda puisse l'utiliser immédiatement, sans passer par des heures de recherche et de tuning. C'est Manjaro Linux.

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

Tout d'abord parce que ce n'est ni Debian, ni Ubuntu, ni Fedora. Et de temps en temps, ça ne fait pas de mal de voir d'autres horizons.

Manjaro propose divers environnements de bureau. Les bases sont XFCE, OpenBox et KDE. Mais d'autres sont disponibles sur les pages de téléchargement, comme Cinnamon. A vous de choisir.

Le principe des rolling releases permet, en conservant la stabilité, d'avoir toujours les dernières versions de nos logiciels préférés. Toujours être au top du monde des logiciels libres, c'est pas mal non ?

Pacman et Yaourt, les deux packages managers de Manjaro Linux, sont de formidables outils pour installer des logiciels. Bien qu'en ligne de commande, il sont plus puissants qu'Aptitude, Yum ou Zypper. L'installation est simple, explicite, avec l'affichage des paquets optionnels pour vous aider à installer tout ce dont vous avez besoin, même si vous n'y aviez pas pensé tout de suite.

AUR : derrière ces trois lettres se cachent les paquets logiciels que les utilisateurs créés et mettent à disposition de la communauté. C'est un peu le principe des PPA pour Ubuntu. Il en existe des milliers, accessibles en une commande Yaourt, sans ajouter un dépôt logiciel comme dans Ubuntu. Pas de configuration particulière, il suffit d'utiliser Yaourt et le tour est joué. Je n'ai pas encore trouvé à ce jour de limite aux logiciels disponibles via ces dépôts personnels.

Récap'

- Ce n'est ni Debian, ni Ubuntu, ni Fedora.

- Rolling release: toujours les dernières versions.

- Pacman et Yaourt, les gestionnaires de paquets ultimes.

- AUR, le faiseur de paquets.

3. Elementary OS

ElementaryOS1.png

C'est la – relativement – petite nouvelle. Basé sur Ubuntu 12.04 LTS, cette distribution propose de simplifier au maximum la vie de l'utilisateur en proposant une nouvelle interface graphique nommée Pantheon et quelques petits logiciels, pas forcément hyper puissants, mais très légers et néanmoins assez complets.

Et c'est une réussite, pour peu que l'on se fasse à l'interface « à la Mac ». J'en vois déjà qui trésaille. Rassurez-vous, tout a été fait pour que cela soit le plus facile et transparent possible. L'environnement de bureau est extrêmement simple à prendre en main, et on a du mal à s'en passer une fois les automatismes appris. De plus, il est extrêmement réactif et agréable à l'oeil (mais ce dernier point est très personnel).

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

D'abord parce que c'est une distribution « rafraîchissante ». Elle est simple, légère, fonctionne parfaitement et elle est très stable, du moins tant que l'on utilise pas trop le gestionnaire de fichiers intégré, qui comporte encore quelques bugs. Préférez Nautilus, qui s'installe très facilement. Je disais donc, tout est simple, tombe naturellement sous la souris, et elle ne consomme pas trop les ressources systèmes.

D'autre part, la prochaine version, qui sortira peut-être cette année, sera basée sur Ubuntu 14.04, ce qui devrait lui donner un sérieux coup de boost en matière de nouveautés logicielles et de performances. En effet, le noyau vieillissant d'Ubuntu 12.04 n'est pas au top des performances sur un PC moderne, et les versions des logiciels commencent à dater un peu.

En quelques mois, cette distribution sortie des limbes est parvenue à ses hisser dans le top 10 du site Distrowatch. Une performance qui éveille au moins la curiosité, non ?

Récap'

- Simple, légère, réactive.

- Agréable à l'oeil.

- La prochaine version promet.

- Une ascension fulgurante dans Distrowatch, ça éveille la curiosité, non ?

4. Mageia

Mageia.png

Ça, c'est pour le petit côté « Cocorico ». Enfin une distribution française de qualité, qui ne se prend pas trop au sérieux comme Mandriva pouvait le faire (et on voit aujourd'hui le résultat). Exit donc Mandriva, vive Mageia. D'ailleurs, ce sont des anciens de Mandriva qui sont aux commandes.

S'il ne faut pas attendre de révolution du côté de cette distribution, il faut reconnaître qu'elle est particulièrement bien finie. Lorsque vous bootez le live-dvd ou que vous l'installez, tout fonctionne dès le démarrage. Il n'y a pas de plantage et les logiciels sont bien intégrés dans l'environnement KDE (l'environnement proposé par défaut et le mieux supporté).

Le panneau de contrôle, toujours aussi efficace, mérite à lui seul que vous testiez cette distribution. Tout se contrôle à partir de là, que se soit le matériel, la sécurité, les partages ou la configuration des réseaux, les utilisateurs. C'est simple, propre et bien fait.

La communauté de Mageia, même si elle n'est pas la plus importante au monde, est active et supporte bien sa distribution.

C'est une distribution française. Ça peut paraître bête, mais c'est devenu tellement rare qu'il faut le saluer. Même si les acteurs du libre français existent bel et bien, les distributions françaises ayant un vrai rayonnement international sont rares. Sa place dans le top 10 de Distrowatch montre à quel point le monde entier connaît cette distribution ou veut la connaître, loin devant son ancêtre.

Récap'

- LA distribution française.

- Le panneau de contrôle.

- Dans le top 10 du site Distrowatch.

OpenSuSE 12.3 contre Mageia 3

10 Mai 2013 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Si vous cherchez une distribution Linux équipée de l’environnement de bureau KDE, vous allez inévitablement tomber sur ces deux distributions, qui représentent certainement ce qui se fait de mieux en matière d’intégration de KDE.

OpenSuSE est sortie le 13 mars dernier, Magiea devrait sortir le 18 Mai prochain. Toutes deux sont des distributions généralistes qui offrent un panel de logiciels important dès l’installation, et bien plus encore grâce à une logithèque bien fournie. Et les analogies ne s’arrêtent pas là puisqu’elles disposent d’un ensemble d’outils qui fait leur force et les distingue des autres distributions : le panneau de configuration. Appelés « centre de contrôle » dans Mageia et « centre de contrôle Yast2 » dans OpenSuSE, ils regroupent dans une seule fenêtre tous les outils qui permettent de contrôler les paramètres de l’ordinateur. Enfin, ce sont deux distributions basées sur des paquets logiciels RPM.

Alors, comment choisir l’une ou l’autre de ces distributions en apparence très similaires ?

L’offre logicielle.

Commençons par des choses simples et pragmatiques : une comparaison des principaux logiciels fournis :

 

 

OpenSuSE

Mageia

Nom

Fonction

Version

Version

Linux

Noyau qui fait tourner les basses fonctions du PC

3.7.10

3.8.12

Xorg Server

Moteur d’environnement graphique sur lequel repose l’environnement de bureau

1.13.2

1.13.4

KDE

Environnement de bureau

4.10.2

4.10.2

LibreOffice

Suite de logiciels bureautiques

3.6.3

4.0.3

Firefox

Navigateur Internet

20.0

17.0.5

Gimp

Traitement d’images

2.8.2

2.8.2

Amarok

Lecteur de musique

2.7.0

2.7.0



Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux. On peut noter cependant que Mageia persiste à proposer une version de Firefox complètement dépassée (ce que j’ai du mal à comprendre mais la dernière version stable existe dans les dépôts), et qu’OpenSuSE mise sur la stabilité pour la suite Libreoffice. Sinon, peu ou pas de différence marquante.

Nous allons donc creuser plus avant pour tenter de les départager et vous allez voir que finalement c’est plus facile que ce que l’on pouvait croire...

Résumé

Peu de différence entre les deux distributions pour ce qui est de l’offre logicielle de base. Certains choix sont cependant curieux, comme Firefox 17 dans Mageia et Libreoffice 3.6 dans OpenSuSE.

1 point noir OpenSuSE, 1 point noir pour Mageia.

L’installation.

Peu de choses à dire ici. Les deux distributions proposent un installateur complet mais pas forcément très simple. On est loin de la simplicité du programme d’installation de Kubuntu. Il faut cocher pas mal d’options, le partitionnement du disque dur est aisé tant que l’on ne veut pas chiffrer un partition ou que l’on veut se faire un partitionnement aux petits oignons, en séparant par exemple les partitions.

Attention d’ailleurs à OpenSuSE, qui prend ici son premier point noir : si le partitionnement du disque dur avec chiffrement semble aisé au premier abord (un clic supplémentaire seulement), il propose des volumes inadaptés. Sur mon disque de 250Go, il propose par défaut une partition de 40Go, un swap de 2Go alors que j’ai 4Go de RAM, et se contrefiche des 156Go restant. Idiot.

Mageia prend ici un point noir aussi, car le chiffrement des partitions n’est pas facile, et il faut passer par le partitionnement manuel pour arriver à ses fins. A l’heure où les distributions qui proposent cette option se contentent d’une simple case à cocher, c’est un peu compliqué, non ?

Notez tous de même que si vous décidez d’utiliser un disque entier sans chiffrement, la procédure est simple et l’installation aussi aisée d’un côté comme de l’autre.

Résumé

La procédure d’installation est complète et pourrait être simplifiée des deux côtés. Tant que l’on reste dans un partitionnement basique, tout va bien, mais cela devient un casse-tête si l’on chiffre ses partitions.

1 point noir OpenSuSE, 1 point noir pour Mageia.

La post-installation.

Le premier redémarrage est l’occasion pour OpenSuSE de prendre son deuxième point noir, si le chiffrement des partitions est activé.

En effet, la demande de mot de passe pour débloquer les partitions chiffrées s’effectue bien au démarrage, mais le clavier est en anglais seulement, et les développeurs en sont bien conscients puisque c’est noté sur l’écran !

Et là je commence à m’insurger. Je rappelle que la robustesse du chiffrement, donc de la protection de nos données dépendent directement de deux choses : l’algorithme de chiffrement et le couple longueur+complexité du mot de passe. Or, pour avoir un mot de passe complexe, il faut utiliser des caractères spéciaux (#~-_^, etc). Et ceux-ci ne sont pas placés au même endroit sur un clavier Azerty ou sur un clavier Qwerty. Donc, on a deux possibilités : soit on utilise un mot de passe simple qui ne convient pas en termes de robustesse, soit on jongle avec les caractères que l’on tape à l’aveugle. Le pied total pour ceux qui veulent se faire du mal. Les autres passeront leur chemin.

Bon, une fois connecté au bureau... OpenSuSE se prend un nouveau point noir. Parce que quand vous commencez à lancer quelques programmes, vous vous apercevez que tout n’est pas francisé. Les menus des programmes sont en anglais, et Dolphin affiche vos répertoires en version anglaise. Pour corriger tout ça, il faut lancer le gestionnaire de programmes, et là apparait une longue liste de logiciels qui nécessitent une installation. Attention, pas une mise à jour, non, une installation. Hormis la francisation des programmes, c’est aussi les codecs et Flash player qui sont installés. Mais pourquoi OpenSuSE ne le fait pas pendant le processus d’installation, à la manière de Kubuntu par exemple, qui télécharge les paquets français pendant l’opération ? Et s’il ne veut pas le faire à ce moment, pourquoi ne lance-t-il pas automatiquement le programme d’installation dès le redémarrage, pour que l’utilisateur dispose de son environnement en français ? Mystère.

Résumé

OpenSuSE n’aime que les claviers Qwerty au démarrage, ce qui ne facilite pas la saisie d’un mot de passe de partition chiffrée. Et elle n’aime pas le français dès le redémarrage du système, puisque l’utilisateur est obligé de finaliser lui-même l’installation du pack français.

2 points noirs pour OpenSuSE, 0 pour Mageia.

L’installation des logiciels complémentaires.

Avant de pouvoir utiliser son ordinateur de façon optimale, il faut installer les logiciels qui manquent par défaut et faire un peu de « tuning ».

Il est nécessaire avant cela de faire les dernières mise à jour, ce qui ne pose aucun problème sur l’une ou l’autre des deux distributions.

Après un éventuel redémarrage (si une mise à jour du noyau a été faite), on peut commencer à installer les logiciels. Par exemple, VirtualBox est absolument indispensable à mes besoins. L’installer dans Mageia se fait tout naturellement dans le gestionnaire d’installation de programmes. Une fois installé, il est utilisable immédiatement. Avec OpenSuSE, c’est plus délicat. Le programme d’installation ne fait qu’installer le programme. Il ne prend pas du tout en charge la compilation et l’installation du module du noyau nécessaire au fonctionnement du programme. Pire encore, il faut que l’utilisateur installe à la main les programmes et bibliothèques du noyau, ce qui demande une bonne demi-heure de recherche lorsque l’on ne sait pas exactement lesquels installer. Et pour le savoir, il faut se coltiner un bon vieux fichier de logs... No comment. Point noir.

Et ce n’est pas fini pour OpenSuSE. Même si la logithèque est fournie avec les dépôts officiels, il faut ajouter les dépôts Packman au minimum pour disposer de tout ce dont on a besoin. Et encore. Dans de nombreux cas, il est nécessaire d’aller chercher en ligne les logiciels qui manquent. Par exemple, installer la version 4 de Libreoffice se fait en ajoutant un dépôt dans le moteur de recherche de paquets en ligne. C’est d’ailleurs un des points forts de cette distribution. On y trouve à peu près tout ce que l’on veut, provenant de multiples sources (trop?), à la manière des dépôts PPA d’Ubuntu. Le problème n’est pas lié à ces dépôts en ligne. Le problème vient du fait que l’on soit obligé de les utiliser souvent et que cela prenne du temps. Aucune plus-value dans cette opération.

Résumé

OpenSuSE n’offre pas par défaut une grande facilité d’installation des logiciels. Lorsqu’ils sont présents dans la logithèques, certains nécessitent des actions de la part de l’utilisateur, d’autres doivent être recherchés sur le portail en ligne de l’éditeur. Mageia assure mieux dans ce domaine.

2 points noirs pour OpenSuSE, 0 pour Mageia.

Les petites choses.

Avant de pouvoir installer une imprimante dans Mageia, il faut cliquer sur l’icône correspondante dans le centre de contrôle, ce qui installera tous les fichiers et les dépendances nécessaires. Une fois ceci fait, on pourra installer toutes les imprimantes que l’on veut. Dans OpenSuSE, on clique sur l’icône idoine dans Yast, et on s’aperçoit au moment d’installer le pilote qu’aucun n’est installé par défaut ! Il faut donc les installer manuellement en cherchant les paquets. Point noir.

Les polices de caractères m’ont toujours posé des problèmes dans KDE. J’aime les polices lissées, comme c’est le cas dans Kubuntu par exemple. Et qui plus est, je n’aime pas les polices choisies par défaut dans KDE (généralement « Sans »). Je préfère la police Ubuntu ou Droid. Question de goût, certes, mais qui a son importance lorsque vous travaillez plus de 8 heures par jour avec. Le lissage dans les deux distributions n’est pas opérationnel dès le premier reboot. Pour qu’il le soit, il faut l’activer dans les options d’affichage de KDE (options « Slight » et « RVB »), et il faut installer une bibliothèque spécifique qui se chargera de lisser les polices dans les programmes non-KDE (Firefox et Libreoffice par exemple). Cette opération, si elle fonctionne dans Mageia, ne fait rien dans OpenSuSE, qui se retrouve avec des polices non lissées très moches.

Finissons avec les performances, sans rentrer dans les détails. Très proches l’une de l’autre, nos deux distributions sont très réactives (merci KDE 4.10) et très agréables à utiliser, sauf lorsqu’il s’agit de copie de fichiers, qui mange pas mal de ressources, jusqu’à ralentir la machine. Plus inquiétant, le phénomène semble se reproduire avec OpenSuSE même lorsqu’il n’y a pas de copie de fichier. Impossible de savoir quel process ralentit la machine. Point noir.

Résumé

Les petits détails sont plus faciles à gérer dans Mageia que dans OpenSuSE. C’est beaucoup plus lourd ou compliqué avec le second.

3 points noirs pour OpenSuSE, 1 pour Mageia.

A l’heure du bilan.

J’ai conscience que ce dossier est très « à charge » contre OpenSuSE. C’est vrai. Mais ce n’est que le résultat de mes observations et de mon expérience, sur une seule machine. Il faut donc relativiser. Mon expérience n’est pas votre expérience. Encore une fois, cet article n’engage que moi et c’est à vous de vous faire une idée.

Reste qu’il faut prendre une décision. Et pour moi, c’est sans appel : Mageia vainqueur. Trop de points noirs pour sa concurrente directe viennent entacher l’expérience utilisateur, notamment pour les débutants. Et même pour les autres. C’est dans l’air du temps : simplicité fait loi. Dès que c’est trop compliqué, l’utilisateur décroche, y compris moi. Passer du temps pour compiler un module du noyau pour faire fonctionner un programme n’a aucune valeur en soit. Certains adorent, moi pas. Nous ne sommes pas dans Arch Linux ou Gentoo. Simplicité, c’est le mot qui gouverne Ubuntu et ses dérivés et certainement ce qui explique qu’elles soient si connues et utilisées. Mageia pourrait être un bon outsider, ce qui semble se confirmer à bien regarder les chiffres sur le site Distrowatch.

Ubuntu 12.10: Unity is good, finally !

17 Septembre 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

La prochaine version d'Ubuntu, Quantal Quetzal, prévue pour sortir le 18 octobre prochain, est disponible en version beta. L'occasion est trop belle de porter un premier coup d’œil à cette distribution majeure.

Pourquoi tester Ubuntu ?

Depuis quelques années maintenant et mon utilisation quotidienne d'ordinateurs portable avec écran 16/10 ou 16/9, je me suis forgé une physionomie de base à mes environnements de bureau, que je peux adapter aussi bien à Gnome qu'à KDE.

Tous mes bureaux successifs, quelle que soit ma distribution de travail, sont basés sur quelques éléments simples :

- des icônes sur un dock à gauche de l'écran, regroupant les applications que je lance le plus souvent

- la date, l'heure, l'indicateur de batterie, l'outil de captures d'écran, l’icône de réseau et un bouton de marche/arrêt/suspend dans le dock (KDE) ou dans une barre en haut de l'écran (Gnome) ;

- un mode de présentation des fenêtres actives en miniatures déclenché en collant le curseur de la souris dans le coin en haut à gauche de l'écran.

 

Les dernières distributions à se succéder sur mon poste ont été ces derniers mois, dans l'ordre, Mageia, Kubuntu, Fuduntu et OpenSuSE. Les deux premières et la dernière avec KDE, celle du milieu avec Gnome... 2 !

 

A chaque fois j'ai configuré mon bureau de la même façon.

 

Et puis un jour, les ténèbres autour de ma réflexion se sont déchirés, et j'ai vu la lumière ! « Mais cette façon d'agencer mon bureau, c'est tout à fait Unity !).

Évidemment, j'ai immédiatement sombré dans des abîmes de désirs contradictoires, vu les mauvaises expériences que j'ai pu avoir avec Unity depuis sa première version. Mais ces expériences n'ont en rien entachés les qualité d'Ubuntu, à savoir une distrib' facile et qui « marche », une communauté énorme et réactive, et une logithèque impressionnante. Si on y ajoute un kernel au top (le 3.5), Firefox 15 et LibreOffice 3.6, on se doit de tester !

 

Du coup, je me suis lancé en téléchargeant la version beta. Deux boots en live USB plus tard, j'ai sauté le pas et elle est aujourd’hui pleinement installée sur mon ordi. Et voici pourquoi...

Parce qu'Ubuntu est graphiquement « propre » et « consistante ».

Qu'est-ce qu'une distribution graphiquement « propre » et « consistante » ? C'est Ubuntu ;-) Ouais bon d'accord, je développe.

 

Lorsque vous lancez une distribution pour la première fois, vous avez une réaction instinctive basée sur vos goûts. Vous vous dites « c'est moche » ou « c'est joli » ou « whoua » ou « beurk », bref, une première impression. A la manière dont vous jugez involontairement les gens sur leur apparence au premier regard, vous faites de même pour un environnement de bureau.

 

Après vous rentrez dans les détails.

 

Je n'ai jamais vraiment aimé les couleurs sombres qui entourent les fenêtres d'Ubuntu, mais j'ai toujours aimé regarder les icônes et les effets de sur-lignage, de sélection ou de focus orange, rouge pale voire rose.

Autre chose que j'ai toujours aimé, ce sont les polices, ou plutôt la police Ubuntu et l'application de l'anti-crénelage. Pour ce dernier point, Gnome est le meilleur en la matière depuis des années, mais couplé à la police Ubuntu, c'est un régal pour les yeux sur l'écran, et les impressions papiers ne sont pas en reste.

Et donc, lorsque vous mélangez les couleurs, les polices, les icônes, qui composent le bureau d'Ubuntu, vous ne pouvez que constater que « ça fonctionne bien ». L'ensemble est très homogène, reposant pour les yeux, et finalement plaisant à regarder (bon, pour les couleurs, ça reste évidemment une question de goûts).

 

L'autre aspect, c'est que cette harmonie se retrouve dans la plupart des softs livrés avec la distrib. Firefox par exemple, n’apparaît pas comme complètement dissocié graphiquement du reste des applis, tout comme Libreoffice, qui reprend très bien la charte graphique d'Ubuntu. KDE est incapable de faire cela aussi bien, même avec Kubuntu ou OpenSuSE. Il essaie de le faire, mais il ne le fait pas aussi bien...

 

Du coup, on se retrouve avec un environnement et des applications qui ont une apparence commune. Ça paraît bête, mais cette harmonie est très importante pour le ressenti de l'utilisateur face à son environnement de travail. En tout cas, c'est important pour moi.

Parce qu'Unity correspond maintenant à ma façon de travailler

Depuis sa première apparition, Unity est soit décrié soit adulé. On aime ou on déteste. Certains crient au génie alors que d'autres crient à la régression infâme.

 

J'ai longtemps détesté.

 

J'ai changé d'avis.

 

Moyennant un petit tuning avec l'utilitaire Ubuntu Tweak, que je vous conseille d'installer dès le redémarrage après l'installation, on peut être très productif avec Unity, du moins avec la physionomie de bureau que j'utilise.

 

Espace-de-travail-1_001.png

 

D'abord, Unity est un dock. On peut y déposer les icônes de lancement de nos applis favorites très facilement. Des menus contextuels permettent, suivant la cible de l'icône, de lancer une nouvelle fenêtre, de créer un nouveau fichier, ou d'ouvrir un dossier. Il n'y a pas de visualisation miniatures des fenêtre ouvertes, mais ce n'est pas si gênant que cela. Et le système de sur-lignage des fenêtres lancées couplées aux petits pointeurs très visibles qui dénombrent le nombre de fenêtres lancées par application permet de savoir très rapidement ce qui tourne. Si l'on ajoute la présentation des fenêtres sur l'écran en pointant la souris dans un coin de ce dernier, on a un dock tout à fait correct. Ah, j'oubliais le clic sur l'icône d'une application affichant plusieurs fenêtres. Un clic sur celle-ci affiche en miniatures sur l'écran les fenêtres ouvertes, et seulement celles-ci, contrairement à la présentation générale des fenêtres qui les présente toutes, quelles que soient les applications lancées. Dernier point à ce sujet. Si vous avez plusieurs écrans connectés à votre ordinateur, la présentation des fenêtres fonctionnera pour chaque écran. Les fenêtres affichées sur un écran se miniaturiseront sur celui-ci, les autres fenêtres sur l'autre écran.

 

Le tableau de bord est assez déroutant au début, mais on s'y fait vite. Un clic affiche l'historique des applications lancées par l'utilisateur, ainsi que les fichiers édités par celui-ci. Un clic droit sur l'icône d'un fichier affiche un aperçu de ses caractéristiques, tout comme un clic sur une application (c'est une des nouveautés de cette nouvelle version). Retrouver ses fichiers les plus utilisés est donc assez facile, et l'historique des applications lancées moins souvent que celles du dock est tout à fait pratique à l'usage.

 

Capture-du-2012-09-17-12-17-57.png

 

Autre point, le menu global. Assez déroutant aussi au début, on s'y fait somme toute assez vite. Cela permet de gagner un peu de place en hauteur sur l'écran, et on se surprend assez rapidement à aller cliquer d'instinct dans le menu. A noter que la plupart des applications les plus courantes supportent ce mode d'affichage du menu.

 

Et pour finir, la cerise sur le gâteau, les performances ressenties. Sur mon Folio 13 (Core i5 à 1,6Ghz avec carte vidéo Intel intégrée et 4Go de RAM) j'obtiens un très bon niveau de réactivité, même avec beaucoup de fenêtres ouvertes, dont un Windows 32 bits utilisant 1,5Go dans Virtualbox. Tout est fluide et rapide, et répond immédiatement au clic. Du tout bon à ce niveau, certainement grâce à la nouvelle version de xorg et des bibliothèques opengl.

Parce que « ça marche »

Ce n'est pas nouveau, Ubuntu est réputé depuis longtemps pour cela. Une distribution facile à installer à utiliser et qui se débrouille pour vous fournir une expérience utilisateur riche et surtout sans contrainte. Vous avez besoin de Flash player ? Il est dispo. Vous avez des drivers wifi particuliers ? Ils sont dispos et Ubuntu sait les installer pour vous. Vous êtes en 64 bits mais vous avez un programme 32 bits indispensable ? Ubuntu saura le lancer, moyennant l'installation de quelques librairies supplémentaires. Vous gérez plusieurs réseaux et passez souvent de l'un à l'autre ? Créez des profils pour chacun et basculez de l'un à l'autre rapidement et sans plantage (tiens, un truc que Oinoin 7 ne sait toujours pas bien faire!). Et si vous voulez imprimer, même au sein d'une entreprise, Ubuntu est là distribution qui détecte le mieux les imprimantes disponibles sur un réseau, croyez-moi !

 

Certes, tout n'est pas encore rose dans cette version beta. Des crashs sont assez courants encore, mais c'est le lot commun aux pré-versions. En tout cas, aucun crash sérieux à déplorer depuis quelques jours, du moins aucun qui m'aurait fait perdre des données.

Parce qu'on trouve forcément ce que l'on cherche

Même si Ubuntu sait bien se débrouiller seul pour vous offrir la meilleur expérience utilisateur possible, il est possible que vous ayez un problème qu'il ne sache pas résoudre seul. Dans votre malheur vous avez de la chance, parce que lorsque vous allez faire une recherche au sujet de ce problème sur Internet, il y a de fortes chances pour que vous ayez un grand nombre de réponses, dues en grande partie à la communauté et aux utilisateurs d'Ubuntu. Ce n'est pas forcément le cas avec d'autres distributions.

 

Autre point positif, qui vient du succès de cette distribution. Lorsque vous voulez essayer un programme qui ne fait pas partie de la logithèque, vous trouvez la plupart du temps sur Internet une version Ubuntu. Parfois c'est même la seule version disponible en plus du code source. Je cède à la facilité ? Oui, et j'assume.

Parce que la logithèque est énorme

Vous cherchez un soft ? Vous le trouverez dans la logithèque. Et si ce n'est pas le cas, il y a fort à parier qu'une version pour Ubuntu existe quelque part sur Internet. Cerise sur le gâteau (ça fait deux, vous êtes gâtés), les versions installables et installées des logiciels sont très récentes.

 

Logitheque-Ubuntu_002.png

 

La logithèque, très bien conçue à mon goût avec son fonctionnement et son look inspiré des « App store » mobiles est une aide précieuse à l'installation de logiciels. Mais si vous cherchez une bibliothèque ou un logiciel très particulier qui n’apparaît pas dans la liste, n'hésitez pas à installer Synaptic, le gestionnaire de paquet historique d'Ubuntu, qui fonctionne encore parfaitement et qui a une granularité de recherche bien plus fine. Un simple

sudo apt-get install synaptic

installera le programme et tout ce qui va bien pour qu'il fonctionne.

Parce qu'il y des bonus

Et on commence par Ubuntu One, le service « à la Dropbox » d'Ubuntu. Sauf qu'ici vous disposez de 5Go gratuits au lieu de 2 chez le concurrent. Attention, je ne dis pas que c'est le meilleur service du genre, mais celui-ci à l'avantage d'être parfaitement intégré à la distribution et propose sensiblement les mêmes prestations. Côté confidentialité des données, je n'ai pas plus d'infos que cela, alors on peut réserver l'usage de ce service à des fichiers peu importants.

 

Ubuntu-One_003.png

 

La logithèque est donc un très bon app store, qui ne se cantonne pas aux softs, mais apporte aussi son lot de revues et livres divers, en anglais la plupart du temps.

 

Vos comptes Facebook, LinkdIn, Google et autres peuvent être rassemblés dans l'outil « Online accounts », pour vous permettre de partager plus rapidement et facilement les informations, et échanger avec vos amis et vos communautés. Les services sont transparents et bien intégrés dans le bureau, avec Empathy par exemple pour communiquer et montrer votre disponibilité ou celle de vos correspondants.

 

Quelques petits programmes bien pratiques sont là aussi pour améliorer votre vie numérique, comme un outil de sauvegarde bien pratique ou un outil de gestion des informations privées.

 

Ah, j'ai failli oublier ! Le programme d'installation vous propose désormais de chiffrer la totalité du disque dur, en plus du dossier utilisateur. Cette fonctionnalité, indispensable si vous avez un ordinateur portable, est très facile à paramétrer : un clic et deux fois un mot de passe suffisent.

Alors ce bilan ?

Très bon !

 

Je suis le premier étonné de trouver un réel plaisir à utiliser Unity. Mais ce plaisir est bien réel et je pense être parti pour quelques mois avec ce nouveau compagnon de tous les jours...

Passer à Linux: Facile !

30 Juillet 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Voici un petit précis en 6 points (j'ai pas pu faire moins, désolé) pour permettre à un pur néophyte de passer à Linux.

C'est volontairement court et uniquement à destination des grands débutants.

Si vous pensez que ça peut être utile, faites tourner...

 

L'ordinateur facile 

Premier élément à prendre en compte pour essayer simplement une distribution Linux : l'ordinateur. Pour faire simple, il vous faut de préférence :

  • un ordinateur récent, c'est à dire qui n'a pas plus de 3 ou 4 ans.

  • de l'espace libre sur votre disque dur.

  • une connexion à Internet (au cas où : par câble pour commencer, wifi quand la distribution sera installée)

  • une heure devant vous

La distribution facile

On dénombre plus de 350 distributions Linux dans le monde.

En voici 3 faciles :

  • Ubuntu

  • Linux Mint

  • Mageia

L'image facile

Sur le site de la distribution que vous avez choisie, téléchargez la dernière version en suivant l'un de ces liens :

 

Il faut faire attention à deux choses :

  • Prenez de préférence la version liveCD

  • Choisissez la version 32 bits plutôt que 64.

Une fois téléchargée, l'image ISO peux être gravée sur un CD ou un DVD avec votre outil de gravure préféré, ou sur une clé USB avec un outil spécifique comme LinuxLiveUSB (http://www.linuxliveusb.com/) sous Windows, ou Unetbootin (http://unetbootin.sourceforge.net/) sous Windows, OSX ou... Linux.

Une fois l'image gravée sur CD ou DVD ou chargée sur la clé USB, rebootez l'ordinateur en choissant de démarrer dessus.

L'installation facile

Une fois l'ordinateur démarré sur Linux, aucune modification n'a encore été apportée à votre ordinateur. L'avantage d'un LiveCD, c'est justement cela : vous essayez sans risque.

Cliquez un peu partout et essayez les programmes disponibles. Si tout semble ok, passez à l'installation. Il doit y avoir un programme d'installation quelque part sur le bureau. Lancez-le et laissez-vous guider. Les programmes d'installation modernes font bien les choses et vous proposent en général le meilleur choix, que vous ayez un autre OS sur votre ordinateur ou pas.

Cependant, si vous avez le moindre doute et des données sur votre disque dur, annulez purement et simplement l'installation ! Demandez conseil pour la suite, ou utilisez un disque dur vierge ou sans données de valeur.

Les logiciels faciles

Une fois redémarré, votre ordinateur doit présenter le même écran que lorsque vous étiez sur la clé USB ou le CD.

Bienvenu dans le monde merveilleux de Linux !

Les programmes à connaître immédiatement sont :

  • Firefox pour aller sur Internet (=Internet Explorer)

  • Thunderbird pour lire les emails (=Outlook)

  • LibreOffice (=Pack Office)

  • Nautilus ou Dolphin (=gestionnaire de fichiers)

D'autres sont installés, et classés par catégorie (multimédia, bureautique, Internet), alors n'hésitez pas à les découvrir...

Les paquets faciles

Les distributions Linux possèdent une bibliothèque de logiciels intégrée. Cela revient à chercher dans une liste plutôt que sur Internet le programme dont vous avez besoin.

Cherchez-la et lancer la logithèque de la distribution. Si elle vous indique que vous avez des mises à jour à faire, faites-les. Sinon, farfouillez dans les catégories de logiciels disponibles, et lorsque vous avez trouvez celui que vous cherchez, installez-le simplement (vous avez un bouton d'installation quelque part pour cela !). Tout ce qu'il vous faut, c'est une liaison Internet.

 

Enjoy !

 

HP Folio 13, carte wifi et suspend: problème et solution !

25 Juin 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Je viens de tester un HP Folio 13 2000, avec une carte wifi Intel.

 

Pas de doute, c'est typiquement une machine conçue pour Windows et sa cohorte de drivers qui permettent aux différentes touches de fonction de... fonctionner.

La carte Wifi est activable/désactivable par une combinaison de touches standards (Fn+F12). Or, cette combinaison n'est pas gérée par Linux. Là où c'est gếnant, c'est lorsque l'on met l'ordinateur en veille: la carte wifi est arrêtée à ce moment là. Mais lorsque l'on rallume l'ordinateur, tout repart, sauf elle ! Le témoin de tension intégré à la touche F12 reste orange, signe de désactivation. Une solution est de rallumer l'ordinateur, ce qui la réactive. Pas top, n'est-ce pas ?

Il existe une autre solution, qui fonctionne sur ma Mageia 2 KDE. Voici comment faire.

En root dans une console, éditez le fichier /etc/pm/sleep.d/99fixwifi

Tapez ces lignes:

#!/bin/sh

. "${PM_FUNCTIONS}"

resume_wifi()
{

        # unlock wifi card, remove and reload the module for the wifi card
        rfkill unblock all
        rmmod iwlwifi

}

case "$1" in
        thaw|resume)
                resume_wifi
                ;;
        *) exit $NA
                ;;
esac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sauvegardez le fichier puis tapez

chmod +x 99fixwifi

 

 

La carte devrait revenir à la vie après la mise en veille de l'ordinateur.

Attention: cela fonctionne avec mon PC, et Mageia 2. En aucun cas il est prouvé que cela peut fonctionner avec une autre distribution. Mais ça reste quand même une piste de réflexion pour d'autres.

Magiea 2 est sortie !

23 Mai 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Ça y est, elle est là !

Enfin, ça fait un moment qu'elle est là, mais cette fois c'est bien en version finale. Mageia 2 est sortie, et c'est une vrai bonne nouvelle.

C'est une bonne nouvelle pour nous, les utilisateurs, je vous dirai pourquoi plus loin dans ce post. C'est aussi une bonne nouvelle pour la communauté qui s'est développée autour d'elle, car travailler dur sur un produit quand on est une petite équipe c'est bien, mais quand ce produit peut sans conteste être comparé aux plus grands sans rougir, c'est encore mieux, et c'est bien le cas ici.

C'est enfin une bonne nouvelle pour les amateurs de l'environnement de bureau KDE, car ce dernier trouve en Mageia 2 un hôte de marque, qui sait mettre en valeur ses qualités sans le dénaturer.

 

Je ne m'étendrai par sur le process d'installation. Je trouve toujours les mêmes points à critiquer : trop d'écrans successifs : on doit certainement pouvoir diminuer leur nombre et simplifier d'autant la procédure d'installation pour le commun des mortels qui n'ont pas envie de se coltiner des tonnes d'options pour installer la distribution avec une configuration standard.

En fait, je verrais bien deux programmes d'installation dans un seul : au démarrage l'utilisateur choisit l'installation simplifiée, dans laquelle tout ou presque sera automatiquement présélectionné, basé sur des standards ; ou il choisit une installation plus poussée, dans laquelle il définit lui-même les options. Pourquoi pas... Bon, de toute façon, simplifiée ou non, l'installation se passe bien et se déroule sans accros et très rapidement, du moins avec la version livecd, celle que j'ai utilisé.

Passons.

 

1st boot -> bof

Le premier démarrage est lent, bien loin de ce que savent faire certaines autres distributions. On se dit alors que c'est normal, que le système est en train de calibrer le processus de démarrage, en prenant note de tout ce qui doit être lancé, et en préparant l'optimisation. Et puis on redémarre une autre fois, pour voir. Et on est déçu. C'est encore lent. Certainement des progrès à faire à ce niveau.

En ce qui me concerne, ça ne me gêne pas plus que ça, vu que je mets mon ordinateur en veille dans 99 % des cas. Je ne le redémarre qu'après une mise à jour du noyau Linux. La bonne nouvelle, c'est que la mise en veille et la sortie de veille se font à très grande vitesse, elles. Et sans bug d'affichage ou de carte réseau (wifi et filaire). Du coup, plus besoin d'éteindre la machine, ce qui contrebalance l'effet de lenteur du démarrage.

 

KDE -> vite, vite, vite, et bien.

J'ai longtemps préféré Gnome pour une bonne raison : sa réactivité. J'ai pourtant toujours préféré KDE, depuis la version 3. La version 4 et ses dérivées m'ont toujours semblé poussives, quel que soit la distribution sur laquelle elles tournaient. D'ailleurs, c'est toujours le cas sur Kubuntu (ouh, c'est pas bien de balancer).

Avec Mageia 2, point de ralentissement, bien au contraire. Tout est extrêmement réactif. Les effets graphiques sont particulièrement véloces, même sur ma poussive carte vidéo intégrée Intel. Du bon boulot donc dans l'optimisation, mais pas seulement. KDE reste KDE, et sa puissance continue de croitre au fil des releases. Il suffit de voir par exemple les progès accomplis par le gestionnaire de fichiers Dolphin pour comprendre. La navigation est ultra fluide ; il permet d'accéder à tout un tas de médias locaux ou réseaux ; il est facilement extensible avec des plugins intéressants (pour convertir des images, musique ou vidéos, pour chiffrer des fichiers ou des répertoires, ou encore pour afficher des miniatures des fichiers courants, etc) ; il s'interface parfaitement avec Akonadi et Nepomuk pour indexer des informations et faire des recherches ultra-efficaces et rapides.

Autre excellente chose dans KDE, les activités. Si vous n'avez pas encore gouté à cela, faites-le sans hésiter, c'est que du bonheur !

Bonne idée de la part du team Mageia: avoir intégré par défaut le « gestionnaire de tâches à icônes uniquement » au bureau KDE. Ce n'est pas le gestionnaire de tâche par défaut, mais il le remplace avec bonheur, un peu à la manière des docks.

Les programmes GTK tels Firefox ou LibreOffice sont parfaitement intégrés à l'environnement KDE, avec des icônes et un thème graphique homogène et des lissages de caractères corrects. Pour un peu on aurait l'impression que ces programmes ont été écris en QT...

Mageia-LibreOffice.png

 

Pour finir sur KDE, voici quelques petits programmes et fonctionnalités dont je ne peux plus me passer :

- les activités

- Ktimetracker, pour gérer le temps passé sur ce que je fais

- Ksnapshot, l'un des meilleurs outils de capture d'écrans

- Nepomuk, pour faire des recherches dans le contenu de mes fichiers

- Clementine, pour écouter la musique que j'aime, qu'elle soit locale ou distante. A noter ici que Mageia est livré par défaut avec Amarok, mais je n'ai jamais pu m'y faire...

Mageia-file-manager.png

 

Logithèque -> de mieux en mieux

La première chose à faire après l'installation de Mageia, c'est d'aller jeter un coup d'oeil dans les dépôts de logiciels. Par défaut, ne sont activés que les dépôts libres. Ca va être juste pour une expérience utilisateur riche est simple. Il faut donc ajouter les dépôts « nonfree », voir les « tainted », pour avoir accès à certains programmes comme Adobe Flash Player par exemple. Une fois ceci fait, je dois avouer que la logithèque de Mageia s'étoffe au fil du temps, et qu'il est de plus en plus difficile de la prendre à défaut lorsque l'on cherche un programme. Bon d'accord, on est encore loin de la richesse des dépôts Debian ou Ubuntu, mais les choses avancent.

Une chose que l'on pouvait reprocher à l'outil de gestion des paquets, c'était sa relative lenteur. Mais ça c'était avant. Là encore, la nouvelle version a été optimisée. Elle est beaucoup plus rapide à l'ouverture et à l'installation des paquets. Je n'ai pas eu non plus à redouter des problèmes de dépendances.

Autre point positif, le gestionnaire de mise à jour est discret et efficace. Il cherche une fois par jour les mises à jour disponibles et propose de les installer. Il est possible d'allonger ou de raccourcir le délai de check suivant ses envies (toutes les heures pour moi).

Dernier point, les logiciels installés par défaut sont presque tous dans leur version stable la plus récente, comme LibreOffice en 3.5.3, Rekonq en 0.9.2, la suite Calligra en 2.4.1, Amarok en 2.5.0. Seule exception notable, Firefox, en 10.0, alors que la version 12 est sortie depuis déjà un moment. Pas très grave, mais assez surprenant, car je ne vois pas réellement quel peut être l'impact d'une mise à jour vers la dernière version... Enfin, ça ne porte pas à conséquence pour l'instant.

Mageia-Software-Installer.png

 

Centre de contrôle -> toujours aussi complet

Le centre de contrôle a toujours été un point fort de Mageia et de Mandriva. Il est complet, rapide et efficace, et touche tous les secteurs où l'administrateur de la machine pourrait vouloir intervenir : matériels, logiciels, sécurité, réseaux, disques, etc.

Pas de révolution visible ici, mais une consolidation des outils et une personnalisation de l'ensemble aux nouvelles couleurs de Mageia. Seul bémol : les snapshots, qui ne fonctionnent pas sur ma machine. Cela ne me bouleverse pas outre mesure, car j'utilise Grsync pour faire mes sauvegardes à la main, en attendant peut-être l'inclusion des snapshots BTRFS (dans Mageia 3 ?)

Mageia-control-center.png

 

Thème et identité -> le grand bleu

Le nouveau thème graphique est plutôt sympa. Bon d'accord, c'est encore du bleu. Je ne sais pas pourquoi le bleu est à la mode depuis des années sur nos ordinateurs mais c'est comme ça. Reste que l'ensemble est assez agréable à l'oeil en configuration de base, et qu'un peu de tuning visuel avec le centre de contrôle de KDE et quelques téléchargements sur le site kde-look.org permettent de l'adapter facilement à ses goûts.

Mageia-default.png

 

Conclusion

Je suis très sincèrement admiratif devant cette nouvelle version de Mageia, qui, rappelons-le, n'est que la deuxième du nom.

Je ne crois pas que la communauté soit énorme ou l'équipe de dev très étofée. Et on est loin ici du soutient de grosses communautés du libre. C'est d'autant plus à l'honneur des développeurs et contributeurs de cette distribution qui est pour moi l'une des meilleures du moment dès lors que l'on veut du KDE sur son bureau.

Pour info, le célèbre site Distrowatch la classe en 6ème position, juste derrière Debian. Et c'est le classement de la première version !

Bref, encore une fois félicitations à tous ceux et celles qui ont contribué à faire de cette distribution, un « must have ». Bravo.

Mageia 2: premier bilan après 1 mois d'utilisation

12 Avril 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Cela fait presqu'un mois que j'utilise Mageia 2 tous les jours sur mon PC de travail (oui, je sais, c'est fortement déconseillé tant qu'il n'est pas sorti en version définitive).

 

Voici ce que j'utilise tous les jours (ou presque):

- Virtualbox pour faire tourner Windows 7 (bouuuuhhh)

- Libreoffice pour mes documents texte, calculs et présentation

- KeepassX pour conserver et automatiquement taper mes mots de passe

- Remmina pour accéder à des serveurs Windows en RDP

- Firefox bien sûr, avec Adblock, Flash player et Java

- Dolphin pour ma gestion quotidienne des fichiers

- Grsync pour sauvegarder mes fichiers sur disque dur externe chiffré au moins une fois par semaine

- Clementine pour écouter de la musique (je n'arrive pas à me faire à Amarok)

- Les activités de KDE, indispensable pour bien segmenter ses bureaux par types d'utilisation

- L'outil de capture d'écran de KDE, un des meilleurs que je connaisse, enfin, un des plus simples et pratiques à utiliser

- Gwenview pour gérer mes photos et captures d'écran

- Fonctionnalité de double écran, un pour Linux, l'autre pour l'OS guest de Virtualbox.

 

Alors, que dire de cette prochaine version de Mageia ?

 

Eh bien, ça va être dur d'en dire du mal, alors je vais commencer par ce qui ne va pas très bien (pour l'instant, je vous rappelle que c'est une beta).

Le seul truc qui "marchouille", c'est le gestionnaire de réseaux. Dès que j'utilise les profils, indispensables pour moi car je dois jongler entre différents réseaux, filaires ou wifi), ça merdouille. En général, je me retrouve sans connexion, et je dois redémarrer ma machine pour en retrouver un. Du coup, en attendant les corrections - qui sont peut-être déjà là, je n'ai pas testé à nouveau depuis un moment - j'utilise KNetwork manager, qui fonctionne nickel.

 

Passons aux bons côtés maintenant.

D'abord, le truc le plus incroyable, c'est la réactivité de l'ensemble. Je n'ai pas peur de dire que je n'ai encore jamais vu une distribution sous KDE aussi réactive et agréable à utiliser, même en condition de stress. Même avec Windows 7 qui tourne dans son Giga et demi de RAM sur deux coeurs de mon processeur, je ne constate pas de ralentissement sous Linux. Les applis démarrent au quart de tour, sont réactives, et je peux en lancer un paquet avant que je commence à sentir les limites. La grande claque, c'est quand j'utilise la fonction de visualisation de toutes les fenêtres ouvertes sur un écran. L'effet est d'une telle vitesse que ça me fait presque peur... Je n'avais pas vu ça depuis... Je n'ai jamais vu ça d'ailleurs.

 

Bon ok, il est temps de parler de ma machine. C'est un Core i5 de chez Intel, avec une carte intégrée Intel HD. C'est du Sandy bridge. Pas une bête de course graphique en tout cas.

 

Apparemment donc, des optimisations ont bien eu lieu sur KDE (ici en 4.8.2), mais peut-être aussi dans le noyau Linux 3.3. Bref, je ne sais pas trop où, mais il y a dû en avoir, parce que je n'ai pas ressenti un tel confort avec cette machine, qui a pourtant déjà hébergé plein d'autres distribs.

 

Parlons un peu stabilité maintenant. Ou plutôt n'en parlons pas, car il n'y a rien à dire. Pour une beta, c'est super stable. Je n'ai pas constaté le moindre plantage depuis des lustres, et pourtant je ne le ménage pas: pleins d'applis gourmandes en même temps, mises en veilles plusieurs fois dans la journée, pas d'arrêt ou de redémarrage sauf pour les mises à jour qui le nécessitent.

 

Au niveau de l'offre logicielle, c'est du tout neuf, avec les dernières versions des logiciels précités.

 

Dernier point, la dernière mise à jour graphique est plutôt sympa, avec notamment un papier peint très cool. Allez, je vous fais une capture vite fait (cliquez dessus pour la taille réelle):

Mageia-2-2.png 

Une petite conclusion ?

Allez, ça mange pas de pain.

Pour moi, c'est LA bonne surprise de l'année. Rapide, stable, complète, cette distribution a un potentiel énorme. Même si elle est basée sur des sources reconnues (Mandriva), elle n'en est qu'à sa deuxième version. C'est d'autant plus remarquable.

 

J'en reviens finalement à mon article précédent: si vous voulez utiliser KDE, installez Magiea, vous ne le regretterez pas ! Bien sûr attendez quand même la sortie de la version définitive, ça évitera les bugs que je n'ai pas pu constater...

Euh, si j'osais... Allez, j'ose: Cocorico !

Mageia 2: la distribution qui va vous faire aimer KDE !

18 Mars 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Toutes les distributions basées sur Linux ont un environnement graphique de prédilection: Fedora et Mint préfèrent Gnome, OpenSuSE et Mandriva sont clairement du coté de KDE. Mageia, dérivée de Mandriva depuis ses déboires financiers, propose par défaut d'installer l'un ou l'autre de ces environnements. 

 

Curieux comme je suis, j'ai testé Mageia 2 beta 2 KDE avec Virtualbox pour voir où en était cette distribution récente (deuxième version seulement). Et j'ai été assez bluffé ! A tel point que j'écris ce post avec, et qu'elle a remplacé Fedora 16 Gnome sur mon ordinateur de tous les jours...

 

Installation: Pas mieux qu'avant.

Le programme d'installation de Mageia n'est ni meilleur ni pire que la plupart des autres. Il est un peu plus compliqué que certains, et plus simples que d'autres. L'impression générale reste malgré tout moyenne, et l'on se dit que certains écrans pourraient être purement et simplement supprimés ou regroupés (choix de l'écran, clavier et langue).

Le chiffrement du disque dur est perdu dans les options avancées du partitionnement. On est loin de la simplicité de Debian ou Fedora, qui proposent une simple case à cocher pour chiffrer la totalité du disque dur.

Bref, un programme d'installation qui pourrait être amélioré et simplifié.

 

Les +:

- Programme complet, offrant toutes les options classiques d'installation.

 

Les -:

- Trop d'écrans successifs. Pourrait être simplifié, en s'inspirant par exemple de Fedora, Debian ou Ubuntu.

- Un peu lent. La phase de copie des fichiers est un peu longue, même si la liste des logiciels installés par défaut est longue.

- Le chiffrement du disque dur ou du /home/ est perdu dans les options avancées.

 

 

Programmes par défaut: du neuf avec du solide.

Le noyau Linux est en version 3.3rc7 pour l'instant, avec la version 3.3 définitive comme objectif. La dernière version stable donc, gage de performance et de reconnaissance d'un max de périphériques.

KDE est livré ici en version 4.8.1, c'est à dire la dernière version stable de l'environnement graphique du même nom. C'est du solide et de l'optimisé.

LibreOffice est en version 3.5.1. Là encore, c'est la dernière version stable qui est livrée, plus légère que l'ancienne grâce au ménage qu'on fait les développeurs pour supprimer le "vieux" code inutile ou peu performant.

Curieusement Firefox est encore en version 10, mais la version 11 sera certainement installée dans les jours ou les semaines qui viennent.

VLC est disponible en version 2.0, Gimp en 2.7.4. Voila pour l'essentiel.

 

Les +:

- Versions des logiciels très à jour.

- Couverture logicielle complète (la liste des outils installés est très longue, trop pour ce court billet).

 

Les -:

- Firefox en version 10.

 

 

Outils Mageia: toujours très bon.

Le panneau de contrôle issu des outils développés à l'origine par Mandriva est toujours aussi complet. Il est sans conteste du niveau de celui d'OpenSuSE, une référence en la matière.

Mention particulière pour la partie "Gestion des logiciels", qui est particulièrement réactive et à priori sans bug bloquants. Ca peut paraitre évident de dire cela, mais mon expérience avec les versions antérieures de Mandriva m'avait laissé une impression plus que mitigée: plantages, miroirs de téléchargement plus ou moins réceptifs, lenteurs et lourdeurs étaient mon lot quotidien.

Ces problèmes semblent désormais lointains heureusement. Je trouve les temps d'installation très bons et aucun plantage n'est à signaler depuis l'installation.

 

Les +:

- Rapidité, stabilité et fonctionnalités sont au rendez-vous.

- Mention particulière pour la gestion des logiciels, enfin digne d'une Debian ou Ubuntu.

- Le centre réseau remplace agréablement l'outil par défaut de KDE, avec gestion des profils et de la sécurité intégrée.

 

Les -:

- Certains outils comme la gestion des lecteurs réseaux est encore peu efficace, du moins sur les réseaux que je cotois...

 

 

Impression générale: speed up !

J'ai toujours aimé KDE, mais je suis toujours revenu à Gnome pour des raisons de performance. Plus les versions passent, plus l'écart de performance entre les deux environnements semble s'atténuer.

Tout est maintenant hyper-réactif avec cette version de Mageia, qui est pourtant en version beta: le accès au disque dur paraissent rapides, les applications se lancent très rapidement, les performances ne s'écroulent pas même avec des applications lourdes lancées en même temps. Bref, que du bon en terme de réactivité et de vitesse générale.

Attention toutefois: cela n'engage que moi, et aucun test scientifique ne vient étayer ce que j'affirme. Il n'empêche que je n'ai plus l'impression d'attendre mon ordinateur, comme c'était le cas avec d'autres distributions sous KDE (et notamment Kubuntu).

 

D'autre part, malgré le fait qu'elle soit en beta, cette version est déjà très stable. Je n'ai eu à déplorer aucun plantage, que ce soit système ou programme depuis l'installation.

 

Les +:

- Une réelle impression de vitesse et de réactivité.

- Une grande stabilité, malgré la version non-définitive.

 

Les -:

Aucun.

 

 

Conclusion: à découvrir !

Oui, je crois qu'il faut donner sa chance à cette distribution si vous aimez KDE et que votre petit côté "Frenchy" vous titille.

Vous découvrirez les joies de la dernière version de KDE, qui ne semble pas bridée ici par quelques manques de réactivité. On dirait vraiment que cet environnement graphique s'exprime de la meilleure des façons, sans contraintes.

Bref: derniers logiciels, stabilités et réactivités sont les termes que je retiens de cette distribution, déjà en prod sur mon PC, et pour un certains temps c'est sûr.

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