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And Linux For All

Articles avec #generalites tag

Passer à Linux: Facile !

30 Juillet 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Voici un petit précis en 6 points (j'ai pas pu faire moins, désolé) pour permettre à un pur néophyte de passer à Linux.

C'est volontairement court et uniquement à destination des grands débutants.

Si vous pensez que ça peut être utile, faites tourner...

 

L'ordinateur facile 

Premier élément à prendre en compte pour essayer simplement une distribution Linux : l'ordinateur. Pour faire simple, il vous faut de préférence :

  • un ordinateur récent, c'est à dire qui n'a pas plus de 3 ou 4 ans.

  • de l'espace libre sur votre disque dur.

  • une connexion à Internet (au cas où : par câble pour commencer, wifi quand la distribution sera installée)

  • une heure devant vous

La distribution facile

On dénombre plus de 350 distributions Linux dans le monde.

En voici 3 faciles :

  • Ubuntu

  • Linux Mint

  • Mageia

L'image facile

Sur le site de la distribution que vous avez choisie, téléchargez la dernière version en suivant l'un de ces liens :

 

Il faut faire attention à deux choses :

  • Prenez de préférence la version liveCD

  • Choisissez la version 32 bits plutôt que 64.

Une fois téléchargée, l'image ISO peux être gravée sur un CD ou un DVD avec votre outil de gravure préféré, ou sur une clé USB avec un outil spécifique comme LinuxLiveUSB (http://www.linuxliveusb.com/) sous Windows, ou Unetbootin (http://unetbootin.sourceforge.net/) sous Windows, OSX ou... Linux.

Une fois l'image gravée sur CD ou DVD ou chargée sur la clé USB, rebootez l'ordinateur en choissant de démarrer dessus.

L'installation facile

Une fois l'ordinateur démarré sur Linux, aucune modification n'a encore été apportée à votre ordinateur. L'avantage d'un LiveCD, c'est justement cela : vous essayez sans risque.

Cliquez un peu partout et essayez les programmes disponibles. Si tout semble ok, passez à l'installation. Il doit y avoir un programme d'installation quelque part sur le bureau. Lancez-le et laissez-vous guider. Les programmes d'installation modernes font bien les choses et vous proposent en général le meilleur choix, que vous ayez un autre OS sur votre ordinateur ou pas.

Cependant, si vous avez le moindre doute et des données sur votre disque dur, annulez purement et simplement l'installation ! Demandez conseil pour la suite, ou utilisez un disque dur vierge ou sans données de valeur.

Les logiciels faciles

Une fois redémarré, votre ordinateur doit présenter le même écran que lorsque vous étiez sur la clé USB ou le CD.

Bienvenu dans le monde merveilleux de Linux !

Les programmes à connaître immédiatement sont :

  • Firefox pour aller sur Internet (=Internet Explorer)

  • Thunderbird pour lire les emails (=Outlook)

  • LibreOffice (=Pack Office)

  • Nautilus ou Dolphin (=gestionnaire de fichiers)

D'autres sont installés, et classés par catégorie (multimédia, bureautique, Internet), alors n'hésitez pas à les découvrir...

Les paquets faciles

Les distributions Linux possèdent une bibliothèque de logiciels intégrée. Cela revient à chercher dans une liste plutôt que sur Internet le programme dont vous avez besoin.

Cherchez-la et lancer la logithèque de la distribution. Si elle vous indique que vous avez des mises à jour à faire, faites-les. Sinon, farfouillez dans les catégories de logiciels disponibles, et lorsque vous avez trouvez celui que vous cherchez, installez-le simplement (vous avez un bouton d'installation quelque part pour cela !). Tout ce qu'il vous faut, c'est une liaison Internet.

 

Enjoy !

 

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Si KDE et Gnome ne faisait qu'un...

1 Novembre 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Kontact remplacerait Evolution, avec le plugin MAPI.

Kontact gère les emails, les agendas, les contacts, les flux RSS, les notes, les todo lists. Et il le fait bien, depuis la version 4.7 de KDE. Qui plus est, les données sont indexées avec Akonadi et Strigi (voir ci-dessous). Enfin, la présentation de tous les éléments, et notamment des courriels, est claire, lisible et ultra-paramétrable.

Mais il faut l'avouer, il manque le plugin MAPI d'Evolution. Il permet de se connecter facilement et de façon efficiente à un serveur Exchange. C'est bien pratique lorsque sa boite utilise ce système de messagerie.

 

Akonadi et son compère Strigi gèreraient le stockage et la recherche.

Akonadi est un système de stockage d'informations et de méta-informations personnelles. Strigi est un moteur d'indexation de ces mêmes informations conçu pour fonctionner sur le bureau de l'utilisateur. Le deuxième recherche et indexe les informations qui sont stockées dans la base de données du premier.

On peut dès lors faire des recherches dans Dolphin ou Kontact, et potentiellement dans n'importe quelle application, sur la totalités des données stockées sur l'ordinateur. Et l'ajout de tags et de méta-informations sur les fichiers permets d'optimiser encore les recherches.

 

GVFS gérerait la connexion aux lecteurs réseaux.

Un des gros avantage de gvfs est de mapper automatiquement le lecteur distant avec un répertoire local. Du coup, tous les logiciels, et notamment LibreOffice, croient qu'ils ouvrent des fichiers locaux, alors que ce n'est pas le cas. Et ça change tout ! Qui a déjà essayé de modifier un fichier Writer directement depuis son emplacement distant dans KDE comprendra... Plus d'infos ici.

 

Kwin serait le gestionnaire de fenêtres

Kwin sert à afficher les fenêtres de l'environnement graphique KDE. Il gère aussi les effets graphiques 2D et 3D (miniatures des fenêtres, effets de transparence, etc). Comparé à Mutter, le gestionnaire de fenêtres de Gnome, il semble plus riche d'effets (j'adore les effets graphiques), et plus copain avec les applications qui nécessite la prise de contrôle de l'écran, comme les jeux. Pas de bug d'affichage, pas de perte de résolution graphique. Mais ce n'est que mon expérience, et gageons que Mutter évolue dans le bon sens.

 

Clutter et Mutter géreraient le multi-écrans.

Oui, je sais, je viens de dire un peu le contraire dans le paragraphe précédent. Mais il faut bien reconnaître que Gnome sait mieux gérer le double-affichage, et c'est beaucoup plus simple pour l'utilisateur. En gros, il suffit de paramétrer une fois un deuxième écran particulier avec Gnome pour qu'il le reconnaisse la fois suivante, même si entre temps le PC a été branché à un autre. KDE en revanche ne sait gérer qu'une configuration. Qui plus est, débrancher un écran lorsque l'ordinateur est en veille donne souvent des résultats pour le moins... imprévisibles.

 

Les activités de KDE seraient là.

Là, on touche LA fonctionnalité indispensable de KDE. La « killer app », la vrai. En deux mots, une activité est un écran sur lequel on peut déposez des documents, démarrer automatiquement les programmes nécessaires aux besoins du moment, y ajouter les plasmoïdes de son choix, et sauvegarder le tout sous un nom explicite. Lors d'une prochaine session, un simple clic sur ce nom permet de retrouver l'environnement tel qu'il a été défini à cet instant. Et cerise sur le gâteau, l'utilisateur n'est pas limité (enfin pas à ma connaissance) par le nombre d'activités. C'est tellement efficace que la version Plasma Active de KDE, la version spécifique pour les tablettes PC qui vient de sortir, en a fait la base de son fonctionnement.

 

 

Les esprits chagrins me signalerons que la plupart des distributions font tourner indifféremment les programmes de l'un ou de l'autre environnement, dans l'un ou l'autre. Je sais.

Il reste que prendre le meilleur des deux mondes pour en faire NATIVEMENT un environnement qui se rapproche de la perfection serait certainement une meilleure idée. Utopiste ? Certes.

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Linux vs Windows vs Mac: quelle importance demain ?

8 Janvier 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

S'il est une bonne vieille guerre qui a la vie dure dans le monde des systèmes d'exploitation, et dans le monde de l'informatique en général, c'est bien celle qui oppose les Linuxiens aux Windowsiens aux Macintoshiens.

Chacun peut vous sortir une liste d'arguments longues comme un jour sans pain. Pour cela, il suffit d'amorcer la pompe à arguments par une petite phrase taquine telle que "ça t'a plu de payer un oeil un OS qui plante tout le temps ?", ou "le Mac c'est encore plus fermé que Windows: peut-on dire qu'il est ifermé ?" ou encore "Pour lire tes mails, tu passe toujours par la ligne de commande, ou tu peux faire des trucs avec une souris sous Linux ?".

 

Suivant la personne à qui vous lancez ce genre de pic, cela peut vite dégénérer, ou simplement s'en tenir à quelques joutes verbales particulièrement animées, mais dans la majorité des cas, la discussion est ponctuée de mauvaise foi, d'exceptions appliquées à des généralités, d'informations peu ou pas vérifiées. J'avoue y prendre un plaisir certain, avec mes collègues de travail, qui me prennent pour un évangéliste du libre et de Linux. Et "casser du Windows ou du Mac" est un petit plaisir que je ne me refuse pas de temps à autre, avec une mauvaise foi évidente et voulue.

 

Ces joutes verbales ont lieu entre amis et collègues, mais aussi entre parfaits inconnus, sur Internet, via les forums et les blogs ouverts aux commentaires. Prenez par exemple ce site.

L'important n'est pas l'article lui-même, mais bel et bien les commentaires que sa publication a pu susciter.

On y retrouve les trois catégories d'opposants citées plus haut. Et c'est une véritable bataille rangée à laquelle on peut assister, commentaire après commentaire. Chacun y va de son avis, parfois très bien étaillé et pertinant, parfois pas du tout.

 

Pour l'anecdote, il est amusant de remarquer que le sujet initial de cet article n'est pas de savoir lequel de Linux, OSX ou Windows est le meilleur système d'exploitation, mais de souligner l'inégalité des chances de ces derniers devant les appels d'offre dans l'administration française. En tout cas, quelle passion transpire des différents commentaires postés ! Et pas forcément sur le coeur du sujet lui-même.

 

Etant moi aussi passionné, vais-je y aller de ma petit analyse.

 

Au delà des qualité intrinsèques de chaque système, il est intéressant de raisonner en terme de circonstances, de choix et d'usages.

 

Au travail, en général, nous n'avons pas vraiment le choix. On nous a fourni un ordinateur lors de notre prise de fonction, et pour la plupart d'entre nous, il n'est pas possible d'en faire ce que l'on veut. Les choix de la DSI, dictés par la stratégie de l'entreprise, interdisent souvent les écarts des utilisateurs les plus « geeks », pour qui l'OS et les logiciels sont importants. La plupart des autres s'en fiche comme de leur première chemise, considérant l'ordinateur comme un outil, avec lequel il vont pouvoir faire leur vrai job. Point de choix ici donc, sauf exceptions bien entendu.

 

A la maison, le choix est souvent déterminé par l'ordinateur que l'on achète. Et là encore, on a pas vraiment le choix au moment de l'achat. Et les habitudes ont la vie dure. Toute la famille connait Windows et le Pack Office, alors pourquoi vouloir les faire changer, d'autant plus qu'il y a de fortes chances pour qu'ils utilisent au travail les mêmes outils ? Un Mac ? Pourquoi pas, suivant ses moyens la volonté de tous de tester un autre monde. Pas beaucoup de choix ici non plus.

 

Et pourtant, tout ceci est en train de changer, petit à petit, pour plusieurs raisons :

On entend de plus en plus parler de « logiciels libres », « d'Opensource ». Un coup d'accélérateur a été donné à ce phénomène grâce aux nouveaux téléphones mobiles et aux smartphones. L'arrivée des tablettes devraient accentuer encore la tendance, même si toutes ne seront pas à base de technologies libres.

 

On a tendance à mélanger équipement perso et équipement pro. Là encore, l'avénement des smartphones y est pour quelque chose. On lit maintenant ses mails n'importe où avec son téléphone, et on lit aussi bien ceux du boulot que les persos. On va sur Internet avec le smartphone du boulot, pas toujours pour le boulot. Bref, on commence à mélanger les équipements.

 

Et ce n'est rien par rapport aux usages. La vie dans le « nuage » n'est plus une utopie. Nos données ne sont plus seulement sur les disques durs de nos PC. Nous avons une vie sociale numérique. Nos réseaux sociaux sont privés (Facebook) autant que professionnels (Viadeo, LinkedIn). Et pour exploiter toutes leurs richesses, il faut être connecté en permanence à Internet.

 

Mais quel rapport avec la la « gueguerre » entre Linux, Windows et Mac ?

Et bien elle n'est plus de notre temps, tout simplement. Les utilisateurs d'aujourd'hui et plus encore ceux de demain ne se pose la question de savoir si c'est Windows ou Linux qui tourne sur leur machine. Ce qui compte c'est l'usage. Vous croyez encore qu'Apple vend des téléphones portables, des ordinateurs et des baladeurs ? Pas du tout. Ils vendent des services et des moyens de les utiliser. Et si vous voulez les utiliser au mieux, il est préférable d'avoir du matériel Apple.

 

Que va faire Google avec son futur ChromeOS ? Ni plus ni moins que nous fournir un média d'accès à l'ensemble des services Google. Encore une fois, ce n'est pas logiciel qui est mis en avant, mais les services qui seront proposés.

 

Avez-vous remarqué d'ailleurs que nous avons une même finalité mais avec deux philosophie différentes, l'une entièrement propriétaire et l'autre libre ?

 

On pourrait aussi inclure Microsoft dans le lot, mais dans ce domaine, ils sont un peu – beaucoup - en retard, notamment dans les usages 2.0.

 

Tout ça pour dire quoi finalement. Que les usages changent avec les générations et que bientôt, très bientôt, peut-être même aujourd'hui d'ailleurs, la question ne sera plus de savoir quel OS est dans l'appareil que l'on utilise à un instant T, encore moins s'il est mieux que celui de son collègue ou si la technologie derrière est libre ou pas. Non, la question sera juste de savoir si l'appareil dont on dispose permet de faire ce que l'on désire qu'il fasse. Le support du service auquel on accède va devenir tellement transparent qu'on ne le verra bientôt plus. Nos marteaux informatiques ne seront plus jaunes en plastic ou rouge en bois, ils seront incolores, inodores et sans saveurs.

 

En tant qu'idéaliste passionné d'OS et d'histoire de l'informatique, je n'aime pas cela, mais une chose est certaine: on y va en courant.

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S'il ne doit en rester qu'une...

16 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Qui s'intéresse de près ou de loin à Linux sait qu'il existe beaucoup de Linux différents. Entendons-nous bien: je parle ici de distributions différentes. Linux, le noyau, reste le même à quelques détails près, quelque soit la communauté qui le distribue.

Beaucoup de distributions, plusieurs centaines en fait, ça fait beaucoup, surtout lorsqu'il s'agit de faire le choix de celle qui va nous accompagner tous les jours pendant quelques jours, semaines, ou mois.

Alors, quelle est celle qui est là maintenant, et qui sera certainement là encore demain et surtout après-demain ?

Je pense à Ubuntu, et voici pourquoi (par ordre croissant d'importance à mes yeux).


Facilité d'utilisation et d'installation
C'est la grande force de cette distribution. Les grands fans de Mac disent ceci: tu branche et ça marche. Avec Ubuntu, ça serait plutôt: tu installe et ça marche.

Eh oui, que ses détracteurs lui concèdent au moins ceci, lorsqu'on a installé une Ubuntu sur sa machine, il y a de forte chance pour que tout fonctionne bien sans que l'on ait a y mettre les mains. Bien entendu, on trouvera toujours un utilisateur ou deux pour qui ça ne marche pas. On est sous Linux tout de même!

Disons néanmoins que ça fonctionne pour 95% des gens (ça fait tout de même quelques millions d'utilisateurs dans le monde). Et pour ces gens là, l'installation s'est déroulé le plus simplement du monde, et tous les périphériques sont détectés et utilisables. Il reste des bricoles de paramétrage, mais tout peut se faire via l'interface graphique.


Taille de la communauté
Ubuntu dispose aujourd'hui d'une des plus importantes communautés, aux côté de Debian, Fedora, OpenSuSE ou encore Mandriva.

Or, la puissance d'une distribution est directement liée à la puissance de sa communauté.

Faites le test: rechercher un mot clé, quel qu'il soit sur Linux dans votre navigateur préféré. Vous trouverez automatiquement des liens vers des articles, des blogs et des forums de discussion qui parlent dUbuntu.

Vous avez un problème avec Ubuntu ? Faites une recherche sur le web, vous trouverez certainement la solution. Et si vous ne la trouvez pas, postez-la sur un forum. Vous aurez rapidement une solution, en anglais certes, mais une solution.

Du coup, si des utilisateurs voient des solutions pour Ubuntu alors qu'ils galèrent avec une autre distribution, ils vont immanquablement penser: "et si j'essayais pour voir ?". Et ils essaient.


Support d'une entreprise
Eh oui, derrière Ubuntu se cache une entreprise privée: Canonical.

Comme Fedora avec RedHat, OpenSuSE avec Novell, Ubuntu est supportée par une entreprise. C'est elle qui aide au développement, qui définie la stratégie, et qui offre un support digne de ce nom aux professionnels.

Oui c'est important, car Linux, contrairement à Windows, est rentré sur le marché par les serveurs et les infrastructures professionnelles plutôt que par le grand public.

Oui c'est important car ça offre une visibilité à cette distribution, ce qui manque à beaucoup d'autres, même si elles sont très valables. De nos jours, le marketing fait la visibilité, et c'est cette visibilité qui pousse les utilisateurs à adopter tel ou tel produit. N'est-ce pas Apple ? N'est-ce pas Microsoft ?


Voici donc trois points qui me font penser qu'Ubuntu est LA distribution qui a des chances de rester dans le futur. Bien sûr, les autres grandes communautés vont se battre et resteront peut-être aussi.

Mais l'utilisateur fait le marché. Si l'utilisateur voit Ubuntu, il pensera Ubuntu. C'est ce qui est en train de se passer. C'est certainement ce qui va continuer.

Et si Linux devenait un standard, devant les autres, grâce à Ubuntu, les autres communautés n'en profiteraient-elles pas ? Principe des logiciels libres...
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