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And Linux For All

Fedora 15: Back to KDE

29 Mars 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Je viens de briser plusieurs années de fidélité à Gnome. Avec une distribution prévue à l'origine pour cet environnement graphique en plus...

 

Le pourquoi

Ça fait un moment déjà que je cherche à sortir de l'environnement Gnome, pour de simples raisons esthétiques d'abord, pour avoir un environnement graphique le plus moderne possible ensuite, et enfin pour profiter du bureau sémantique. Eh oui, ce bon vieux Gnome a vécu. La prochaine version, la 3, est en cours de finalisation. Je me suis donc dis que le contexte était favorable à un test approfondi de KDE.


Le choix

J'ai commencé par la facilité: Kubuntu 11.04. L'avantage de cette distribution en général, c'est de ne pas bouleverser les choses. Vous prenez les dernières versions des packages les plus courants, vous les mettez ensembles en les déboguant, et vous obtenez Kubuntu. Il n'y a jamais de révolution, juste des évolutions. L'avantage, c'est que dès les versions alpha, vous avez un système assez stable. L'inconvénient, c'est que ce n'est pas jouissif. A chaque mise à jour, vous vous attendez à des nouveautés en plus des corrections de bugs et... rien.

Qui plus est, Kubuntu est toujours en deçà des distributions comme OpenSuSE en terme de performances (ressenties, pas mesurées par des tests scientifiques bien sûr) et de fluidité de KDE.

Du coup, pour sauter le pas vers KDE, j'ai du chercher une autre distribution.

Pour des raisons bassement terre à terre qui dépassent le cadre de cet article, je voulais absolument profiter des dernières nouveautés du kernel 2.6.38, ce qui excluait d'emblée OpenSuSE 11.4, livré avec la version 2.6.37.

Toujours dans l'esprit des distributions plutôt nativement KDE, j'ai pensé à Mandriva 2011 ou Mageia. Cette dernière est bien trop « alpha » pour l'instant. La première n'apporte pas grand chose de nouveau à l'heure actuelle, et la nouvelle charte graphique ne me plait pas vraiment non plus.

J'ai donc pensé à Fedora, avec une certaine appréhension d'ailleurs, car les versions alpha et beta sont souvent assez instables, revers légitime de la médaille des nouveautés. Mais j'ai décidé de l'essayer, car c'est la distribution la plus prometteuse en terme de nouvelles fonctionnalités. Un autre motif d'appréhension venait du fait que les développeurs de Fedora sont focalisés sur la nouvelle version de Gnome, et donc certainement moins disponibles pour KDE.

 

Le mise en place

Et pourtant, j'ai tout de suite été bluffé. Après avoir installé une version « daily build » et fait les mises à jour qui s'imposaient, je me suis retrouvé devant un environnement tout à fait propre et très réactif. Après quelques actions de « tuning » pour l'adapter à mes goûts, voici ce que j'ai pu obtenir :

capture-d-ecran9.png

Une des choses frappantes par rapport à Kubuntu tient de la réactivité du bureau. Tous les effets graphiques activés, la fluidité des actions est sans commune mesure. Tout s'enchaine rapidement et très joliment. Même lorsque beaucoup de fenêtres sont activées à l'écran, le bureau reste très réactif.

 

Le tuning

Au chapitre du tuning, j'ai installé deux plasmoids très pratiques et utiles pour moi : Smoothtasks et QuickAccess. Le second permet de se déplacer rapidement dans les répertoires du disque dur sans lancer le gestionnaire de fichier Dolphin, le premier améliore le gestionnaire de tâches standard de KDE :

capture-d-ecran7.png

Les applications nativement Gnome comme LibreOffice sont assez bien prises en charge. Certes, elles ne bénéficient pas du lissage des polices, mais elles s'intègrent assez bien dans l'environnement, que ce soit LibreOffice ou Firefox :

capture-d-ecran5.png

A noter que Firefox n'est pas installé par défaut au profit de l'antique Konqeror. Un choix discutable mais justifiable. Rekonq aurait été un choix plus dans l'air du temps, mais sa stabilité n'est pas encore assurée.

De la même façon, LibreOffice n'est pas installé par défaut, pour laisser la place à Koffice, certainement pour des raisons d'intégration.

Le gestionnaire de packages est celui de KDE (Kpackagekit). Il est simple et fonctionnel, assez proche de Synaptics sous Gnome. On y trouve tout ce dont on peut avoir besoin, pour peu que l'on prenne la peine d'ajouter les dépôts «  RPM Fusion » :

capture-d-ecran6.png

Le gestionnaire de configuration du système est lui aussi celui qui accompagne KDE. Les outils plus spécifiques à Fedora sont regroupés dans un menu à part :

capture-d-ecran8.png

J'ai ajouté quelques programmes pour finir de rendre complètement fonctionnelle cette installation :

KeepassX pour gérer mes mots de passe

Smb4k pour accéder à des partages réseaux

Firefox pour surfer rapidement sur le web

LibreOffice comme outil de bureautique

Remmina pour accéder à des serveurs Windows en TSE. Même si KRDC est installé par défaut, il n'est pas au même niveau de fonctionnalité.

Clementine à la place d'Amarok. J'ai essayé, mais je ne me fais pas à l'interface d'Amarok.

VLC ; pour moi le meilleur lecteur vidéo


L'éclate totale !

Cela fait quelques jours maintenant que j'utilise Fedora 15 KDE. Bien qu'en version alpha, elle est déjà assez stable pour être utilisée – avec précaution – au quotidien. Je ne constate que très peu de plantages, et encore, pas dans les applications que j'utilise le plus.

Il faut cependant être vigilent, notamment avec les mises à jour, qui peuvent briser des dépendances et rendre votre système moins utilisable. Ça m'est arrivé pas plus tard qu'aujourd'hui, avec la mise à jour de Network manager. Je me suis retrouvé avec un plasmoid de configuration des réseaux totalement inutilisable. Bon, il m'a fallu simplement désinstaller l'ancienne version à la main pour installer la nouvelle et tout est rentré dans l'ordre. Pas très grave, mais ça peut être gênant. Prudence donc.

Sinon, le bilan est plus que positif et je pense sincèrement que cette prochaine mouture de Fedora sera LA distribution de l'année, aussi bien sous Gnome 3 (je vous en reparle dès sa sortie) que sous KDE. En tout cas, si vous voulez vous faire plaisir lors d'un test, n'hésitez pas à l'essayer. La version beta sort dans les jours qui viennent (début avril normalement).

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Des programmes 32 bits dans un OS 64 bits

27 Mars 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Vous avez installé une distribution Linux 64 bits sur votre ordinateur, pour profiter au maximum de ses caractéristiques techniques. Dans votre bibliothèque de programmes, vous disposez de tout ce dont vous avez besoin en terme de logiciels, tous compilés en 64 bits.

Mais voilà, vous devez utilser un programme qui n'est pas dans votre bibliothèque, et dont la seule version est compilée en 32 bits. Lorsque vous le lancez, un message d'erreur barbare vous indique que quelque chose cloche. Comment faire ?

-> Installer les librairies et bibliothèques 32 bits nécessaires à l'éxécution du programme.

Avant tout, il faut savoir que toutes les distributions ne sont pas équivalentes à ce sujet.

OpenSuSE par exemple, dispose par défaut d'un environnement 32 bits. Rien à faire donc pour lancer votre programme.

Pour Ubuntu et Debian, ce n'est pas tellement plus compliqué: dans la bibliothèque de programmes, cherchez "ia32-libs". Installez les bibliothèques et programmes proposés. C'est tout. Lancez votre programme, il devrait fonctionner.

Pour Fedora, les choses sont plus complexes. Rien n'est prévu par défaut, et les documentations sont difficiles à trouver.

Voici donc mon expérience avec Fedora 15 64 bits. Oui, c'est bien la version 15, encore en version alpha pour l'instant. Notez que ce tuto fonctionne aussi pour les versions antérieures de Fedora.

Les packages minimum à installer sont les suivants:

libstdc++.i686

compat-libstdc++-33.i686

gtk2.i686

libSM.i686

Pour installer ces librairies, ne passez pas par votre gestionnaire de package graphique, mais par la console, en tapant cette commande (en root):

yum install libstdc++.i686 compat-libstdc++-33.i686 gtk2.i686 libSM.i686

 

 

 

 

Il va vous falloir confirmer l'installation des dépendances. Tapez "y" pour se faire.

Essayez de lancer votre programme pour voir s'il fonctionne. Il risque de se plaindre de ne pas trouver telle ou telle bibliothèque (libxxxxxxx). Maintenant que vous connaissez le principe, installez les packages qui manquent, comme ci-dessus.

Si vous ne trouvez pas exactement le package concerné, essayez de le trouver en cherchant dans la liste des programmes et bibliothèques, en tapant cette commande:

yum search PackageàChercher

 

 

 

Ne tapez qu'une partie du nom, sans la terminaison en i686.

Répétez l'opération pour tous les packages nécessaires, jusqu'à ce que votre programme fonctionne normalement.

Pour aller plus loin:

Si vous voulez installer tout l'environnement 32 bits d'un coup, et de façon élégante, je vous conseille de suivre ce tuto très clair, que l'on doit à un ingénieur de chez RedHat:

http://beginlinux.com/blog/2009/09/installing-32-bit-support-into-64-bit-fedora-11/

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