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And Linux For All

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Firefox: synchronisez vos bookmarks !

5 Août 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Si comme moi vous changer souvent d'environnement Linux, ou si vous testez très souvent de nouvelles distributions, vous avez été au moins une fois confronté à un problème: comment avoir toujours les mêmes bookmarks dans tous mes Firefox. Et si j'en ajoute sur un PC, comment être sûr de les retrouver sur un autre ? Et si j'oublie de sauvegarder manuellement mes marqueurs ?

Firefox sync répond à toutes ces questions pour vous. Sympa non ?

Bon, que les chagrins qui n'ont pas confiance les offres de service du cloud arrêtent de lire cet article, car le principe est bien celui-ci: mettre dans le nuage nos informations. En l'occurence, on parle ici

- des marques pages,

- des mots de passe, si vous les stockez dans Firefox (c'est pas bien du tout ça ! Pan sur les doigts)

- des préférences,

- de l'historique de vos pérégrinations dans cet espace sauvage qu'est le web,

- des onglets.

Alors, comment ça fonctionne ?

Le principe est simple. Vous crééez un compte chez Mozilla. Vous envoyez une première fois les informations citées ci-dessus. Vous pouvez ensuite synchroniser n'importe quel Firefox avec ces données, quelle que soit la plateforme (Linux, Mac, Windows).

Tout de suite un point de détail à souligner: on parle bien ici de synchronisation. Tout nouveau Firefox recevra les informations stockées dans le nuage, mais aussi enverra celles qu'il contient ! Vérifiez votre nouveau Firefox "vierge" avant de le synchroniser, ça vous évitera de faire le ménage après...

 

Revenons à nos moutons: première étape, votre inscription.

Attention: c'est une évidence, mais cette étape est à faire sur l'ordinateur contenant tous vos bookmarks.

Dans Firefox, allez dans vos préférences (ou options suivant la plateforme), et cliquez sur l'icône "Sync".

Cliquez sur le bouton "Configurez Firefox Sync":

Capture-copie-4.png

 

Cliquez ensuite sur le bouton "Créer un nouveau compte":

Capture2.png

 

Remplissez les informations nécessaires, et avant de cliquer sur le bouton "Suivant", lisez attentivement les conditions d'utilisation et la politique de confidentialité, c'est toujours bien de savoir ce que l'on fait de ses données...

Firefox3.png

 

Vous remarquerez le bouton "Options de synchronisation" en bas à gauche de la fenêtre. C'est ici que vous pouvez désactiver la synchronisation de certaines informations (les mots de passe, au hasard).

Cliquez sur le bouton "Suivant".

Par mesure de sécurité, les données sont envoyées chiffrées dans le nuage. Le chiffrement utilise une clé de synchronisation qui vous est propre. Firefox vous propose dans cet écran de sauvegarder cette clé dans un fichier, ou de l'imprimer.

Conserver bien cette clé. Si par malheur vous effacez tous vos Firefox, elle seule vous permettra de retrouver vos informations !!!!

Firefox4

 

Comme le dit si bien Mozilla, confirmez que vous n'est pas un robot:

Firefox5.png

 

Cliquez sur le bouton "Terminer" pour commencer la synchronisation

Firefox6.png

 

Continuons: synchronisez un nouveau Firefox avec celui que vous venez de synchroniser.

Dans ce nouveau Firefox, allez dans les préférences (ou options suivant la plateforme), et cliquez sur l'icône "Sync".

Cliquez sur le bouton "Se connecter":

Firefox10.png

 

Vous voyez apparaitre trois série de chiffres et lettres:

Firefox11.png

 

Laissez cette fenêtre affichée et allez sur votre premier Firefox, celui qui a déjà fait la première synchro.

De nouveau, allez dans les préférences, icône Sync, puis cliquez sur "Ajouter un appareil":

Firefox12

Tapez les 3 séries de lettres et chiffres, à l'identique du Firefox cible, puis cliquez sur le bouton "Suivant":

Firefox13.png

Votre nouveau Firefox va être synchronisé. Sur celui-ci, vous pouvez voir cette fenêtre:

Firefox14.png

Une dernière remarque pour finir.

N'hésitez pas à faire des sauvegardes locales de vos favoris sur votre machine principale. Je vous rappelle que l'on parle ici de synchronisation, ce qui veut dire que la suppression d'un marque-page sera répercuté sur l'ensemble de vos Firefox dès leur connexion au réseau. Si vous supprimez par inadvertance un favori précieux, vous risquez de le perdre définitivement... Sinon, usez et abusez de cet outil de synchronisation. Je n'ai personnellement pas encore atteint le quota de machines enregistrées (je ne sais d'ailleurs pas s'il en existe un), malgré mes nombreuses machines de tests installées et synchronisées.

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Trop beau !

3 Août 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

C'est tout ce qui me vient à l'esprit lorsque je lance la prochaine version de KUbuntu (la version 11.10, ou Oneiric Ocelot, de son petit nom) sur mon PC: que c'est beau !

Si j'osais, j'emploierais une onomatopée utilisée par un grand éditeur de logiciel au moment de la sortie de son produit sans doute le plus ... nul depuis sa création dans les années 70. Mais non, j'ose pas.

En tout cas, ce n'est pas tant KUbuntu qui est beau, mais bel et bien KDE 4.7, la nouvelle version qui vient juste de sortir. De base, c'est déjà joli, mais avec un peu de tuning pour correspondre encore mieux à mes goûts, c'est carrément du délire.

Si j'osais, j'emploierais des termes dithyrambiques, comme un certain patron d'une grande marque dont tout le monde parle en ajoutant "aïe" avant chaque mot, lorsqu'il lance un soit-disant nouveau produit qui n'est en fait qu'une évolution d'un truc qui existe déjà... Mais non, j'ose pas.

Le problème est que je suis modeste, alors je vous livre plutôt quelques captures d'écran, pour vous faire un avis seul.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en plein écran.

 

capture-d-ecran1-copie-1.pngcapture-d-ecran2.png

 

 

 

 

 

 

 

 

capture-d-ecran3.png

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Windows 7 ? Non: WinDOS 7 !

8 Juin 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

Les plus vieux d'entre nous s'en souviennent encore: avant Windows fut le DOS. Et Windows 3.1 utilisait encore cette couche basse pour communiquer avec le matériel.

A l'époque, les fichiers ne pouvaient être nommés qu'ainsi: 8 caractères pour le nom plus 3 caractères pour le type. Cela donnait par exemple: AUTOEXEC.BAT.

A ce stade, vous vous dites: il pète un plomb, il est sénile!  Pourquoi écrire un article sur ce sujet, vieux de 20 ans ?

Figurez-vous qu'il m'est arrivé une aventure assez drôle pas plus tard qu'hier... J'men va vous la conter (comme dirait Céline)...

J'avais besoin de faire des captures d'écran pour écrire une procédure. Notez ici que je souscris totalement à l'adage "un dessin vaut mieux qu'un long discours". Bref, je faisais donc mes captures tranquillement, au format PNG, qui je vous le rappelle, est un format ouvert de fichier d'image point par point. L'action se passait sous Linux bien entendu (ah quand même, on parle de Linux...). Une fois les captures faites, je fit une copie de mes images sur un lecteur réseau, pour les rendre accessibles à mon autre PC.

Une fois ceci fait, je me tournai vers mon autre PC sous Windows 7 (oui, je l'appelle "l'autre"), qui, je vous le rappelle, est le nec plus ultra des système propriétaire de chez nos amis de Seattle, pour écrire la procédure avec Word 2010. Eh oui, des fois, il faut en passer par là... Donc, je commence à écrire ma procédure, quand arrive le moment fatidique ou je dois insérer mes captures d'écran encore chaudes. Et là, l'imcompréhension m'étreint, puis vient le choc.

Tout d'abord je ne comprends pas: dans Word, lorsque je scrute le répertoire ou je dois trouver mes images, je ne vois rien, nada, que dalle. Je regarde sur mon PC sous Linux, dans le même répertoire réseau, avec mon gestionnaire de fichier Dolphin. J'active la prévisualisation des fichiers. Tout est là, nickel, la prévisualisation me montre mes images en miniatures.

Je retourne donc sous Windows, dans le gestionnaire de fichiers cette fois et là, je me crois revenu 20 ans en arrière! Windows ne reconnait pas mes fichiers parce que je n'ai pas mis l'extension .PNG à la fin !!!! Après avoir renommé tous mes fichiers avec cette terminaison fatidique, Windaube me permet enfin de les exploiter et de les insérer dans mon document. 

Dis donc monsieur Microsoft, Seven ne serait pas encore basé sur DOS 5 par hasard ?

On croit rêver. 

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Sécurité et Linux

4 Juin 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Sécurité

Brisons tout de suite une idée reçue: non, Linux n'est pas le système d'exploitation le plus sûr au monde !

Bien. S'il me reste encore quelques lecteurs , je développe pour eux.

La sécurité d'un ordinateur ne consiste pas seulement en la sécurité de son noyau. Profitons-en pour rappeler que Linux est un noyau, et uniquement cela. Or, un environnement de travail ou de jeux est un ensemble de logiciels, dont le noyau est la brique de base. Linux est peut-être le noyau le plus sûr au monde (quoi que cela reste à vérifier), mais votre ordinateur ne l'est certainement pas.

Avant de développer plus avant, faisons un détour par quelques notions de sécurité. La sécurité regroupe plusieurs notions qui tendent toutes vers trois points clés : la disponibilité, la confidentialité et l'intégrité des données.

Sans entrer dans les détails, on peut dire que la disponibilité est le fait que vous pouvez utiliser votre PC quand vous en avez besoin – ou envie – et qu’il répond toujours à vos sollicitations; la confidentialité est le fait que personne à part vous ne peux accéder aux données qui y sont stockées; et enfin l'intégrité est le fait que vous êtes sûr de ne pas perdre vos données ou du moins de pouvoir les retrouver à tout instant, et dans l'état dans lequel vous êtes sensé les avoir laissé.

Si l'on applique cela au poste de travail, voici les thèmes que l'on peut évoquer à ce sujet :

  • les mises à jour

  • les virus

  • les sauvegardes

  • le chiffrement

  • les firewalls ou pare-feux

  • les comportements suspects

  • la conservation des mots de passe

  • la protection des navigateurs internet

Vous allez découvrir ici que les distributions Linux et les logiciels libres sont effectivement parmi les logiciels les plus sûrs du marché, mais que leur sécurité dépend beaucoup de leurs utilisateurs : vous !

 

 

Les mises à jour.

Ça ne surprendra personne : il faut mettre ses logiciels à jour. Pas seulement le noyau Linux ou son environnement graphique, ou encore son navigateur Internet. Il faut TOUT mettre à jour.

 

Pourquoi ? Parce que TOUS les logiciels comportent des bugs et des trous de sécurité. C'est dans leur nature : ils sont écrits par des hommes donc ils comportent des erreurs de programmation. Et ils sont de plus en plus complexes, ce qui augmente encore leurs chances d'être bogués.

Pour ne rien gâcher, ils peuvent aussi être étendus avec d'autres programmes, écrits pas d'autres personnes, qui font aussi des erreurs (pensez à Firefox et ses extensions)…

 

Si vous lisez la presse informatique, vous ne pouvez pas passer à côté des multiples alertes qui touchent les Java, les Flash player ou reader, ou Firefox. Certaines alertes mettent le doigt sur des failles critiques. Un pirate ou un robot bien outillé pourra prendre le contrôle de votre machine pour, au choix :

  • y incruster des logiciels espions et ainsi récupérer des informations privées,

  • vous faire apparaître des fenêtres popup pleines de publicités pour des sites X,

  • rendre votre machine inutilisable à force de lenteur ou de plantages,

  • vous faire participer à un botnet, réseau de machines infectées qui envoient à l'insu de leur utilisateur des millions de mails de spams,

  • tout cela à la fois !

Vous l'aurez compris, si votre PC est connecté à Internet, mieux vaut mettre à jour ses logiciels.

 

D'autant plus que c'est simple : toutes les distributions actuelles comportent un logiciel de mise à jour des programmes installés. Tous les jours, il va automatiquement regarder dans sa base de données si les programmes installés sur votre PC sont conformes à la dernière version en date, celle qui réside sur les serveurs de l'éditeur. Si ce n'est pas le cas, il vous proposera d'effectuer pour vous l'opération de mise à jour, ou mieux, il la fera de façon transparente, et vous en informera une fois celle-ci terminée. Et comme c'est un système sous Linux, vous n'aurez quasiment jamais à redémarrer votre ordinateur après une mise à jour, sauf si le noyau lui-même bénéficie d'une nouvelle version.

 

Là encore, la force de Linux intervient, et vous pouvez trouver un produit qui vous dispense de redémarrage même en cas de mise à jour du noyau . Dites cela à un utilisateur de Windows, il ne vous croira même pas, lui qui doit redémarrer dès qu'une DLL est mise à jour…

 

Une autre force des distributions Linux dans ce domaine est le fait que la totalité des programmes, librairies, plugins, codecs et autres addons, est mise à jour. Pas besoin de chercher sur Internet les mises à jour, pas besoin de répondre à de multiples popups (un par logiciel dans certains cas, tels Adobe Flash player ou Oracle Java). En un seul clic, vous mettez à jour votre logithèque, du sol au plafond...

KPackageKit

Kpackagekit, le gestionnaire de packages et de mises à jour sous KDE.

 

 

Les virus

Parler de virus à un utilisateur de Linux, c'est un peu comme parler de neige à un habitant de Tahiti : il sait que ça existe, mais il n'en a jamais vu et à la limite, il ne veut même pas en entendre parler...

 

C'est un fait, il existe peu de virus écrits spécifiquement pour Linux. Mais il en existe des centaines de milliers pour Windows, et de plus en plus pour les Mac, fort de leur succès grandissant. Et si Linux n'est pas touché par leurs effets, ne peut-il pas les transporter à son insu ?

 

Imaginez : vous recevez de la part d'un ami – sous Windows, le pauvre – un e-mail contenant une pièce jointe infectée par un virus. Naturellement votre PC ne sera pas infecté lorsque vous essayerez d'ouvrir la pièce jointe. Au pire vous n'arriverez pas à l'ouvrir d'ailleurs. Mais si vous y parvenez et que c'est une vidéo sympa et que vous décidez de la faire suivre à d'autres amis, vous risquez de les infecter sans même le savoir.

 

Vous tenez à vos amis, alors installez un antivirus dans votre distribution Linux ! Il en existe des  gratuites, des chères, des pas chères, bref, de quoi satisfaire tout le monde. Une chose est sûre, toutes ne se valent pas, alors faites une comparaison sur Internet, allez sur les forums qui traitent de ces sujets, surtout si vous comptez en acheter un.

 

 

Le chiffrement

Nous y voila justement. Qu'est-ce que le chiffrement et à quoi cela peut-il servir ?

 

On trouve de multiple définition sur Internet, alors je vais y aller de la mienne, qui se veut la moins technique possible ici : le chiffrement est un moyen technique de garantir la confidentialité de vos données en les stockant de façon illisible à toute personne ne possédant pas la clé (ou le mot de passe) permettant d'y accéder.

 

En réalité, c'est un processus complexe, faisant appel de des formules mathématiques tout aussi complexes. Mais pour l'utilisateur lambda, il existe de nombreux outils facilitant le chiffrement de tout ou partie des données stockées sur un média (disque dur interne ou externe, clé USB, téléphone portable, lecteur MP3 évolué, etc).

 

Pour les utilisateurs de distributions Linux, le choix est vaste. Cela va du chiffrement d'un disque dur complet avec CryptSetup-Luks (par défaut dans Fedora, OpenSuSE ou Mandriva), au chiffrement d'un seul fichier avec OpenPGP, en passant par des solutions de création de fichiers virtuels vus comme des répertoires chiffrés comme TrueCrypt, ce dernier permettant aussi de chiffrer des disques ou des partitions de disques entiers, et qui plus est sur de nombreuses plate-formes non Linux.

 

La puissance de ces outils n'est plus à démontrer, tout comme leur fiabilité. Le fait que leur code source soit librement visible et modifiable est la garantie de leur efficience. Dans le domaine du chiffrement, mieux vaut avoir accès au code source que d'avoir une boite noire dont on ne sait rien de ses fonctions cachées. Cette dernière remarque n'engage que moi, le contraire peut aussi se soutenir facilement.

 

Bref, pour protéger vos informations des regards indiscrets, vous avez le choix des outils. A vous de trouver celui qui sera le mieux adapté à vos besoins. Là encore, Internet est une source d'information inépuisable. Jetez un coup d’œil dans la bibliothèque de logiciels de votre distribution. En tapant « crypt » par exemple, vous trouverez déjà une bonne liste de logiciels qui vous rendront service.

 

KWallet

Un programme qui stocke vos données de façon chiffrée: KDEWallet.

 

 

Les firewalls ou pare-feux

 

Parlons un peu de technique. La communication entre les ordinateurs passe par des ouvertures de canaux de communication entre les machines et les serveurs. En règle générale, un serveur « écoute » sur un canal, comme la fréquence radio de votre poste. Il attend sagement qu'un ordinateur lointain vienne frapper à sa porte en lui demandant des informations. Après une courte négociation, il enverra ou pas des informations à cet ordinateur. Le canal de communication s'appelle en informatique un « port ». Par exemple, un serveur web acceptera généralement les demandes sur le port 80, un serveur d'envoi d'e-mail le port 25.

Sachez enfin que sur l'ordinateur client (le vôtre, celui qui initialise la connexion), un port est ouvert aussi, généralement compris entre 1025 et 65534.

 

Assez de technique, passons aux implications. Si les logiciels communiquent, c'est par des ports, nous venons de le voir. Les logiciels comme Firefox ou Chrome le font. Mais les logiciels malveillants aussi ! Et c'est bien d'eux qu'il faut se protéger.

 

Un pare-feu permet de se protéger en stoppant tout trafic qui essaie de rentrer sur votre ordinateur sur un port non identifié. Par exemple, si vous ne disposez pas d'un serveur web sur votre PC, ce qui est généralement le cas, aucun trafic ne devra pouvoir entrer dans votre ordinateur par le port 80. Par contre, votre ordinateur a le droit de consulter un site web sur le port 80.

 

Les nouvelles générations de firewalls bloquent aussi certains trafics sortant. En effet, si votre ordinateur est compromis par un logiciel malveillant, il est possible qu'il envoie par exemple des millions de spams à votre insu. Certains firewalls sont capables d'identifier cela et de bloquer ces envois, ou du moins vous en informer.

 

Une fois de plus, vous aurez l’embarras du choix pour votre distribution. Sachez cependant qu'un firewall de base est généralement installé par défaut. Il s'agit de l'historique iptables, un des premiers pare-feux sous Linux. N'hésitez pas à consulter votre bibliothèque de logiciels, en cherchant le terme « firewall ».

 

Firewall

L'outl de configuration du pare-feu de Fedora.

 

 

Les comportements suspects

Les antivirus classiques et les firewalls ont leurs limites. Par exemple, les mises à jour des bases antivirales ne sont déployées sur les postes clients que lorsque l'éditeur les mets à jour. Imaginons un virus qui n'est pas encore dans la base de données des virus, mais, pas de chance, vous l'attrapez. Dommage. La mise à jour arrivera trop tard. Certains programmes malveillants comptent sur ces limites pour s'implanter sur les machines.

 

Pour se protéger efficacement, il existe une méthode : l'analyse des comportements suspects.

 

Tout OS, tout programme, est composé d'une multitude de fichiers : paramètres, programmes, bibliothèques, etc. Pour chacun de ces programmes existe un profil de comportement type. Par exemple, tous les programmes ne doivent pas pouvoir modifier des fichiers de configuration du réseau qui sont, je vous le rappelle, des fichiers textes facilement éditables si vous disposez des droits adéquats.

 

Les programmes de détection des comportements suspects analysent en permanence les modifications qui surviennent sur certains fichiers « sensibles ». Dès qu'ils s'aperçoivent qu'une demande de modification a été faite par un programme qui n'a pas le droit de le faire, ils stoppent cette demande et alertent l'utilisateur. C'est ce dernier qui décide ou non d'accorder les droits au programme en question.

 

Il faut reconnaître que ce système a ses limites. Il peut bloquer une fonctionnalité dont l'utilisateur a besoin. Et souvent ce dernier se retrouve devant un message qui n'est pas très clair, avec parfois comme unique choix de taper des commandes à la main dans un terminal. Certaines distributions proposent des outils un peu plus simples à utiliser, telle OpenSuSE dans son panneau de configutation Yast.

 

Malgré leur relative complexité, il faut reconnaître que ces programmes offrent une protection efficace contre les programmes malveillants. Lire un minimum de documentation est nécessaire à leur bonne utilisation, mais le jeu en vaut la chandelle en termes de sécurisation.

 

Ah j'oubliais : ces programmes portent les doux noms de SELinux et AppArmor. Il existe des différences importantes entre ces deux lascars. Sachez pour finir que vous n'aurez pas forcément le choix, certaines distributions comme Ubuntu sont livrées avec AppArmor, alors que Fedora repose sur SELinux.

 

 

La conservation des mots de passe

Pour cette partie, je vais faire un peu d'auto-publicité, et vous conseiller de lire mon article sur je sujet.

 


La protection des navigateurs internet

Depuis quelques années, les menaces viennent clairement d'Internet. Les grands sites ultra-médiatiques sont les plus touchés, tels Facebook ou Twitter. Certains jeux du premier sont des nids à embrouilles. Si vous voulez perdre des informations ou vous retrouver pourris par les publicités, inscrivez-vous à ces jeux en ligne.

 

Et ce n'est pas tout. Certains sites web sont purement et simplement infectés par des virus, ou installe sur les PC des programmes facilitant l'affichage de publicités non voulues.

 

N'oublions pas non plus le simple fait – ultra pénible – d’afficher une page pleine de vidéos ou pubs dont vous n'avez rien à faire.

 

Pour éviter ces désagréments, commencez par protéger votre navigateur Internet préféré. Des outils comme AdBlock+, NoScript ou WOT, sont parmi les 578 outils disponibles pour Firefox, dont le but est de protéger votre vie privée et votre sécurité. AdBlock+ bloque les publicités, NoScript bloque les ... scripts qui peuvent être malveillants, et WOT est une base de données collaborative de sites dangereux.

 

Pour trouver la liste des outils, cherchez « plugins firefox » ou « plugins chrome ».

 

Firefox Addons

Un exemple des extensions de sécurité pour Firefox.

 

 

Conclusion

Linux est un système sûr et sécurisé par défaut. Il faut pourtant penser que tout système est composé d'une multitude de composant, et que le niveau de sécurité général dépend du composant le plus faible, comme une chaîne. Et il y aura toujours des pirates pour exploiter les faiblesses.

Avec un minimum d'effort et de logiciels bien fait, vous pouvez vous protéger contre presque tous les risques connus et inconnus. Ce faisant, vous protégerez votre ordinateur, mais aussi celui des autres, en ne devenant pas un vecteur d'infection à votre insu.

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Merci, merci et encore merci !

21 Mai 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

Ce blog vient de passer un cap important:

 

plus de 10 000 visites et plus de 15 000 pages vues depuis sa création !

 

Je suis profondément touché par ces chiffres, que je n'imaginais même pas atteindre un jour.

Certes, cela ferait sourire certains blogs qui comptent leurs visites journalières par milliers, mais je suis néanmoins fier de cette petite réussite personnelle.

 

Je remercie donc ceux qui me lisent, ceux qui m'ont lus et ceux qui me liront !

 

A très bientôt pour un prochain article.

 

Librement votre,

 

Emmanuel

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Fedora 15: optimiser le temps de boot avec systemd

25 Avril 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Introduction 

Le processus de démarrage d'une distribution Linux est complexe. Après le chargement du noyau Linux, des paramètres et programmes divers doivent être chargés en mémoire RAM pour rendre le système pleinement opérationnel.

Certains programmes effectuent la tâche qui leur est assigné puis se ferment automatiquement, tel mount qui rend les partitions accessibles. D'autres, souvent appelés les "démons", restent endormis en mémoire, jusqu'à ce qu'on fasse appel à eux, comme Cups, qui permet d'imprimer.

Au démarrage de l'ordinateur, c'est plusieurs dizaines de programmes qui sont chargés en mémoire, après avoir été lus sur le disque dur.

Fedora 15 dispose d'un système évolué de démarrage: systemd.

Parmi les avantages de ce système, on peut noter:

- le fait qu'il prenne soin de noter beaucoup de choses dans les fichiers logs de démarrage,

- le fait qu'il puisse démarrer plusieurs programmes en même temps, au lieu de les démarrer de façon séquentielle,

- le fait qu'il soit simple à administrer et modifier grâce à quelques outils en ligne de commande.

Faire le bilan

Pour optimiser le temps de démarrage de l'ordinateur, il faut tout d'abord faire un bilan: combien de temps met-il à démarrer. Le programme systemd note systématiquement cette information dans le fichier "messages". 

Pour trouver cette information, tapez cette commande:

sudo cat  messages |grep Startup

(attention à la majuscule)

Une ou plusieurs lignes comme celle-ci doivent s'afficher:

Apr 20 08:51:35 GEM-10928 systemd[1]: Startup finished in 2s 931ms 361us (kernel) + 15s 969ms 619us (initrd) + 27s 166ms 595us (userspace) = 46s 67ms 575us

Cette ligne peut se décomposer en trois phases:

- le chargement du noyau Linux, qui permet d'initialiser et de charger les programmes essentiels à l'utilisation du matériel. Dans l'exemple, le démarrage du noyau dure presque 3 secondes.

- le chargement de initrd, qui est une image en mémoire d'un miniOS (ou d'un pseudo système de fichier) contenant le minimum nécessaire à l'exécution des programmes de plus haut niveau. Son temps d'initialisation est d'environ 16 secondes.

- les programmes en mode utilisateur. Ce sont des programmes de plus haut niveau, qui peuvent être contrôlés par l'utiisateur. Ils ne sont pas tous indispensables au système mais apportent des fonctionnalités de haut niveau, comme le pare-feu ou le système d'impression. L'initialisation de cette partie dure environ 27 secondes.

Ainsi, dans cet exemple, l'initialisation du système prend environ 46 secondes. Attention, cela ne veut pas dire que l'interface graphique soit lancée. On parle ici du système qui permet de faire fonctionner l'ordinateur, pas d'environnement graphique.

Une fois noté le temps de démarrage étalon, passons à la pratique: supprimer les services inutiles.

Commençons par lister l'ensemble des programmes chargés par systemd:

systemd-analyse

Voici un extrait du résultat de cette commande:

6657ms cups.service
4777ms NetworkManager.service
4707ms udev-settle.service
4137ms plymouth-start.service
3231ms mcelog.service
3124ms sandbox.service
2334ms fedora-storage-init.service
2234ms fedora-readonly.service
1903ms lvm2-monitor.service
1565ms udev.service

.......

19ms systemd-user-sessions.service
18ms iscsi.service
 9ms sys-kernel-security.mount
 4ms dev-hugepages.mount
 3ms sys-kernel-debug.mount
 2ms proc-sys-fs-binfmt_misc.mount
 2ms dev-mqueue.mount

Optimisation

La liste est classée par ordre décroissant de temps de démarrage, ce qui permet d'aller immédiatement à l'essentiel, à savoir les programmes longs à initialiser (ici le système d'impression cups et le système de gestion des réseaux, qui prennent respectivement 6,6 secondes et 4,7 secondes)

Une fois vos cibles repérées, vous pouvez désactiver les services qui vous sembles superflus:

systemctl disable sendmail.service

systemctl disable sshd.service

Dans cet exemple, j'ai désactivé le service sendmail car je n'envoie pas directement d'email depuis mon PC, et sshd car je ne prend pas la main à distance sur ma machine via ssh.

Ce ne sont que des exemples. Faites attention à ce que vous désactivez. Certains démons ou programmes sont très utiles et les désactiver pourrait bloquer certaines fonctionnalités dont vous avez besoin.

Une fois les services superflus désactivés, vous pouvez redémarrer votre ordinateur. Une fois ceci fait, retapez la commande:

sudo cat  messages |grep Startup

Vous devez constater un léger mieux au niveau du temps de démarrage. A relativiser cependant.

Comme évoqué plus haut, systemd est capable de lancer plusieurs démons en même temps. C'est lui qui décide quoi lancer avec quoi. Du coup, le fait d'enlever des programmes de sa liste de démarrage lui fait recalculer sa séquence d'optimisation. Il se peut alors que cette nouvelle séquence ne prenne pas exactement le temps de démarrage initial moins le temps cumulé des programmes désactivés.

Un peu plus loin

Notez pour finir que systemctl est une commande puissante, qui vous permet de démarrer et arrêter n'importe quel service du système très facilement. Tapez cette commande pour obtenir de l'aide:

man systemctl

De la même façon, vous pouvez en savoir plus sur systemd en tapant:

man systemd

Si vous arrivez à gagner du temps sur le démarrage de votre PC de façon conséquente, n'hésitez pas à me le faire savoir, je suis preneur d'informations à ce sujet.

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Fedora 15: Back to KDE

29 Mars 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Je viens de briser plusieurs années de fidélité à Gnome. Avec une distribution prévue à l'origine pour cet environnement graphique en plus...

 

Le pourquoi

Ça fait un moment déjà que je cherche à sortir de l'environnement Gnome, pour de simples raisons esthétiques d'abord, pour avoir un environnement graphique le plus moderne possible ensuite, et enfin pour profiter du bureau sémantique. Eh oui, ce bon vieux Gnome a vécu. La prochaine version, la 3, est en cours de finalisation. Je me suis donc dis que le contexte était favorable à un test approfondi de KDE.


Le choix

J'ai commencé par la facilité: Kubuntu 11.04. L'avantage de cette distribution en général, c'est de ne pas bouleverser les choses. Vous prenez les dernières versions des packages les plus courants, vous les mettez ensembles en les déboguant, et vous obtenez Kubuntu. Il n'y a jamais de révolution, juste des évolutions. L'avantage, c'est que dès les versions alpha, vous avez un système assez stable. L'inconvénient, c'est que ce n'est pas jouissif. A chaque mise à jour, vous vous attendez à des nouveautés en plus des corrections de bugs et... rien.

Qui plus est, Kubuntu est toujours en deçà des distributions comme OpenSuSE en terme de performances (ressenties, pas mesurées par des tests scientifiques bien sûr) et de fluidité de KDE.

Du coup, pour sauter le pas vers KDE, j'ai du chercher une autre distribution.

Pour des raisons bassement terre à terre qui dépassent le cadre de cet article, je voulais absolument profiter des dernières nouveautés du kernel 2.6.38, ce qui excluait d'emblée OpenSuSE 11.4, livré avec la version 2.6.37.

Toujours dans l'esprit des distributions plutôt nativement KDE, j'ai pensé à Mandriva 2011 ou Mageia. Cette dernière est bien trop « alpha » pour l'instant. La première n'apporte pas grand chose de nouveau à l'heure actuelle, et la nouvelle charte graphique ne me plait pas vraiment non plus.

J'ai donc pensé à Fedora, avec une certaine appréhension d'ailleurs, car les versions alpha et beta sont souvent assez instables, revers légitime de la médaille des nouveautés. Mais j'ai décidé de l'essayer, car c'est la distribution la plus prometteuse en terme de nouvelles fonctionnalités. Un autre motif d'appréhension venait du fait que les développeurs de Fedora sont focalisés sur la nouvelle version de Gnome, et donc certainement moins disponibles pour KDE.

 

Le mise en place

Et pourtant, j'ai tout de suite été bluffé. Après avoir installé une version « daily build » et fait les mises à jour qui s'imposaient, je me suis retrouvé devant un environnement tout à fait propre et très réactif. Après quelques actions de « tuning » pour l'adapter à mes goûts, voici ce que j'ai pu obtenir :

capture-d-ecran9.png

Une des choses frappantes par rapport à Kubuntu tient de la réactivité du bureau. Tous les effets graphiques activés, la fluidité des actions est sans commune mesure. Tout s'enchaine rapidement et très joliment. Même lorsque beaucoup de fenêtres sont activées à l'écran, le bureau reste très réactif.

 

Le tuning

Au chapitre du tuning, j'ai installé deux plasmoids très pratiques et utiles pour moi : Smoothtasks et QuickAccess. Le second permet de se déplacer rapidement dans les répertoires du disque dur sans lancer le gestionnaire de fichier Dolphin, le premier améliore le gestionnaire de tâches standard de KDE :

capture-d-ecran7.png

Les applications nativement Gnome comme LibreOffice sont assez bien prises en charge. Certes, elles ne bénéficient pas du lissage des polices, mais elles s'intègrent assez bien dans l'environnement, que ce soit LibreOffice ou Firefox :

capture-d-ecran5.png

A noter que Firefox n'est pas installé par défaut au profit de l'antique Konqeror. Un choix discutable mais justifiable. Rekonq aurait été un choix plus dans l'air du temps, mais sa stabilité n'est pas encore assurée.

De la même façon, LibreOffice n'est pas installé par défaut, pour laisser la place à Koffice, certainement pour des raisons d'intégration.

Le gestionnaire de packages est celui de KDE (Kpackagekit). Il est simple et fonctionnel, assez proche de Synaptics sous Gnome. On y trouve tout ce dont on peut avoir besoin, pour peu que l'on prenne la peine d'ajouter les dépôts «  RPM Fusion » :

capture-d-ecran6.png

Le gestionnaire de configuration du système est lui aussi celui qui accompagne KDE. Les outils plus spécifiques à Fedora sont regroupés dans un menu à part :

capture-d-ecran8.png

J'ai ajouté quelques programmes pour finir de rendre complètement fonctionnelle cette installation :

KeepassX pour gérer mes mots de passe

Smb4k pour accéder à des partages réseaux

Firefox pour surfer rapidement sur le web

LibreOffice comme outil de bureautique

Remmina pour accéder à des serveurs Windows en TSE. Même si KRDC est installé par défaut, il n'est pas au même niveau de fonctionnalité.

Clementine à la place d'Amarok. J'ai essayé, mais je ne me fais pas à l'interface d'Amarok.

VLC ; pour moi le meilleur lecteur vidéo


L'éclate totale !

Cela fait quelques jours maintenant que j'utilise Fedora 15 KDE. Bien qu'en version alpha, elle est déjà assez stable pour être utilisée – avec précaution – au quotidien. Je ne constate que très peu de plantages, et encore, pas dans les applications que j'utilise le plus.

Il faut cependant être vigilent, notamment avec les mises à jour, qui peuvent briser des dépendances et rendre votre système moins utilisable. Ça m'est arrivé pas plus tard qu'aujourd'hui, avec la mise à jour de Network manager. Je me suis retrouvé avec un plasmoid de configuration des réseaux totalement inutilisable. Bon, il m'a fallu simplement désinstaller l'ancienne version à la main pour installer la nouvelle et tout est rentré dans l'ordre. Pas très grave, mais ça peut être gênant. Prudence donc.

Sinon, le bilan est plus que positif et je pense sincèrement que cette prochaine mouture de Fedora sera LA distribution de l'année, aussi bien sous Gnome 3 (je vous en reparle dès sa sortie) que sous KDE. En tout cas, si vous voulez vous faire plaisir lors d'un test, n'hésitez pas à l'essayer. La version beta sort dans les jours qui viennent (début avril normalement).

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Des programmes 32 bits dans un OS 64 bits

27 Mars 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Vous avez installé une distribution Linux 64 bits sur votre ordinateur, pour profiter au maximum de ses caractéristiques techniques. Dans votre bibliothèque de programmes, vous disposez de tout ce dont vous avez besoin en terme de logiciels, tous compilés en 64 bits.

Mais voilà, vous devez utilser un programme qui n'est pas dans votre bibliothèque, et dont la seule version est compilée en 32 bits. Lorsque vous le lancez, un message d'erreur barbare vous indique que quelque chose cloche. Comment faire ?

-> Installer les librairies et bibliothèques 32 bits nécessaires à l'éxécution du programme.

Avant tout, il faut savoir que toutes les distributions ne sont pas équivalentes à ce sujet.

OpenSuSE par exemple, dispose par défaut d'un environnement 32 bits. Rien à faire donc pour lancer votre programme.

Pour Ubuntu et Debian, ce n'est pas tellement plus compliqué: dans la bibliothèque de programmes, cherchez "ia32-libs". Installez les bibliothèques et programmes proposés. C'est tout. Lancez votre programme, il devrait fonctionner.

Pour Fedora, les choses sont plus complexes. Rien n'est prévu par défaut, et les documentations sont difficiles à trouver.

Voici donc mon expérience avec Fedora 15 64 bits. Oui, c'est bien la version 15, encore en version alpha pour l'instant. Notez que ce tuto fonctionne aussi pour les versions antérieures de Fedora.

Les packages minimum à installer sont les suivants:

libstdc++.i686

compat-libstdc++-33.i686

gtk2.i686

libSM.i686

Pour installer ces librairies, ne passez pas par votre gestionnaire de package graphique, mais par la console, en tapant cette commande (en root):

yum install libstdc++.i686 compat-libstdc++-33.i686 gtk2.i686 libSM.i686

 

 

 

 

Il va vous falloir confirmer l'installation des dépendances. Tapez "y" pour se faire.

Essayez de lancer votre programme pour voir s'il fonctionne. Il risque de se plaindre de ne pas trouver telle ou telle bibliothèque (libxxxxxxx). Maintenant que vous connaissez le principe, installez les packages qui manquent, comme ci-dessus.

Si vous ne trouvez pas exactement le package concerné, essayez de le trouver en cherchant dans la liste des programmes et bibliothèques, en tapant cette commande:

yum search PackageàChercher

 

 

 

Ne tapez qu'une partie du nom, sans la terminaison en i686.

Répétez l'opération pour tous les packages nécessaires, jusqu'à ce que votre programme fonctionne normalement.

Pour aller plus loin:

Si vous voulez installer tout l'environnement 32 bits d'un coup, et de façon élégante, je vous conseille de suivre ce tuto très clair, que l'on doit à un ingénieur de chez RedHat:

http://beginlinux.com/blog/2009/09/installing-32-bit-support-into-64-bit-fedora-11/

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Travailler avec Ubuntu dans un environnement Microsoft

5 Février 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Pro

Introduction

C'est un fait, Linux est très présent dans les entreprises. Il y est entré par la petite porte, celle de l'infrastructure au service des serveurs web ou de la sécurité. Il y côtoie beaucoup d'autres technologies propriétaires : celles d'IBM, Oracle, Microsoft.

Jusqu'à aujourd'hui, il était assez difficile d'envisager de travailler sérieusement en toute sérénité avec un PC équipé de Linux dans un contexte multi-technologies. Le problème d'interopérabilité est aussi vieux que l'informatique.

Sous ce terme barbare se cache une nécessité de tous les jours en entreprise : pouvoir travailler en groupe avec ses collègues. On doit pouvoir lire leurs documents, en créer soit-même qu'ils puissent à leur tour relire; accéder aux mêmes informations, et bien entendu respecter les politiques maisons en terme de sécurité ou de charte graphique.

Or, il est assez courant que ce genre d'opérations dépendent de technologies Microsoft, que ce soit pour le partage de fichier, l'authentification des utilisateurs ou encore la lecture des courriels.

Dans cet article, nous allons voir comment rendre « compatible Microsoft » toute station de travail basée sur Ubuntu. Nous allons découvrir que la cohabitation de deux mondes distincts ne posent pas de problème insoluble, grâce au talent des développeurs des technologies libres.

 

 

Connexion à un domaine Active Directory
Un annuaire Microsoft Active Directory est un annuaire LDAP étendu aux technologies Microsoft. Pour l'entreprise, il simplifie grandement l'administration en rassemblant toutes les informations des comptes utilisateurs dans une seule et même arborescence. On y trouve, hormis ces derniers, des ordinateurs, des imprimantes, et même des salles de réunion ou des vidéo-projecteurs.

Un des éléments les plus importants qui y est stocké est le mot de passe des utilisateurs. A partir de cet annuaire et des renseignements qui y sont stockés, ces derniers peuvent se connecter à leur PC et aux ressources auxquelles ils doivent avoir accès, mais aussi trouver des informations sur tel ou tel collègue, configurer leur imprimante ou leur photocopieur, ou encore réserver une salle de réunion. Très pratique, vous en conviendrez.

 

La partie de ces fonctionnalités qui nous intéresse ici est l'authentification de l'utilisateur. A partir d'un simple logiciel, vous allez pouvoir vous connecter à l'annuaire Active Directory de votre entreprise. Ainsi, vous utiliserez votre compte pour vous connecter à votre ordinateur, comme n'importe quel possesseur de PC sous Windows. Au chapitre des avantages, citons le fait que vous respecterez ainsi la politique de sécurité de votre entreprise et n'aurez pas à mémoriser plusieurs mots de passe complexes.

 

Le logiciel nécessaire à cette connexion est connu sous le nom de Likewise Open. Il existe une version plus évoluée et payante, mais la version « Open » nous permettra de répondre à nos besoins dans le cadre de cet article.

 

Canonical, la société derrière Ubuntu, a eu la bonne idée de nouer un partenariat avec la société Likewise, ce qui nous permet de retrouver leur logiciel dans la bibliothèque de paquets Ubuntu. Cependant, l'intégration au système est encore assez peu poussée et malheureusement, la version livrée dans votre distribution préférée n'est pas assez stable pour être déployée sereinement.

 

Heureusement, la version 6 de Likewise Open est librement téléchargeable sur le site de l'éditeur. Il suffit de vous enregistrer sur le site via une simple adresse email. Vous y recevrez le lien grâce auquel vous pourrez télécharger la version spécifique à Ubuntu, en 32 ou 64 bits.

 

L'installation est assez simple mais nécessite de passer par des commandes à taper, dont voici la séquence :

 

cd ~/Téléchargements

chmod u+x LikewiseOpen-6.0.0.8269-linux-i386-deb.sh

sudo ./LikewiseOpen-6.0.0.8269-linux-i386-deb.sh

 

Deux remarques avant de poursuivre : nous avons ici téléchargé la version 32 bits, et le répertoire dans lequel Firefox a déposé le fichier est le répertoire par défaut « Téléchargements ».

 

Acceptez les conditions de licences en tapant « yes » lorsque le programme d'installation vous le demande, puis encore « yes » pour confirmer l'installation.

A l'issue de l'installation, la fenêtre de paramétrage et d'inscription se lance automatiquement. Voici le paramétrage à effectuer :

Capture-copie-3.png

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour avoir le droit de vous connecter à Active Directory, vous devez disposer d'un compte le permettant. Essayez avec votre compte, sinon, contactez votre administrateur, qui vous aidera dans cette procédure. Dans tous les cas, remplissez la fenêtre d'authentification suivante :

Capture-1-copie-1.png

 

 

Au bout de quelques secondes, vous devez voir ceci apparaître :

Capture-2-copie-1.png

Avant de redémarrer votre ordinateur, une dernière action est à mener à bien. Vous devez absolument ajouter votre nom d'utilisateur Active Directory dans le fichier « group ». Si vous omettez cette action, vous ne pourrez mener à bien aucune action avec les droits root. En clair, vous n'aurez plus le droit d'ajouter des programmes, modifier des fichiers systèmes ou installer les mises à jour. Plutôt gênant, n'est-ce pas ?

Voici donc comment faire (en ligne de commande dans un terminal) :

 

sudo vi /etc/group

 

ou

 

gksu gedit /etc/group

 

Vous devez voir plusieurs lignes ressemblant à celle-ci :

 

adm:x:4:emmanuel

 

Ajoutez simplement votre nom d'utilisateur Active Directory (sans le préfixer avec le nom du domaine) au bout de chacune des lignes contenant votre utilisateur actuel, comme ceci (n'oubliez pas la virgule) :

 

adm:x:4:emmanuel,utilisateurAD

 

Redémarrer votre ordinateur pour être sûr que tous les éléments sont en place.
Vous pouvez désormais vous connecter avec votre compte Active Directory (utilisateurAD dans notre exemple).

 

Lien utile:

http://www.likewise.com/

 

 

 

 

Rendre ses documents bureautiques lisibles par ses collègues

Pour rendre un document OpenOffice lisible par la population « windowsienne », il faut au minimum deux choses : que les polices de caractères utilisées soient compatibles avec celles de Microsoft, et que le format des fichiers soit pris en charge par les deux suites bureautiques.

Si vous ne faites pas cela, vos documents seront au mieux exploitables du fait d'une mise en page défaillante, au pire illisibles.

 

Pour résoudre ces deux problèmes, rien de plus simple.

Le premier est résolu en installant un paquet logiciel contenant des logiciels ou ajouts soumis à licence. Évidemment, si vous ne voulez utiliser que des logiciels libre sur votre ordinateur, n'installez pas ce paquet, mais sachez qu'il vous sera quasiment impossible de travailler sur les mêmes documents que vos collègues de travail.

 

Les avertissements étant fait, passons à la pratique. Tapez dans une console la commande suivante :

 

sudo apt-get install ubuntu-restricted-extras

 

Ou cherchez le mot clé « restricted » dans le gestionnaire de paquet Synaptic ou la logithèque Ubuntu. L'installation se fait en une étape, mais peut être assez longue, la liste des logiciels et ajouts installés étant assez importante : java, Adobe Flash, polices TTF Microsoft, etc.

 

Pour vérifier l'installation, lancez simplement OpenOffice writer. La police par défaut doit être maintenant « Times New Roman » :

Writer-avec-Times-New-Roman.png

Remarquez la police par défaut : Times New Roman, une des police les plus utilisée dans les documents Office.

 

Vous disposez donc à présent des polices utilisées en standard par l'ensemble des utilisateurs de la suite bureautique Microsoft Office. Et Ubuntu a eu la bonne idée de mettre une de ces polices par défaut dans OpenOffice.

Personnellement, je préfère utiliser Arial comme police par défaut. Je la trouve plus moderne que Times, mais tout ceci est un simple question de goût et de charte graphique de votre entreprise.

 

Vous utilisez donc maintenant par défaut les bonnes polices, mais encore faut-il utiliser le bon format de fichier pour finir de rendre votre environnement bureautique compatible. Plutôt que de choisir à chaque enregistrement le bon format de fichier, vous pouvez paramétrer chaque élément de votre suite préférée pour qu'il enregistre directement en .doc, .xls ou .ppt. Certes, vous ne sauvegardez pas dans un format ouvert et standard, mais le but n'est pas là.

 

Puisque votre traitement de texte doit être ouvert, allez dans le menu « Outils » → « Options ».

Dans la rubrique « Chargement / Enregistrement », sélectionnez « Général ».

 

Les champs « Type de document » et « Enregistrer systématiquement sous... » sont ceux que vous allez modifier à tour de rôle. Ne cliquez pas sur le bouton Ok entre chaque changement. Un seul clic en fin de modification sauvegardera vos choix.

 

Voici à quoi cela doit ressembler (cliquez pour agrandir):

Office-Options - Chargement-enregistrement - Général-WritOffice-Options---Chargement-enregistrement---General-Calc.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà, vous disposez désormais d'une suite bureautique compatible avec celle de Microsoft.

Quelques remarques cependant :

  • Renseignez-vous à l'avance sur les formats utilisés dans votre entreprise. S'agit-il d'Office 97, 2007, 2010 ? Dans le premier cas, choisissez les formats .doc, .xls, .ppt. Dans les deux autres cas, choisissez .docx, .xlsx, .pptx.

  • Les formats « anciens » semblent être mieux supportés que les plus récents. Si vous créez des documents complexes avec des éléments graphiques, privilégiez ces types de fichiers. Encore une fois, conformez-vous à ce que votre entreprise préconise.

 


Accéder aux lecteurs réseaux de son entreprise

Les partages réseaux font partie de l'histoire (ou préhistoire) de l'informatique, mais sont encore utilisés dans un grand nombre d'entreprise. Deux avantages à cela : par mesure de sécurité, vos fichiers sont sauvegardés par vos administrateurs, et vous partagez facilement des fichiers avec les autres utilisateurs.

 

Le gestionnaire de fichier de Gnome, Nautilus, permet de se connecter à ces lecteurs, de façon très simple.

Pour cela, cliquez sur Fichier → Se connecter à un serveur:

Fichier-Connecter-lecteur-reseau.png

 

Remplissez les champs en vous inspirant de cette capture :

Capture-Connexion-au-serveur.png

 

 

Après avoir tapé votre mot de passe, vous devez voir apparaître un nouveau raccourci dans votre gestionnaire de fichiers Nautilus :

Capture-Nautilus.png

Reproduisez cette manipulation autant de fois que vous avez de lecteurs partagés. C'est un peu long et rébarbatif, mais vous gagnerez un temps fou par la suite : une clic est vous verrez vos fichiers sur le réseau. Magique !

 


Se connecter au serveur Exchange de son entreprise avec Evolution

S'il est une application que l'on utilise tous les jours en entreprise, c'est bien la messagerie électronique. Pas une journée sans lire et envoyer des courriels ou organiser des réunions et consulter son emploi du temps ou celui de ses collègues.

Les outils de messagerie sous Linux étant basés sur des standards, il peuvent accéder à divers systèmes IMAP, POP ou SMTP.

Si ces protocoles suffisent à envoyer et recevoir des courriels, ils sont limités pour partager son agenda, voir celui des autres ou faire une recherche d'adresse email dans un carnet d'adresses global de type LDAP. Ils ne sont pas conçus pour ça. Si ces informations sont stockées sur un serveur Microsoft Exchange, la tâche est encore plus ardue.

 

Heureusement, un programme merveilleux existe pour palier à ce problème : DavMail. Ce petit programme écrit en Java va vous ouvrir les portes des fonctionnalités de systèmes de groupware Exchange. Avec lui, vous allez pouvoir lire vos courriels, consulter votre agenda et celui des autres, préparer une réunion en lançant des invitations électroniques, faire une recherche dans l'annuaire d'entreprise pour trouver l'adresse email de vos collègues.

 

Pour cela, installez d'abord le logiciel. Rien de plus simple. Tapez ce lien dans votre navigateur Internet préféré :

http://sourceforge.net/projects/davmail/files/davmail/3.8.8/davmail_3.8.8-1608-1_all.deb/download

 

La logithèque Ubuntu se lance et vous propose d'installer le programme, ce que vous faites en cliquant sur le bouton « Installer » :

Logitheque-Ubuntu-davmail.png

 

 

Une fois ceci fait, allez dans « Système » → « Préférences » → « Applications au démarrage ».

Remplissez les champs demandés :

davmail-at-boot.png

 

Vous êtes ainsi sûr que le programme sera lancé automatiquement au démarrage de votre ordinateur.

 

Lancez davmail. Pour cela, tapez simultanément les touches <Alt> et <F2> :

Lancer-Davmail.png

 

Notez l'icône du programme (éclair dans un disque jaune). Vous devez le voir apparaître dans votre zone de notification.

 

Comme c'est la première fois que vous lancez ce programme, la fenêtre de paramétrage apparaît. Changez simplement le champ « URL OWA (Exchange) ». Si vous ne connaissez pas cette valeur, demandez à votre administrateur :

Configuration-Passerelle-DavMail.png

 

Cliquez sur le bouton « Enregistrer ». Passons au paramétrage d'Evolution.

 

Lancez Evolution. Suivez l'assistant de paramétrage (cliquez sur les images pour les agrandir):

Capture-Assistant de configuration d'Evolution-identitéCapture-Assistant-de-configuration-d-Evolution-IMAP.png


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Capture-Assistant-de-configuration-d-Evolution-OptionsIMAP.pngCapture-Assistant-de-configuration-d-Evolution-SMTP.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Capture-Assistant-de-configuration-d-Evolution-NomCompte.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les écrans ci-dessous reprennent l'essentiel des options à fixer pour une utilisation correcte d'Evolution (cliquez pour agrandir):

Evolution-Nouveau-carnet-d-adresses.png

Evolution-Options-Contact.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evolution-Option-Compatibilite-Outlook.pngEvolution-Options-Courriel-copie-2.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

Ces quelques manipulations peuvent paraître longues et fastidieuses. Cependant, elles constituent un prérequis indispensable à une utilisation au quotidien d'un ordinateur fonctionnant sous Ubuntu dans un environnement Microsoft.

Encore une fois, utiliser Linux dans une entreprise n'est plus une gageure mais bien une réalité. Le bureau Linux utilisable en entreprise est une réalité. Cet article avait pour but de démontrer que c'est bien une vrai alternative aux logiciels propriétaires.

Bien sûr, toutes les entreprises ne permettent pas à leurs employés d'utiliser les logiciels qu'ils veulent. Mais parfois une petite démonstration couplée à de bons arguments peut faire pencher la balance du côté des logiciels libres...

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Linux vs Windows vs Mac: quelle importance demain ?

8 Janvier 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

S'il est une bonne vieille guerre qui a la vie dure dans le monde des systèmes d'exploitation, et dans le monde de l'informatique en général, c'est bien celle qui oppose les Linuxiens aux Windowsiens aux Macintoshiens.

Chacun peut vous sortir une liste d'arguments longues comme un jour sans pain. Pour cela, il suffit d'amorcer la pompe à arguments par une petite phrase taquine telle que "ça t'a plu de payer un oeil un OS qui plante tout le temps ?", ou "le Mac c'est encore plus fermé que Windows: peut-on dire qu'il est ifermé ?" ou encore "Pour lire tes mails, tu passe toujours par la ligne de commande, ou tu peux faire des trucs avec une souris sous Linux ?".

 

Suivant la personne à qui vous lancez ce genre de pic, cela peut vite dégénérer, ou simplement s'en tenir à quelques joutes verbales particulièrement animées, mais dans la majorité des cas, la discussion est ponctuée de mauvaise foi, d'exceptions appliquées à des généralités, d'informations peu ou pas vérifiées. J'avoue y prendre un plaisir certain, avec mes collègues de travail, qui me prennent pour un évangéliste du libre et de Linux. Et "casser du Windows ou du Mac" est un petit plaisir que je ne me refuse pas de temps à autre, avec une mauvaise foi évidente et voulue.

 

Ces joutes verbales ont lieu entre amis et collègues, mais aussi entre parfaits inconnus, sur Internet, via les forums et les blogs ouverts aux commentaires. Prenez par exemple ce site.

L'important n'est pas l'article lui-même, mais bel et bien les commentaires que sa publication a pu susciter.

On y retrouve les trois catégories d'opposants citées plus haut. Et c'est une véritable bataille rangée à laquelle on peut assister, commentaire après commentaire. Chacun y va de son avis, parfois très bien étaillé et pertinant, parfois pas du tout.

 

Pour l'anecdote, il est amusant de remarquer que le sujet initial de cet article n'est pas de savoir lequel de Linux, OSX ou Windows est le meilleur système d'exploitation, mais de souligner l'inégalité des chances de ces derniers devant les appels d'offre dans l'administration française. En tout cas, quelle passion transpire des différents commentaires postés ! Et pas forcément sur le coeur du sujet lui-même.

 

Etant moi aussi passionné, vais-je y aller de ma petit analyse.

 

Au delà des qualité intrinsèques de chaque système, il est intéressant de raisonner en terme de circonstances, de choix et d'usages.

 

Au travail, en général, nous n'avons pas vraiment le choix. On nous a fourni un ordinateur lors de notre prise de fonction, et pour la plupart d'entre nous, il n'est pas possible d'en faire ce que l'on veut. Les choix de la DSI, dictés par la stratégie de l'entreprise, interdisent souvent les écarts des utilisateurs les plus « geeks », pour qui l'OS et les logiciels sont importants. La plupart des autres s'en fiche comme de leur première chemise, considérant l'ordinateur comme un outil, avec lequel il vont pouvoir faire leur vrai job. Point de choix ici donc, sauf exceptions bien entendu.

 

A la maison, le choix est souvent déterminé par l'ordinateur que l'on achète. Et là encore, on a pas vraiment le choix au moment de l'achat. Et les habitudes ont la vie dure. Toute la famille connait Windows et le Pack Office, alors pourquoi vouloir les faire changer, d'autant plus qu'il y a de fortes chances pour qu'ils utilisent au travail les mêmes outils ? Un Mac ? Pourquoi pas, suivant ses moyens la volonté de tous de tester un autre monde. Pas beaucoup de choix ici non plus.

 

Et pourtant, tout ceci est en train de changer, petit à petit, pour plusieurs raisons :

On entend de plus en plus parler de « logiciels libres », « d'Opensource ». Un coup d'accélérateur a été donné à ce phénomène grâce aux nouveaux téléphones mobiles et aux smartphones. L'arrivée des tablettes devraient accentuer encore la tendance, même si toutes ne seront pas à base de technologies libres.

 

On a tendance à mélanger équipement perso et équipement pro. Là encore, l'avénement des smartphones y est pour quelque chose. On lit maintenant ses mails n'importe où avec son téléphone, et on lit aussi bien ceux du boulot que les persos. On va sur Internet avec le smartphone du boulot, pas toujours pour le boulot. Bref, on commence à mélanger les équipements.

 

Et ce n'est rien par rapport aux usages. La vie dans le « nuage » n'est plus une utopie. Nos données ne sont plus seulement sur les disques durs de nos PC. Nous avons une vie sociale numérique. Nos réseaux sociaux sont privés (Facebook) autant que professionnels (Viadeo, LinkedIn). Et pour exploiter toutes leurs richesses, il faut être connecté en permanence à Internet.

 

Mais quel rapport avec la la « gueguerre » entre Linux, Windows et Mac ?

Et bien elle n'est plus de notre temps, tout simplement. Les utilisateurs d'aujourd'hui et plus encore ceux de demain ne se pose la question de savoir si c'est Windows ou Linux qui tourne sur leur machine. Ce qui compte c'est l'usage. Vous croyez encore qu'Apple vend des téléphones portables, des ordinateurs et des baladeurs ? Pas du tout. Ils vendent des services et des moyens de les utiliser. Et si vous voulez les utiliser au mieux, il est préférable d'avoir du matériel Apple.

 

Que va faire Google avec son futur ChromeOS ? Ni plus ni moins que nous fournir un média d'accès à l'ensemble des services Google. Encore une fois, ce n'est pas logiciel qui est mis en avant, mais les services qui seront proposés.

 

Avez-vous remarqué d'ailleurs que nous avons une même finalité mais avec deux philosophie différentes, l'une entièrement propriétaire et l'autre libre ?

 

On pourrait aussi inclure Microsoft dans le lot, mais dans ce domaine, ils sont un peu – beaucoup - en retard, notamment dans les usages 2.0.

 

Tout ça pour dire quoi finalement. Que les usages changent avec les générations et que bientôt, très bientôt, peut-être même aujourd'hui d'ailleurs, la question ne sera plus de savoir quel OS est dans l'appareil que l'on utilise à un instant T, encore moins s'il est mieux que celui de son collègue ou si la technologie derrière est libre ou pas. Non, la question sera juste de savoir si l'appareil dont on dispose permet de faire ce que l'on désire qu'il fasse. Le support du service auquel on accède va devenir tellement transparent qu'on ne le verra bientôt plus. Nos marteaux informatiques ne seront plus jaunes en plastic ou rouge en bois, ils seront incolores, inodores et sans saveurs.

 

En tant qu'idéaliste passionné d'OS et d'histoire de l'informatique, je n'aime pas cela, mais une chose est certaine: on y va en courant.

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