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And Linux For All

Les distributions Linux à tester en 2014

4 Janvier 2014 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

2014 ne sera toujours pas l'année de la domination de Linux sur les ordinateurs personnels. Mais Linux domine sur d'autres marchés : les serveurs, les clusters de calcul et méga-ordinateurs, les tablettes et smartphones Android. Mais sur les ordinateurs personnels, il ne décolle pas d'1 % de part de marché.

Mais pour nous, les – déjà - utilisateurs de Linux sur ordinateur personnel, se pose encore et toujours la même question : quelle(s) distribution(s) choisir pour nous accompagner au quotidien cette année ?

Voici donc les distributions qu'il va falloir surveiller, installer, tester, et peut être adopte sur vos ordinateurs en 2014.

1. Ubuntu

ubuntu.png

Oui, je sais, commencer par celle-ci est un peu facile. Beaucoup l'ont laissé tomber lors de son passage à Unity, et se sont tournés vers d'autres environnements/distributions. Le fait qu'elle envoie des données à nos chers amis américains d'Amazon n'a pas arrangé les choses, surtout en ces temps de médiatisation de l'affaire Snowden.

Pourtant, Ubuntu reste plus que jamais une valeur sûre, qui fait parler du monde du libre, de l'opensource, de Linux. Parler en bien ou parler en mal, peu importe, pourvu que l'on en parle. Ce slogan volontairement provoquant, digne des meilleures – ou pire – agences de pub, a pourtant un côté positif et nécessaire. Canonical, la maison mère porteuse du projet Ubuntu, l'a compris depuis longtemps et sais communiquer, faire le buzz, en bien ou en mal, question de point d vue.

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

Tout d'abord, elle arrive avec un lot non négligeable de nouveautés à tester. Je suis curieux de savoir ce que va donner ce nouveau serveur d'affichage remplaçant xorg, Mir. Les nouveaux icônes ont l'air plutôt sympas à regarder. On pourra désactiver le global menu pour chaque application (c'était un des reproches majeurs que je faisais à Unity). Le TRIM automatique pour les disques SSD m'intéresse aussi, même si cela ne concerne pas tout le monde. Enfin, la convergence entre Ubuntu desktop et Ubuntu Touch risque d'apporter pas mal de bouleversement dans les usages que l'on pourra faire de son bureau, bien que cela reste encore à démontrer. Bien entendu, le dernier noyau Linux sera de la partie, ainsi que les dernières versions de tous les logiciels que l'on utilise au jour le jour.

Ajouter à tous cela un support étendu (c'est une version LTS comme la 12.04), et vous obtenez une distribution qui, si vous ne l'installez pas, devrait au moins mériter de faire un tour sur une clé USB pour test. Donnez-lui ou redonnez-lui une chance.

Récap'

- Une distribution emblématique.

- Le plein de nouveautés.

- Un support étendu.

- Ca va bouger dans les mois qui viennent, avec Ubuntu Touch.

2. Manjaro Linux

Manjaro.png

Nombre d'entre vous vont peut-être s'étonner de voir cette distribution citée ici. Et certains n'ont peut-être même pas entendu parler d'elle. Explication.

Manjaro Linux est basée sur Arch Linux. Pour une fois, ce n'est ni une base Debian, ni Ubuntu, ni Fedora. La philosophie d'Arch Linux repose sur deux piliers :

- proposer les dernières versions des logiciels en permanence : c'est le principe des rolling releases. Avec elles, dès qu'une nouvelle version d'un logiciel est rendue publique en tant que version stable, elle est intégrée dans la distribution et les utilisateurs peuvent l'utiliser.

- Ne proposer que le strict minimum à l'utilisateur pour que ça fonctionne. C'est à lui d'ajouter les composants au fur et à mesure de ses besoins. Le revers de la médaille, c'est que tout le monde n'est pas capable de savoir exactement ce dont il a besoin pour avoir une distribution utilisable. Même si la documentation est abondante et bien fichue, il faut plonger dedans très souvent, même pour un utilsateur expérimenté.

Du coup, certains ont choisi de proposer les avantages d'Arch Linux, avec un environnement de bureau tout prêt, pour qu'un utilisateur lambda puisse l'utiliser immédiatement, sans passer par des heures de recherche et de tuning. C'est Manjaro Linux.

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

Tout d'abord parce que ce n'est ni Debian, ni Ubuntu, ni Fedora. Et de temps en temps, ça ne fait pas de mal de voir d'autres horizons.

Manjaro propose divers environnements de bureau. Les bases sont XFCE, OpenBox et KDE. Mais d'autres sont disponibles sur les pages de téléchargement, comme Cinnamon. A vous de choisir.

Le principe des rolling releases permet, en conservant la stabilité, d'avoir toujours les dernières versions de nos logiciels préférés. Toujours être au top du monde des logiciels libres, c'est pas mal non ?

Pacman et Yaourt, les deux packages managers de Manjaro Linux, sont de formidables outils pour installer des logiciels. Bien qu'en ligne de commande, il sont plus puissants qu'Aptitude, Yum ou Zypper. L'installation est simple, explicite, avec l'affichage des paquets optionnels pour vous aider à installer tout ce dont vous avez besoin, même si vous n'y aviez pas pensé tout de suite.

AUR : derrière ces trois lettres se cachent les paquets logiciels que les utilisateurs créés et mettent à disposition de la communauté. C'est un peu le principe des PPA pour Ubuntu. Il en existe des milliers, accessibles en une commande Yaourt, sans ajouter un dépôt logiciel comme dans Ubuntu. Pas de configuration particulière, il suffit d'utiliser Yaourt et le tour est joué. Je n'ai pas encore trouvé à ce jour de limite aux logiciels disponibles via ces dépôts personnels.

Récap'

- Ce n'est ni Debian, ni Ubuntu, ni Fedora.

- Rolling release: toujours les dernières versions.

- Pacman et Yaourt, les gestionnaires de paquets ultimes.

- AUR, le faiseur de paquets.

3. Elementary OS

ElementaryOS1.png

C'est la – relativement – petite nouvelle. Basé sur Ubuntu 12.04 LTS, cette distribution propose de simplifier au maximum la vie de l'utilisateur en proposant une nouvelle interface graphique nommée Pantheon et quelques petits logiciels, pas forcément hyper puissants, mais très légers et néanmoins assez complets.

Et c'est une réussite, pour peu que l'on se fasse à l'interface « à la Mac ». J'en vois déjà qui trésaille. Rassurez-vous, tout a été fait pour que cela soit le plus facile et transparent possible. L'environnement de bureau est extrêmement simple à prendre en main, et on a du mal à s'en passer une fois les automatismes appris. De plus, il est extrêmement réactif et agréable à l'oeil (mais ce dernier point est très personnel).

Mais pourquoi l'installer sur nos micros cette année ?

D'abord parce que c'est une distribution « rafraîchissante ». Elle est simple, légère, fonctionne parfaitement et elle est très stable, du moins tant que l'on utilise pas trop le gestionnaire de fichiers intégré, qui comporte encore quelques bugs. Préférez Nautilus, qui s'installe très facilement. Je disais donc, tout est simple, tombe naturellement sous la souris, et elle ne consomme pas trop les ressources systèmes.

D'autre part, la prochaine version, qui sortira peut-être cette année, sera basée sur Ubuntu 14.04, ce qui devrait lui donner un sérieux coup de boost en matière de nouveautés logicielles et de performances. En effet, le noyau vieillissant d'Ubuntu 12.04 n'est pas au top des performances sur un PC moderne, et les versions des logiciels commencent à dater un peu.

En quelques mois, cette distribution sortie des limbes est parvenue à ses hisser dans le top 10 du site Distrowatch. Une performance qui éveille au moins la curiosité, non ?

Récap'

- Simple, légère, réactive.

- Agréable à l'oeil.

- La prochaine version promet.

- Une ascension fulgurante dans Distrowatch, ça éveille la curiosité, non ?

4. Mageia

Mageia.png

Ça, c'est pour le petit côté « Cocorico ». Enfin une distribution française de qualité, qui ne se prend pas trop au sérieux comme Mandriva pouvait le faire (et on voit aujourd'hui le résultat). Exit donc Mandriva, vive Mageia. D'ailleurs, ce sont des anciens de Mandriva qui sont aux commandes.

S'il ne faut pas attendre de révolution du côté de cette distribution, il faut reconnaître qu'elle est particulièrement bien finie. Lorsque vous bootez le live-dvd ou que vous l'installez, tout fonctionne dès le démarrage. Il n'y a pas de plantage et les logiciels sont bien intégrés dans l'environnement KDE (l'environnement proposé par défaut et le mieux supporté).

Le panneau de contrôle, toujours aussi efficace, mérite à lui seul que vous testiez cette distribution. Tout se contrôle à partir de là, que se soit le matériel, la sécurité, les partages ou la configuration des réseaux, les utilisateurs. C'est simple, propre et bien fait.

La communauté de Mageia, même si elle n'est pas la plus importante au monde, est active et supporte bien sa distribution.

C'est une distribution française. Ça peut paraître bête, mais c'est devenu tellement rare qu'il faut le saluer. Même si les acteurs du libre français existent bel et bien, les distributions françaises ayant un vrai rayonnement international sont rares. Sa place dans le top 10 de Distrowatch montre à quel point le monde entier connaît cette distribution ou veut la connaître, loin devant son ancêtre.

Récap'

- LA distribution française.

- Le panneau de contrôle.

- Dans le top 10 du site Distrowatch.

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