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And Linux For All

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Mettre en sécurité vos données sur un disque externe

25 Novembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Préambule.

La valeur d'un PC professionel se mesure plus dans son contenu que dans son contenant. Il en est de même pour les ordinateurs personnels, même si la valeur est ici une notion plus subjective.
Quoi qu'il en soit, il faut protéger les données stockées sur les ordinateurs, et il faut le faire pour contrer un risque majeur: la perte de donnée, soit par vol du support de celle-ci soit par panne matérielle.

Une méthode qui a fait ses preuves est la sauvegarde des données sur un disque dur externe (USB généralement). Le coût de stockage diminuant d'année en année, le recour à ce type de moyen peut être fait pour un prix modique.
Mais si sauvegarder ses données sur un disque externe permet de régler le risque de panne matérielle de son disque principal, elle ne couvre pas la problématique de la perte pure et simple du disque externe, par oubli ou par vol. Dans ce cas, les données si elles ne sont pas protégées, peuvent être lisibles par tous.

La plupart des disques durs externes actuels sont livrés avec des logiciels de sauvegarde qui intègre le chiffrement des données. Hélas, ils sont développés pour Windows. Comment faire lorsque l'on travaille sous Linux ?

La réponse tient en un mot: TrueCrypt.


TrueCrypt.
Très simplement, TrueCrypt est un logiciel de chiffrement multiplateforme (Linux, Windows, MacOSX).

Il permet de chiffrer des partitions entières existantes, ou des fichiers qui apparaitront pour notre OS comme une partition normale. Dans les deux cas, les données écrites à ces endroits seront chiffrées automatiquement, et illisible pour quiconque ne possède pas le logiciel TrueCrypt et le mot de passe de chiffrement (et pourquoi pas une clé supplémentaire sous forme de fichier. Nous allons y revenir).

Ormis la puissance de ce logiciel, c'est sont aspect multi-OS qui est séduisant. Vous pouvez par exemple chiffrer vos données sur un disque monté sous Linux, et les relire simplement sur un Mac ou sous Windows. Pratique.


Installation.
Certaines distribution Linux permettent l'installation de ce logiciel directement via leur gestionnaire de paquet. C'est le cas par exemple d'Ubuntu.
Mais d'autres ne l'intègre pas, comme Mandriva, qui est ma distribution actuelle. Pour celle-ci, il suffit cependant de télécharger le fichier RPM sur le site MIB, rubrique Repository.


Premier lancement de TrueCrypt.
Après avoir connecté votre disque dur externe (ici nommé naturellement "Sauvegardes"), lancez TrueCrypt en cliquant sur son icône qui doit être présente dans votre menu d'applications:


Un clic sur le bouton "Create Volume" permet de lancer l'assistant de création de notre partition de sauvegarde:
Nous allons ici créer un conteneur de fichiers chiffré standard, mais vous poouvez décider de créer un fichier caché, ce qui rendra vos données encore plus difficiles à repérer:


Tapez ici le chemin d'accès au fichier chiffré (sur le lecteur externe monté ici dans le répertoire /media/). Le nom du fichier importe peu (si vous faites un accès de paranoïa, tapez un nom peu intuitif, sans rapport avec vos données):


Le choix de l'algorythme de chiffrement vous appartient. Vous pouvez lire la documentation sur les algos disponibles en suivant le lien "More information on..." dans la fenêtre. Sachez que l'utilisation de plusieurs algorythmes de chiffrement en même temps rend le déchiffrement par un tiers quasi impossible, mais rend les opérations d'écriture et de lecture plus lentes... Toujours une question de paranoïa...


Ensuite indiquez au programme la taille alouée au fichier qui contiendra vos données:
 

Partie cruciale de la procédure: le choix du mot de passe de protection.
Veillez à choisir un mot de passe suffisamment complexe. Il ne sert à rien de chiffrer un disque avec 3 algorythmes de chiffrement différents si vous tapez "ToTo" comme mot de passe. En quelques minutes, une personne motivée avec un bon programme de crack par force brute accèdera à vos données.
Autre point, vous pouvez comme ici inclure un fichier "keyfile". Celui-ci peu être un fichier de n'importe quelle nature. Celui-ci va renforcer la protection du mot de passe. Si vous tapez votre mot de passe sans le keyfile, le fichier chiffré ne s'ouvrira pas, et inversement. Attention toutefois à utiliser un fichier qui ne change jamais!


Si vous pensez stocker des fichiers plus gros que 4Go (un DVD par exemple), choisissez la deuxième option, sinon la première suffit pour la plupart de cas. Attention toutefois, vous ne pouvez revenir sur ce paramètre une fois le fichier chiffré créé:


Choisissez ici le type de système de fichier qui sera utilisé pour le fichier chiffré. Rappelez-vous que votre ordinateur verra le fichier chiffré comme une partition, qui doit donc être formatée. Si vous désirez utiliser le fichier chiffré sur un ordinateur Windows par exemple, préférez le système FAT32 ou NTFS plutôt que Ext3. Linux sait parfaitement relire les partitions Windows, alors que l'inverse n'est pas vrai!


Là encore, choisissez la bonne option:


Baladez ici votre souris longuement et de façon aléatoire dans la fenêtre. Plus longtemps et aléatoirement vous le ferez, plus votre chiffrement sera sûr. Ceci a pour but de contrecarer le côté pas si aléatoire que ça des tirages "aléatoires" de chiffres par ordinateur. Rappelons que le tirage aléatoire de chiffres est à la base de tous les algorythmes de chiffrement. Si on connait ces chiffres, alors on peut casser le chiffrement...


C'est parti! Le programme va créer le fichier Backup, qui pourra être monté par TrueCrypt comme si c'était une partition:


Le programme va avoir besoin des privilèges administrateur pour continuer. Tapez votre mot de passe (si vous avez les droits sudo), sinon  le mot de passe de l'utilisateur root:


Vous devez voir ce message de confirmation:



Utilisation du nouveau volume chiffré.

Cliquez sur le bouton "Select File" pour monter le nouveau volume. Allez chercher le fichier que vous avez créé via le programme (ici /media/Sauvegardes/Backup):


Tapez le mot de passe de chiffrement puis cliquez sur le bouton "Keyfiles...". Sélectionnez le fichier que vous avez utilisé en complément du mot de passe:



Le volume doit maintenant être monté dans le répertoire /media/truecrypt1:


Vous pouvez donc maintenant utiliser ce fichier pour faire vos sauvegardes de données. Pour celà, utilisez votre système de backup préféré ou une simple copie de fichiers, ou encore un rsync...

N'oubliez pas de démonter votre volume ouvert avec TrueCrypt dans le logiciel lui-même (bouton "Dismount All" avant de débrancher votre disque externe, sans celà vous pourriez perdre des informations, voire rendre le backup inutilisable!


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Mandriva: premiers pas avec le bureau sémantique

15 Novembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Applications

Intro
Mandriva 2010, installé avec le gestionnaire de fenêtre KDE, apporte une innovation de taille: le bureau sémantique. Sous ce terme se cache un set de technologies issu des dernières recherche en matière de simplification des accès aux documents sur ordinateur.

Ce sont ces nouveautés qui m'ont fait installer Mandriva 2010 avec KDE, moi qui ne jurait depuis 6 mois que par Fedora sous Gnome!

Mais qu'est-ce que le bureau sémantique ?
C'est un ensemble d'outils graphiques et de technologies sous-jacentes qui permettent de trouver et de rassembler des ressources (documents, sites web, contacts et emails), quelles que soit leur localisation et leur type.

Prenons un exemple
Mes fonctions m'obligent à travailler sur plusieurs projets à la fois. Pour chacun d'eux, je dois chercher des informations sur Internet, créer des documents, prendre des contacts avec des fournisseurs, et envoyer des emails à toutes les personnes impliquées dans le projet.

Jusqu'à présent, il était relativement simple de rassembler les documents texte, tableur ou encore photo et video dans un même dossier du disque dur. Passe encore lorsqu'il s'agissait d'y ajouter des raccourcis web. Mais dès que je voulais y ajouter des contacts ou des emails, c'était mission impossible. Ne parlons pas d'ajouter à toutes ces ressources des annotations. Et que dire enfin des moteurs de recherche sur le bureau, qui ne travaillaient que sur les noms de fichiers...

Tout ceci est de l'histoire ancienne grâce au bureau sémantique !
Je peux maintenant:
- Rassembler toutes les données liées à un projet dans une seule vue. Peu importe la localisation des données et leur type.
- Annoter toutes ces données, y mettre des commentaires liés par exemple à la gestion du projet lui même, ou donner ses impressions sur un fournisseur dans sa fiche de contact.
- Retrouver les documents dont j'ai besoin via un moteur de recherche simple mais hyper-puissant, me permettant de chercher des mots clés aussi bien dans les données que dans les méta-données (annotations, date, heure, type, etc).

Quels sont les outils du bureau sémantique ?
Tasktop: gestion des documents par vue, et non pas par localisation. Permet de rassembler dans une même vue les documents classiques (texte, tableur, présentation, vidéo, images), les emails, les contacts et les liens internet.


Le plasmoïde gestion de tâches. Il permet d'un simple clic sur le bureau de lancer Tasktop, et de choisir la tâche active, ce qui est utile pour le greffon Firefox.


Le plugin Nepotask pour Firefox. Permet d'un simple clic d'ajouter la page web active dunavigateur dans la tâche active de TaskTop.


Le moteur de recherche Nepomuk. Permet de lancer des recherches multicritères sur les données et métadonnées liées à un document.


Le moteur d'indexation Strigi. C'est lui qui est chargé, de façon transparente pour l'utilisateur, d'indexer les ressources  qui seront retrouvées grâce à Nepomuk.


Dolphin. Le gestionnaire de fichier de KDE ajoute des primitives d'annotations, de recherches sémantiques et d'associations de fichiers à un tâche.


Conclusion
Ce petit article n'est qu'une petite introduction aux technologies qui composent le bureau sémantique. Il n'a pour seule vocation que d'établir un premier contact. Au fil de mes avancées avec ces technologies, je publierai d'autres articles sur le sujet, certainement dans la rubrique Howto...
 

A lire pour aller plus loin.
http://wiki.mandriva.com/fr/Magnum03_Nepomuk
http://nepomuk.kde.org/
http://strigi.sourceforge.net/


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Howto: chiffrer son home à l'installation de Mandriva 2010

6 Novembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO


Quelques remarques préliminaires:
- la distribution utilisée est la version Free de Mandriva 2010, sortie le 3 Novembre,
- l'installation se déroule dans une image virtuelle sous VirtualBox 3.0.10,
- le périmètre de cet article reste cantonné au paramétrage des partitions. Le début et la fin de l'installation ne sont pas détaillés ici.


Déroulement en image:

Mandriva le propose pas - hélas - d'option de partitionnement automatique avec chiffrement. Il va falloir se débrouiller seul, en choisissant l'option "Partitionnement de disque personnalisé":


On choisi le disque dur à utiliser pour installer Mandriva (ici sda) et on peut choisir le partitionnement automatique pour se simplifier un peu la vie:


On obtient un partitionnement de base, adapté à la configuration du disque dur:


Pour faire un home chiffré, il faut d'abord supprimer le home original crée par le programme, en la sélectionnant puis en cliquant sur le bouton "Supprimer":


Voilà, on a maintenant un bel espace vide, qui hébergera notre partition home. On clique dessus, puis sur le bouton "Créer"


On choisit ensuite de créer une partition LVM (Logical Volume Manager). Ne pas oublier de définir la taille en Mo au max de ce qu'il est possible de faire!


On a crée un structure de base pour créer un volume LVM. Ajoutons cet espace au LVM en cliquant sur le bouton qui va bien:


On clique simplement sur OK ici, sinon rien ne sera écrit sur le disque...


Donnons un nom à notre volume LVM. Ce n'est pas très important, c'est juste fait pour le repérer facilement:


Ca y est, on a un volume LVM dans lequel on va pouvoir travailler:


Un petit clic sur le bouton "Créer" pour ... créer une partition dans le volume logique, très simplement une partition chiffrée:


Il faut maintenant formater la partition en cliquant sur le bouton "Formater":


Entrons un mot de passe pour chiffrer la partition. C'est lui qui sera demandé au démarrage de la machine. Choisissons un mot de passe complexe (long, avec des majuscules, des minuscules, des chiffres et des caractères spéciaux):


Pour l'instant, la partition chifrée n'est associée à aucun point de montage. Un clic sur le bouton "Point de montage" résoudra le problème:


Choisissons le point de montage "/home" pour associer la partition chiffrée à notre partition utilisateur:


Le résultat doit s'afficher ici: la partition est chiffrée, et associée au répertoire /home. Inutile de la formater à ce niveau de la procédure d'installation, cette dernière va nous le demander de le faire juste après...


La procédure d'installation reprend normalement. Après le redémarrage du PC, nous voyons ceci apparaitre pendant le processus de boot:


Après avoir tapé le mot de passe, le processus d'initialisation de la machine continue normalement. C'est gagné !


Limites de cette installation.
Cette procédure ne chiffre que la partition servant à héberger les données des utilisateurs.

Idéalement, il faudrait chiffrer le swap (Linux peut y entreposer des données utilisateurs en cache). Mandriva limite les dégâts à ce niveau en mettant par défaut le répertoire /tmp dans la partition utilisateur, soit pour nous dans la partition chiffrée. Bien vu Mandriva.

Une autre méthode, utilisée par exemple chez Ubuntu ou Fedora, est de chiffrer la totalité du disque dur. Cette méthode est plus sûr car elle ne donne aucune surface d'attaque à un éventuel curieux.

Reste que le chiffrement de la partition /home permet quand même de protéger efficacement vos données en cas de perte ou de vol de votre PC. Tout dépend de toute façon de la valeur que la personne qui "trouve" votre PC donne à vos données...

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Le temps des changements...

25 Octobre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Ca devait arriver.
Après 4 ans de bons et loyaux services, mon vieux IBM z61m part à la retraite.

Et voici sont remplaçant: un HP EliteBook 2530p.
Caractéristiques de la bête:
- Processeur Intel Centrino vPro 2 à 1,86Ghz
- 4 Go de RAM
- 120 Go de disque dur
- Ecran 12 pouces 1280x800
- 1,5 Kg seulement!

Et oui, on change de catégorie. Passer de 3,5 Kg à 1,5, c'est top. D'autant plus que mes nouvelles fonctions m'obligent à porter mon bureau sur les épaules. Gagner deux kilos n'est donc pas négligeable.

Donc, la question qui s'est posée est la suivante: quelle distribution Linux installer ?
Plusieurs options:
- réinstaller Fedora 11 comme sur mon z61m,
- installer Fedora 12, dont la beta vient de sortir,
- revenir à Ubuntu, et tester par la même occasion la prochaine version, presque finale maintenant,
- tester les prochaines versions d'OpenSuSE ou de Mandriva.

Quelle va être MA prochaine distribution pour les 6 mois qui viennent ?

Revenons d'abord au contexte...


Le contexte et les besoins qui en découlent.

Mon changement de fonction m'oblige à me déplacer souvent dans des établissements différents. De plus, je passe souvent d'un bureau à un autre au sein d'un même batîment. Il me faut donc un petit PC, très portable, qui se mette facilement en veille et se réveille tout aussi facilement (pas simple sous Linux, n'est-ce pas ?).

Il me faut une distribution avec un minimum de primitives de sécurisation (chiffrement, firewall, audit des applications).

Bien entendu, il me faut une distribution stable, avec une bonne base de logiciels à installer.

Evoluant dans un environnement professionnel mixte (Microsoft et OpenSource), j'ai besoin d'un outils de virtualisation correct pour faire tourner Windows 7, indispensable pour accéder aux ressources de mes employeurs. Tant qu'à faire, si je peux récupérer l'image de mon Windows 7, c'est parfait. C'est une image Virtualbox.

Ce PC possède un processeur récent, qui accepte les jeux d'instructions 64bits. Pourquoi s'en priver ? Va pour le 64 bits.

Enfin, ma curiosité linuxienne m'oblige à essayer une des dernières versions des distributions les plus connues et supportées.


1er critère de choix: Gnome ou KDE ?
Au bout de 2 ans (minimum, peut-être plus) passé avec Gnome, mes habitudes avec cet environnement sont bien ancrées.

Mais l'heure des innovations me semble passée, entre la version 2.26 et 2.28. Aucune des nouvelles fonctionnalités de la version 2.28 n'excite ma curiosité. Et l'habitude tue l'amour c'est bien connu...

Pourquoi ne pas tester la nouvelle version 4.3 de KDE, qui semble être pleine d'innovation et qui au pire me fera un dépaysement total ?

Allez, c'est vendu. Il faut trouver une distribution qui supporte KDE.


2ème critère de choix: le support de KDE.
J'ai déjà restreint par défaut mon choix aux grandes distributions bien supportées, ayant une communauté importante, offrant un support et des fonctionnalités de premier choix.

Je restreint donc volontairement mon choix à OpenSuSE, Kubuntu, Mandriva, Fedora.
Je laisse tomber Debian, car j'aime l'innovation et les nouvelles fonctionnalités.

Il me faut donc une distrib' qui supporte bien KDE. Il nous reste donc Kubuntu, OpenSuSE et Mandriva. L'environnement de prédilection de Fedora reste Gnome (tout comme Redhat), donc je laisse tomber.

Comment départager ce trio gagnant maintenant ?


3ème critère de choix: les outils de configuration.
Comme j'ai décidé de changer d'environnement graphique, j'ai besoin d'outils de configuration graphique pour PC. Plus il sera complet et intégré, mieux ce sera. Un panneau de configuration intégré serait donc une bonne chose.

Il existe un panneau de configuration de base dans KDE, mais je décide de pousser le concept jusqu'au bout, en optant pour un panneau de configuration global, pour les paramètres principaux de ma distrib.

Exit donc Kubuntu, qui ne bénificie pas d'un panneau de configuration autre que celui de KDE.

Reste donc OpenSuSE et Mandriva. Le choix va être dur dur...

Rappelons les faits:
- les deux intègrent parfaitement KDE. On sent que les programmeurs ont l'habitude de cet environnement.
- les deux intègrent la dernière version de cet environnement (dans les versions à sortir en novembre)
- les deux ont un panneau de configuration permettant de paramétrer complètement l'OS
- les deux ont une communauté importante, certainement plus grande cependant pour OpenSuSE
mais... car il y a un mais:
- Mandriva est français, Cocorico!
- L'éditeur n'a pas passé un accord financier avec Microsoft...

Bref, le choix est finalement fait: ce sera Mandriva 2010 RC2.

Allons-y: téléchargement du DVD Free. Je préfère généralement les version One mais en l'occurence, à l'heure du téléchargement, cette version n'est pas disponible en version 64bits.

Je grave le DVD, l'introduit dans le lecteur et allume le PC.


Installation.
Pour résumer, je dirais que le processus me parait un peu long et inutilement compliqué pour un novice du moins. N'oublions pas que si l'on veut démocratiser Linux, il ne faut pas rebuter les débutants dès l'installation...

Il me semble qu'une simplification du process devrait être faite par les équipes de Mandriva. Idéalement, la première question pourrait être le choix du type d'installation: simple ou expert. Dans le premier cas deux ou trois questions peuvent suffire pour l'installation, dans le deuxième l'installation actuelle peut se lancer.

En ce qui me concerne, même si j'ai l'habitude des processus d'installation complets et ultra précis, je suis de plus en plus attiré par la simplification. Trois clics avant une installation et c'est le bonheur, pensez-y monsieur Mandriva !

Un autre bémol: l'impossibilité (pour moi) de chiffrer ma partition d'installation. Et là, c'est un vrai problème.
Bon, c'est peut-être de ma faute, j'ai peut-être pas vu les bonnes options pour le faire. Mais même dans ce cas, ça prouve qu'on est bien loin du process hyper simple de Fedora, qui se résume à une case à cocher pour installer l'OS sur un disque chiffré. Mauvais point donc, car j'aime bien chiffrer mon disque dur. Ca me rassure. Tant pis, je le ferai peut-être plus tard, en chiffrant mon home directory.

Sinon, le process se passe bien, jusqu'au bout. Après le reboot et la config du compte root et du compte utilisateur, j'ai mon bureau KDE fonctionnel. Bon point.


Premier contact.
Le choc, tout simplement.
Il faut reconnaitre qu'après l'austérité de Gnome, le design de KDE me flatte l'oeil.
Les icônes sont jolis.
Les effets de bureau, après leur activation sont tout aussi beau que ceux de Compiz.
Les thèmes fournis par Mandriva sont agréables à l'oeil. Je passe juste le thème en orange, car le bleu me lasse un peu (vous avez remarqué, tous les OS ou presque sont bleus maintenant...).

Bon, si je peux me permettre une comparaison, on dirait que Gnome ressemble à OSX alors que KDE 4 ressemble à ... Windows 7. Quoi qu'il en soit, ça me change et ça fait du bien.

Au niveau des sensations, je trouve cet OS très réactif, voir rapide. Bien sûr, c'est subjectif, car le PC est plus récent que mon ancien z61m, le kernel est sensé être plus rapide lui aussi, et le tout tourne en 64bits. Mais bon, je ne suis pas déçu, ça tourne vite et bien.



Tuning et paramétrage.
J'ai choisi une distrib' avec un panneau de configuration. Cliquons gaiement dedans. Voyons ce qu'il a dans le ventre.

Eh bien, il y a du monde là dedans !
Commençons par l'onglet sécurité. Le firewall est simple à configurer. L'outils MSEC permet de configurer la sécurité de l'OS lui-même de façon simple et précise. La configuration de l'authentification pour les outils Mandriva est un petit plus sympa. Ca commence pas mal.

Autre onglet bien utile, la gestion des logiciels. Tout y est ici simple et fonctionnel. La fréquence des mises à jour est configurée par défaut à 3 heures, ce qui laisse une fenêtre d'attaque contre ma machine assez limitée. L'outil d'installation des logiciels est tout à fait correct. Il y a une description pour chaque package. L'outil est rapide, sans plus, mais ce n'est pas la fin du monde. On continue.

Dans l'onglet réseau se trouve une option indispensable qui devrait être présente sur toutes les distrib' tellement c'est pratique pour les itinérants comme moi: le profil réseau. Pour moi qui passe souvent d'un réseau à un autre (entité 1 en DHCP, entité 2 en adresse IP fixe, maison, itinérant, non sécurisé, etc), c'est un vrai bonheur. Et en plus c'est simple à configurer. Créer un nouveau profil et l'activer. A partir de ce moment, tous les paramètres réseau, firewall, etc, seront enregistrés sous ce profil, et "rappelables" en deux clics. Top. J'adore.
En parlant de réseau, je dois reconnaitre qu'il est très stable, même en Wifi, ce qui n'est pas toujours le cas avec d'autres distributions.

Les paramètres de l'onglet Système sont aussi très sympa pour paramétrer la date et l'heure, l'authentification, les utilisateurs, les paramètres locaux, etc. Des outils simples à utiliser et bien pensés, tout comme les outils des autres onglets.

Bref, que du bon dans ce panneau de configuration. Et contrairement à certains que l'on peut trouver dans le domaine des OS propriétaires, les intitulés sont clairs et compréhensibles par le commun des mortels...




Installation des applications.
Bien entendu, il manque pas mal d'outils que j'utilise au jour le jour.

Il me manque d'abord Virtualbox. Je l'installe rapidement avec les outils qui vont bien, et le lance. Je reparamètre mon OS guest (Windows 7), qui se lance parfaitement. Nickel.



Mes outils de travail favoris sont disponibles aussi: NMap, Wireshark, Htop, et s'installent facilement et rapidement.

Pour ce qui est de firefox, je télécharge la version beta 64 bits de Flash player. Il fonctionne nickel, beaucoup mieux que la version 9 installée par défaut.
Il me faut aussi le java de Sun, qui fonctionne quand même mieux que la version libre éponyme.
Quelques codecs (bad et ugly) pour Gstreamer me permettent de regarder toutes les vidéos que je peux croiser sur le net.



Pour mes mails non professionels, je me contenterai de KMail. En fait, il est au dessus de mes espérances ! Il possède un antispam tout à fait correct (qui fait peut être un peu de zèle au début, mais je vais vite lui apprendre à en faire moins). L'interface est simple et claire, les performances me semblent correctes. Bref, il est tout à fait adapté à mes besoins.

Enfin, je fais mes sauvegardes régulière via GrSync sur un disque chiffré avec TrueCrypt. Pour ce qui est de GrSync, un simple clic suffit pour l'installation. Malheureusement ce package n'est pas disponible par défaut dans Mandriva pour des raisons de licences me semble-t-il. Heureusement, certaines communautés sont actives, et je peux trouver des fichiers rpm à télécharger sur le site d'une communauté Mandriva italienne. Même si la version est packagée pour la 2009.1, elle s'installe et fonctionne parfaitement. Hop là, je peux retrouver mes fichiers. sauvegardés. Comme quoi, le support des communautés n'est pas à négliger...


Les atouts liés à KDE.
Je trouve très sympa le gestionnaire de bureau à distance Krdc. Simple à utiliser, un système d'onglet sympa, de bonne performance, et une bonne intégration des paramètres de KDE et du client distant. Du tout bon pour mes besoins.

Il me faut travailler dans un environnement bureautique essentiellement microsoftien. Il me faut donc des polices compatibles avec cet environnement dans mon OpenOffice. Le téléchargement des polices TrueType et leur installation sont d'une simplicité enfantine. Bon point.

Le gestionnaire de fichier Dolphin est aussi sympa et pratique à utiliser. Après une petite période d'adaptation (après des années de Nautilus) et de paramétrage, je le trouve tout à fait à mon goût. Les raccourcis accessibles avec le bouton droit de la souris sont tout à fait utiles et fonctionnels.



Le petit outil KRandR est tout à fait indispensable. Je me connecte souvent à des videoprojecteurs pour faire des présentations ou à des écrans externes pour avoir plus de confort de travail avec deux écrans. Cet outil permet de configurer en quelques clics aussi bien la résolution des écrans ou videoprojecteurs externes que leur disposition par rapport à l'écran intégré. Du bonheur.


Ce qu'il y a sous le capot.
Première chose capitale pour moi: la mise en veille. Eh bien elle fonctionne parfaitement ! Le PC se met rapidement en veille en mémoire, et le réveil se passe toujours bien et... rapidement. Je retrouve mon écran (c'est le minimum!), ma souris, mon réseau, bref, tout ce qu'il me faut pour travailler. Je pense qu'a part les redémarrages obligatoires suite à des mises à jour qui le nécessite, je ne vais plus éteindre mon PC.

Le réseau semble plus stable que sur mon z61m avec Fedora. Je n'ai pas de problème, même en changeant souvent de réseau et de type de réseau, même avec passage en veille entre deux changements. Bien non ?

Mon Virtualbox profite enfin des primitives de virtualisation de mon processeur, chose impensable sur mon IBM. Alors c'est vrai que je n'ai pas constaté de bouleversement dans les performances suite à cette activation, mais comme je suis passé de Windows XP à Windows 7 pendant le changement de PC, je pense que le gain de performance est en partie absorbé par le changement d'OS invité. 



Ce qu'il reste à approfondir.
Un outil qui me semble plein de potentiel: Nepomuk. Au delà des recherches d'informations dans les fichiers, on peut annoter des fichiers, et créer des liens sémantiques entre des informations de tous horizons et de tous types. Ca me semble hyperpuissant et je vais vite tester ces fonctionnalités dans l'avenir.

Enfin, je ne suis pas encore parvenu à faire fonctionner mon lecteur d'empreintes digitales. Il me semble que le driver n'est pas compilé dans le noyau par défaut et qu'aucun module n'est disponible ailleurs. Une petite recompilation de mon noyau devrait faire l'affaire. A suivre donc...


Conclusion.
Cocorico !
Voilà une bien belle distribution. Stable (rien n'a planté depuis une semaine que je l'utilise), rapide, avec tout ce dont j'ai besoin aussi bien pour travailler que pour me détendre.
Il me reste beaucoup de chose à découvrir au fil du temps, et ce sont généralement des bonnes surprises, alors...

Je l'adopte et dis un grand BRAVO aux équipes de Mandriva !!!

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La fin de l'année sera chaude !

28 Août 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

En cette période de souvenir de vacances (eh oui, déjà), ayons une pensée pour ceux qui ont continué à travailler dur pendant que nous nous reposions gentiment au soleil: j'ai nommé les développeurs et contributeurs de distributions Linux.

A partir du mois d'octobre, l'actualité va être chargée. Jugez plutôt:

- Fin Octobre: sortie d'Ubuntu 9.10
- Début Novembre: sortie de Mandriva 2010
- Mi-Novembre: sortie de Fedora 12 et OpenSuSE 11.2

Bref, en quelques jours, 4 distributions majeures vont sortir leur dernière release...

Avec toutes ces belles nouvelles distributions majeures, la question qui se posera sera celle-ci: laquelle d'entre elles équipera mon PC pour les six mois à venir ?

J'aurai l'occasion de publier quelques tests d'ici là, et de donner une réponse à cette question existentielle !

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Howto: Bloquer les publicités et popups dans Google Chromium

18 Août 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Partons du principe que Chromium est installé est fonctionnel.
A noter que ce howto fonctionne sous Fedora 11, environnement Gnome.


Etape 1 / Installation de privoxy:

Aller dans le menu Système -> Administration -> Ajouter/Enlever des logiciels:

Chercher le programme privoxy, cocher la case d'installation, puis cliquer sur le bouton Appliquer:


Etape 2 / Lancer le démon Privoxy:

Lancer un terminal et taper cette commande: /etc/init.d/privoxy start:


Etape 3 / Configurer Gnome/Chromium:

Remarque importante: la nouvelle version de Chromium sous Linux/Gnome se base sur le paramétrage de Gnome pour sa configuration proxy.

Aller dans le menu Système -> Préférences -> Serveur mandataire:

Saisir les données du proxy comme ceci:

Et voilà! Fini les popups et autres pub intempestives.
Il est possible bien sûr de configurer finement Privoxy, mais ça dépasse largement le cadre de cet article...


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Installer Adobe Air sur Fedora 11

2 Juillet 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

1 - Téléchargez le programme d'installation sur le site d'Adobe.

2 - Dans le répertoire où vous avez téléchargé le programme, en mode console, tapez:
chmod +x AdobeAIRInstaller.bin

3 - Passez en utilisateur root:
su
(tapez le mot de passe root)

4 - Installez les sources manquantes (en compte root):
yum install gtk2-devel libxml2-devel rpm-devel

5 - Lancez l'installation d'AIR:
./AdobeAIRInstaller.bin

6 - Si l'installation échoue, essayez d'installer ces paquets (en compte root):
yum install nss libxslt gnome-keyring
./AdobeAIRInstaller.bin

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Virtualbox: accédez à vos périphériques USB dans votre machine virtuelle

9 Juin 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Sous certaines distributions Linux (et notamment Fedora 11), il est impossible par défaut d'accéder aux périphériques USB, genre IPod ou appareil photo, au sein de l'OS virtuel.

En ce qui me concerne, j'utilise VirtualBox 2.2 sous Fedora 11, avec un Windows XP SP3 comme guest virtuel.
Mon problème est que je ne pouvais accéder à mon IPod Touch dans Windows, donc pas de synchro avec iTunes.

Voici comment résoudre le problème, en ligne de commande:

Remarque préliminaire: ces commandes sont à taper avec le compte root, soit directement avec le compte root, soit avec la commande sudo qui préfixe chaque commande.

1 - Ajouter son propre utilisateur dans le groupe vboxusers:
usermod -G vboxusers {nom d'utilisateur}

2 - Trouver le numéro du group vboxusers:
grep vbox /etc/group

La sortie de cette commande doit être sous la forme:
vboxusers:x:501:
Reportez ce numéro dans la commande ci-dessous

3- Ajouter cette ligne à la fin de votre fichier /etc/fstab (avec vi par exemple):
none    /sys/bus/usb/drivers usbfs devgid=501,devmode=664 0 0

4 - Branchez votre périphérique USB à votre ordinateur

5- Dans Virtualbox, dans les préférences de votre OS virtuel, rubrique USB,  ajouter votre périphérique dans la liste en cliquant sur le petit "+" à droite de la fenêtre.

6 - Redémarrez votre ordinateur.

 7 - Démarrez votre machine virtuelle. Vous devez voir apparaitre votre périphérique sur le bureau.
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Sortie de Fedora 11 (Leonidas)

9 Juin 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

C'est officiel: Fedora 11 sort aujourd'hui !

Après deux semaines de report, cette nouvelle version majeure déboule sur les serveurs.

A vos marques... Prêts... Téléchargez !

Voici un des liens français:

http://mirrors.ircam.fr/pub/fedora/linux/releases/11/Live/i686/
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Installer les polices Truetype de Microsoft dans Fedora 11

2 Juin 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Voici un copier/coller/modifier/simplifier de cet article:
http://it.toolbox.com/blogs/web2-place/how-to-install-truetype-fonts-on-fedora-10-28903

Suivez les étapes en faisant un copier/coller des commandes
1 - Récupérer les specs des polices:

wget http://corefonts.sourceforge.net/msttcorefonts-2.0-1.spec

2 - Installer quelques packages manquants:
yum install rpm-build cabextract ttmkfdir popt-devel wget

3 - Récupérer le package chkfontpath-1.10.1-2.fc10.i386.rpm (c'est celui de la version 10 de Fedora, mais il fonctionne sur la version 11):
http://atrpms.net/dist/f10/chkfontpath/

4 - Installer le package chkfontpage:
rpm -Uvh chkfontpath-1.10.1-2.fc10.i386.rpm

5 - Construire les polices à partir du fichier de spec. L'ordinateur va télécharger les fichiers nécessaires:
rpmbuild -ba msttcorefonts-2.0-1.spec

6 - Installer les polices:
yum localinstall --nogpgcheck /root/rpmbuild/RPMS/noarch/msttcorefonts-2.0-1.noarch.rpm

C'est tout! Désormais, utilisez une de ces polices par défaut dans OpenOffice par exemple, si vous avez des documents à faire passer à vos collègues de travail qui roulent sous Microsoft Office. Ca vous évitera bien des problèmes de retouche de fichier...
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