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And Linux For All

Articles récents

25/02/2010

25 Février 2010 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #News

Linux Kernel 2.33
Il est là, à l'heure prévue. La nouvelle version du noyau Linux vient d'être publiée. Au menu, plein de corrections de bugs, des nouveautés au niveau du support graphique, de la virtualisation, des nouveaux périphériques.

Bref, un noyau à tester d'urgence. Pour info, Mandriva 2010.1 et OpenSuSE 11.3 seront livrés avec cette version.

Les détails sur les nouveautés sont ici.

 

 

Des nouvelles d'Ubuntu Lucid Lynx

La nouvelle version d'Ubuntu sortira en Avril. En attendant, les équipes en charges de la distribution travaillent aussi sur la marque et sa représentation. Canonical devrait faire une annonce importante aujourd'hui à ce sujet.

Voici peut-être des informations en avant première:

http://www.omgubuntu.co.uk/2010/02/ubuntu-to-make-big-announcement.html

 

 

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24/02/2010

24 Février 2010 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #News

Gnome Shell 2.29
Nouvelle version du futur environnement de travail qui sera intégré à Gnome 3.0 (sortie prévue en septembre 2010).
Au menu des nouveautés:
- nouvelle zone de notification
- possibilité d'indiquer sa présence via une applet sur le bureau
- possibilité de passer d'une représentation des espaces de travail en grille à une représentation linéaire
- plein de petites améliorations à découvrir...

Quelques liens pour en savoir plus:
http://www.phoronix.com/scan.php?page=news_item&px=ODAwNw
http://www.webupd8.org/2010/02/gnome-shell-2290-released-whats-new-and.html


RedHat s'attaque à VMWare
Un très intéressant article expose les avantages et inconvénients des deux solutions de virtualisation.
RedHat semble bien parti pour contrer le géant VMWare, numéro un mondial du secteur. Les principaux avantages de la solution opensource sont: le coût et les performances pour des applications tournant déjà sur l'OS de l'éditeur (SAP sous RedHat 5 par exemple).
Quand on connait la concurrence féroce que se livre les acteurs du marché de la virtualisation, on peut se demander si RedHat fera le poids. Pour la bonne concurrence, c'est tout ce qu'on leur souhaite. A suivre donc.

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Chiffrer les données avec Linux : deux méthodes.

15 Février 2010 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Sécurité

 

Est-il nécessaire de rappeler la nécessité de chiffrer les données contenues dans le disque dur de son ordinateur ?

Disons que la nécessité de chiffrement découle directement de la valeur que l'on octroie à ses données. On trouve généralement des solutions de chiffrement de données dans le monde professionnel, là où les informations ont le plus de valeur, financière généralement.

De plus, la nécessité de chiffrer ses données dépend du support utilisé : un ordinateur portable, donc nomade, devra être plus protégé qu'un ordinateur fixe dans un bureau fermé à clé.

 

Que proposent les distributions Linux pour protéger les données des utilisateurs ?

Il existe pour moi deux méthode majeures :

  • le chiffrement d'un disque dur entier, ou du moins d'une partition

  • l'utilisation d'un gros fichier chiffré, que le système voit comme une partition.

Voyons les avantages et inconvénients de chaque méthode.

 

Remarques préliminaires.

Il faut savoir que l'installation et le paramétrage du chiffrement se fait de préférence à l'installation du système. Toutes les distributions ne proposent pas le chiffrement en standard, du moins pas toujours de façon très accessible à l'utilisateur lambda.

 

Parmi les distributions qui ont mis l'accent sur la simplicité, citons Debian, Ubuntu, OpenSuSE, Fedora.

D'autres le proposent, mais pas de façon aussi évidente que cela : voir mon précédent article « Howto : chiffrer son home à l'installation de Mandriva 2010 ».

 

 

Principe de fonctionnement des deux systèmes.

  • Partition chiffrée :

    Le disque dur est formaté suivant un schéma particulier. Ici, une seule partition classique est créée, celle qui accueille le noyau et les fichiers de boot. Le reste des partitions est créé dans ce que l'on appelle un LVM (logical volume management).

    Derrière cet acronyme se cache un système qui permet de créer des volumes de données indépendants du matériel sur lequel ils sont hébergés. Cela permet notamment de redimensionner à la volée les volumes et de les chiffrés.

    Lorsque l'utilisateur allume son PC, un mot de passe lui est demandé, juste après le chargement du noyau. Ce mot de passe permet de déverrouiller le volume chiffré, permettant ainsi au système d'accéder aux répertoires.

  • Fichier chiffré :

    Ici, le schéma des partitions est tout à fait classique (sda1, sda2, sdb1, etc). Les données de l'utilisateur sont stockées dans un fichier chiffré particulier, qui est physiquement présent dans une partition classique. Lorsque l'utilisateur tape son login et mot de passe pour ouvrir une session, le fichier est déverrouillé, et se comporte comme une partition home de l'utilisateur. Si l'utilisateur quitte sa session, le fichier est verrouillé de nouveau.

 

Facilité de paramétrage.

Entre les deux solutions (partition chiffrée ou fichier chiffré), la plus transparente pour l'utilisateur semble être la deuxième.

En effet, pendant l'installation, il suffit généralement de cocher une case pour que les données de l'utilisateur du système soit chiffrée.

L'autre système peut être aussi simple, mais cela dépend des distributions. Par exemple, une case à cocher suffit sous Debian 5 avec l'installateur graphique, mais il faut installer la version « Alternate » d'Ubuntu pour accéder à ces fonctionnalités, avec un installateur en mode texte, moins simple que son pendant graphique.

 

A l'utilisation.

Là, pas de contestation possible : le plus simple est le fichier. En effet, celui-ci se déverrouille automatiquement à la connexion de l'utilisateur.

L'autre système nécessite la saisie d'un autre mot de passe au démarrage du système, en plus du mot de passe utilisateur.

 

 

Sécurité.

Avantages du système de chiffrement du disque entier :

  • l'intégralité des données et programmes est chiffré. Ainsi, aucun outil ni donnée de l'utilisateur n'est accessible sans le mot de passe de démarrage.

  • Le swap est chiffré lui aussi. Ca n'a l'air de rien, mais des données temporaires peuvent être stockées dans cette partition, et notamment des données de connexion.
  • Un deuxième mot de passe (en plus de l'ouverture de session) est nécessaire. Un mot de passe peut être simple à trouver, deux, c'est tout de suite plus dur.


Inconvénients :

  • Une fois le mot de passe tapé, les partitions sont déverrouillées, quelles que soient les sessions utilisateurs, et restent déverrouillées jusqu'au prochain redémarrage du système. Il ne faut donc pas simplement mettre en veille son ordinateur lors de déplacement par exemple, mais bel est bien l'éteindre. C'est là que la sécurité est la plus forte. Mais c'est bien moins pratique bien entendu.

  • Le chiffrement et déchiffrement est une opération complexe pour un ordinateur. Cela va prendre des ressources systèmes, à chaque lecture et écriture de données et de programmes sur le disque. Il s'ensuit une légère baisse des performances d'entrée/sortie disque. Rien de méchant, mais c'est à noter.

 

 

Avantage du fichier chiffré :

  • Une simple clôture de session est nécessaire pour verrouiller ses données. On peut alors mettre son ordinateur en veille sans problème pendant le transport.

  • Pas de perte de performance en lecture/écriture, sauf pour les données utilisateur. Les programmes n'étant pas chiffrés, ils démarrent normalement.

 

Inconvénient :

  • Le mot de passe est celui de la session de l'utilisateur. Il peut être parfois facile à deviner ou à trouver, voire à casser via un programme de force brut.

 

 

Conclusion

D'un point de vue sécurité, je recommande le chiffrement de la totalité du disque dur. C'est la méthode la plus sûre pour les ordinateurs portables. La seule contrainte est de bien penser à éteindre son PC, notamment pendant les déplacements des utilisateurs.

D'un point de vue utilisateur, il est clair que la solution par fichier est la plus simple. Mais simplicité ne rime pas souvent avec sécurité, hélas.

 

Quoi qu'il en soit, il ma paraît important d'utiliser au moins une de ces méthodes, pour protéger ses données, quelle que soit la valeur que l'on y accorde.

Couplée à une sauvegarde hebdomadaire sur un disque dur externe lui aussi chiffré (voir mon article « Mettre en sécurité vos données sur un disque externe »), vos données seront efficacement protégées.

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Je suis accro !

31 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

Je suis accro au changement.
Ce n'est pas venu tout seul. Une longue - plusieures années - pratique de Linux m'a rendu accro.

Linux est changement.
Il y a quelques années, et c'est encore le cas actuellement avec les logiciels propriétaires, les OS et les logiciels changeaient assez lentement. Une période de développement de 3 ans n'était pas rare, surtout dans le domaine des OS, logiciel complexe s'il en est.


Ceci était dû à plusieurs facteurs.
La taille des équipes de développement. C'est bête, mais accueillir des milliers de développeurs, leur fournir à chacun au moins un PC et un bureau, leur fournir l'électricité et les moyens Internet dont ils ont besoin n'est pas donné à toute les entreprises. Même la plus grande entreprise du monde ne peut accueillir plus de monde que ce que ses murs peuvent contenir. Sans compter qu'à partir d'une certaine taille, les équipes de développements n'ont plus d'intérêt à grandir. Payer des gens à ne rien faire n'est pas très productif vous en conviendrez...

Le retour sur investissement. Lorsque vous payez une armée de programmeurs, que vous leur fournissez tout ce qui va bien pour qu'ils travaillent dans de bonnes conditions, vous vous attendez à ce que le logiciel que vous sortez dans le commerce rembourse ces investissements, et, ne soyons pas radins, vous fasse gagner de l'argent. La recherche coute cher. Le marketing coute cher. Pour rentabiliser il faut vendre, beaucoup, et pourquoi pas longtemps. Quel fou voudrait sortir une nouvelle version de son logiciel phare, alors que la précédente se vend encore comme des petits pains et qu'elle est remboursée depuis longtemps ?

La captation de l'utilisateur. Il est dans la nature de l'homme d'aimer ses propres habitudes. C'est rassurant les habitudes. On nous a appris qu'en plus, c'était productif... Mouais. Admettons. En tout cas, si vous sortez un logiciel que des millions de gens dans le monde vont utiliser, il y a des chances - s'ils en sont content où qu'ils n'ont pas le choix - que les habitudes les tiennent en laisse. Si un challenger se présente, un utilisateur lambda restera plus facilement captif du produit qu'il connait, plutôt que d'aller voir ailleurs. Si en plus le premier n'est pas compatible avec le second, pourquoi changer ?


Mais tout ceci a une fin... pour moi.
Il y a longtemps maintenant que je travaille sous Linux. Or, contrairement aux logiciels que je viens d'évoquer, les logiciels libres ne sont pas développés au sein de quelques entreprises qui mobilisent des armées de programmeurs pour plancher sur le même sujet pendant des années.

Non, les logiciels libres sont co-développés en communautés, dispersées dans le monde entier. Ce système permet de s'affranchir du premier point évoqué plus haut. De plus, les développeurs qui s'investissent dans ces communautés ne sont pas tous - loin de là - payés pour ces développements. Ils sont passionnés et n'attendent pas de retour sur investissement. Le point deux est neutralisé. Enfin, il n'y a pas forcément d'entreprise derrière tel ou tel projet libre. De ce fait, une vision à long terme et une stratégie marketing manquent souvent à l'appel. C'en est fait du troisième point.

Ainsi, ces millions de passionnés, qui développent des logiciels qui ne leur rapporte pas grand chose directement, peuvent donner libre cour à leur imagination - innover donc - et sortir des versions majeures de leurs logiciels lorsqu'ils estiment que ça en vaut la peine.

C'est ainsi que le noyau Linux se renouvelle tous les trois mois. Les grandes distributions tous les 6 mois. Les innovations ne manquent pas dans ces nouvelles versions. Ce sont justement ces innovations qui nous poussent nous, les utilisateurs à les essayer.

Et tout comme la mondialisation, ces cycles semblent s'accélérer. Du fait des utilisateurs, du fait des développeurs. Du fait de l'envie de faire toujours plus et mieux que les autres. Les uns entrainent les autres.

Je me surprends à attendre déjà avec impatience les caractéristiques des distributions Linux de 2010, alors que l'année 2009 n'est pas encore terminée.
Je me surprends à vous écrire depuis ma Mandriva 2010.1, qui n'en est encore qu'à une version pré-alpha, juste pour voir quels vont être les nouveautés et innovations qu'elle comportera. D'ailleurs nous sommes tellement tôt dans le cycle de développement, qu'elles ne sont pas encore toutes intégrées...

Cette accélération me fait parfois peur. Ce désir d'avoir de plus en plus d'innovations à ma disposition et de plus en plus vite est-il nécessaire à ma vie informatique ?

Je suis pourtant accro: toujours plus et toujours plus vite. Tel va le monde, et le monde du libre avec !


Google translation:

I am an addict !

I am addicted to change.
This did not come alone. A long - several years - a practice of Linux made me hooked.

Linux is change.
A few years ago and is still currently the case with proprietary software, the OS and software changed quite slowly. A development period of 3 years was not uncommon, especially in the field of OS, complex software if any.


This was due to several factors.
The size of development teams. It's stupid, but welcome thousands of developers, providing them each at least one PC and a desk, provide electricity and internet resources they need is not given to any business. Even the largest company in the world can accommodate more people than its walls can contain. Not to mention that from a certain size, the development teams have more incentive to grow. Paying people to do nothing is not very productive you will agree ...

The return on investment. When you pay an army of programmers that you provide everything goes well for them to work in good conditions, you expect that the software you exit the trade repay these investments, and, let us not stingy, you do earn money. The research is expensive. Marketing is expensive. In return we must sell much, and why not take long. What fool would release a new version of its flagship software, while the previous is still selling like hotcakes and is reimbursed for a long time?

The capture of the user. It is the nature of man to love his own habits. It is reassuring habits. We learned that most was productive ... Mouais. Let. Anyway, if you exit a program that millions of people around the world will use, chances are - if they are happy where they have no choice - the habits that hold them in leash. If a challenger presents itself, a typical user will more easily captive of the product they know rather than go elsewhere. If in addition the former is not compatible with the second, why change?


But all this has an end ... for me.
A long time ago now that I work under Linux. However, unlike the software that I just mentioned, free software is not developed within a few companies that mobilize armies of programmers to floor on the same subject for years.

No, open source software are co-developed communities, scattered throughout the world. The system used to override the first point mentioned above. In addition, developers who are involved in these communities are not all - far from it - paid for these developments. They are passionate and do not expect return on investment. Point two is neutralized. Finally, there is not necessarily business behind a particular open source project. Thus, a long-term marketing strategy often lack the call. It is done the third point.

Thus, these millions of fans, who are developing software that they do not relate much directly, can give free rein to their imagination - so innovative - and out of major versions of their software when they believe that it's worth it.

Thus the Linux kernel is renewed every three months. Large distributions every 6 months. The innovations are not lacking in these new versions. It is these innovations that we grow we the users to try them.

And as globalization, these cycles seem to be accelerating. Because of users, because developers. Because of the desire to do more and better than others. Some draw people.

I find myself waiting impatiently new features of Linux distributions in 2010, while year 2009 is not yet complete.
I find myself writing to you from my Mandriva 2010.1, which is still in a pre-alpha version, just to see what will be the latest innovations and include it. Besides, we are so early in the development cycle, they are not yet fully integrated ...

This acceleration makes me scared sometimes. This desire to have more and more innovations available to me and more and faster is it necessary for my computing life?

I am still hooked: growing and growing fast. As goes the world, and with the free world!

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Firefox: quelques extensions indispensables

18 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Applications

Firefox est certainement LE navigateur internet le plus complet du monde, grâce à son système d'extensions, facile à utiliser.

Parmi les centaines d'extensions qui existent, quelques unes me paraissent indispensables au quotidien.

D'abord une petite photo de famille:
Firefox1.png

Maintenant quelques détails.

Adblock Plus est clairement la première extension à installer. D'ailleurs certaines distributions l'installent par défaut.
C'est une évolution du logiciel Adblock. Le principe est ici de récupérer des listes de liens vers des publicités en ligne (vous savez, tous ces bandeaux qui nous attirent l'oeil lorsque l'on est en train de lire un article sur un site web) et de bloquer leur affichage. Si vous avez l'occasion, faites le test. Visitez quelques sites avec Adblock Plus activé, et les mêmes sites avec le logiciel désactivé... C'est le jour est la nuit.

DownloadHelper est un petit outil très facile d'accès qui permet de télécharger les fichiers vidéos Flash sur votre ordinateur. Un petit bouton supplémentaire apparait dans la barre d'outil de Firefox lorsque le site que vous visitez contient une video Flash. Un clic sur ce bouton, et la vidéo est téléchargée sur votre PC. Bon d'accord, c'est pas indispensable, mais ça peut rendre service...

Nepotask permet de lier la page web que vous visitez à une tâche sémantique de Nepomuk. Pour ceux qui ne comprennent rien à cette phrase, lisez ceci: Mandriva: premiers pas avec le bureau sémantique .
C'est pour moi qui utilise TaskTop à longueur de journée, un moyen simple de travailler avec des sites web en rapport avec mon travail. Indispensable.

Novell Moonlight permet de visionner correctement les sites basés sur la technologie Microsoft SilverLight. Cette technologie est la concurrente d'Adobe Flash. Peu de sites l'utilisent actuellement, mais quelques sites Microsoft en tirent partie et j'ai besoin dans mon boulot d'accéder à ces sites.

ShowIP permet d'afficher dans la barre de status de Firefox l'adresse IP du site web que vous êtes en train de visionner. C'est l'un des premiers outils de sécurité informatique que j'utilise au quotidien. Un clic droit sur l'adresse affichée permet de faire des requêtes diverses sur l'adresse, histoire de vérifier les informations la concernant.

WOT affiche pour chaque site web un indicateur simple (rouge, orange, vert) qui permet de savoir si le site visité est digne de confiance. Certains site réellement réputés dangereux provoquent l'affichage dans Firefox d'une fenêtre d'alerte. En un coup d'oeil, vous êtes sûr de savoir si le site que vous voulez voir est dangereux. Indispensable.

Voici quelques extensions intéressantes pour une utilisation au quotidien de notre navigateur préféré...

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Le goût de linux

17 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

Il y a deux types d'utilisateurs de PC: ceux qui y voient juste un outil de travail ou de plaisir ludique, et ceux qui y voient ... du plaisir.

Les premiers se croisent en grand nombre au travail. Ils ont un job, la plupart du temps pas lié directement à l'informatique, et ils s'aident simplement d'un PC pour faire ce job. Pour eux, un ordinateur doit fonctionner, à chaque fois qu'ils en ont besoin, et avec les logiciels dont ils ont besoin.
Et c'est tout. Aucune notion de plaisir là dedans. Demander à un charpentier s'il prend plaisir à utiliser son marteau pour planter des clous...

Et les joueurs ?
Oui, c'est vrai, les joueurs entrent aussi souvent dans cette catégorie. Leur outil de travail au bureau est l'ordinateur. Lorsqu'ils rentrent à la maison, il jouent sur ordinateur. Il y prennent du plaisir. Mais ils ont du plaisir à jouer, pas à se servir du PC.

Et puis il y a ceux qui prennent du plaisir à utiliser un ordinateur.
Ceux-là sont certainement particuliers:
ils aiment regarder l'écran de leur PC, même si c'est pour travailler,
ils aiment installer des applications nouvelles pour eux, même si elles font la même chose qu'une autre précédemment installées,
ils aiment peaufiner l'apparence de leur bureau, avec des polices de caractères sympas, de jolis icones, des couleurs à leur goût,
ils aiment réinstaller leur machine, pour tester les nouveautés du monde informatique,
ils aiment le changement. Ils aiment que ça bouge, que ça aille vite, que ça soit de plus en plus beau.
Ils aiment prendre du plaisir avec leur système informatique.

Ces gens, ce sont des linuxiens. Des gens qui prennent plaisir à utiliser leur OS, leurs logiciels libres. Nous quoi...



Taste of Linux...

There are two types of computer users: those who see it as just a tool for work or games, and those who see ... fun.

We can cross the first in great numbers at work. They have a job, mostly not related directly to the computer, and they need a PC as a tool to do their job. For them, a computer should work, whenever they need it, and with the software they need.
And that's all. No concept of fun in there. Ask a carpenter if he enjoys using his hammer to drive nails ...

And the players?
Yes, it's true, players enter as often in this category. The working tool is the computer desktop. When they come home, they play on computer. There are fun. But they were fun to play games, not to use the PC.

And then there are those who take pleasure in using a computer.
Those are certainly individuals:
they like to look the screen of their PC, even if it's for work,
they like to install new applications, even if they are the same as others previously installed,
they like to refine the appearance of their desktop, with nice fonts, nice icons and colors to their taste,
they like to reinstall OS on their machine to test the new world of computing,
they like change. They like it moves, it's moving fast, that it is more and more beautiful.
They like to enjoy with their computer system.

These people, these are Linux users. People who like to use their OS, open source software. What we are...
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S'il ne doit en rester qu'une...

16 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Qui s'intéresse de près ou de loin à Linux sait qu'il existe beaucoup de Linux différents. Entendons-nous bien: je parle ici de distributions différentes. Linux, le noyau, reste le même à quelques détails près, quelque soit la communauté qui le distribue.

Beaucoup de distributions, plusieurs centaines en fait, ça fait beaucoup, surtout lorsqu'il s'agit de faire le choix de celle qui va nous accompagner tous les jours pendant quelques jours, semaines, ou mois.

Alors, quelle est celle qui est là maintenant, et qui sera certainement là encore demain et surtout après-demain ?

Je pense à Ubuntu, et voici pourquoi (par ordre croissant d'importance à mes yeux).


Facilité d'utilisation et d'installation
C'est la grande force de cette distribution. Les grands fans de Mac disent ceci: tu branche et ça marche. Avec Ubuntu, ça serait plutôt: tu installe et ça marche.

Eh oui, que ses détracteurs lui concèdent au moins ceci, lorsqu'on a installé une Ubuntu sur sa machine, il y a de forte chance pour que tout fonctionne bien sans que l'on ait a y mettre les mains. Bien entendu, on trouvera toujours un utilisateur ou deux pour qui ça ne marche pas. On est sous Linux tout de même!

Disons néanmoins que ça fonctionne pour 95% des gens (ça fait tout de même quelques millions d'utilisateurs dans le monde). Et pour ces gens là, l'installation s'est déroulé le plus simplement du monde, et tous les périphériques sont détectés et utilisables. Il reste des bricoles de paramétrage, mais tout peut se faire via l'interface graphique.


Taille de la communauté
Ubuntu dispose aujourd'hui d'une des plus importantes communautés, aux côté de Debian, Fedora, OpenSuSE ou encore Mandriva.

Or, la puissance d'une distribution est directement liée à la puissance de sa communauté.

Faites le test: rechercher un mot clé, quel qu'il soit sur Linux dans votre navigateur préféré. Vous trouverez automatiquement des liens vers des articles, des blogs et des forums de discussion qui parlent dUbuntu.

Vous avez un problème avec Ubuntu ? Faites une recherche sur le web, vous trouverez certainement la solution. Et si vous ne la trouvez pas, postez-la sur un forum. Vous aurez rapidement une solution, en anglais certes, mais une solution.

Du coup, si des utilisateurs voient des solutions pour Ubuntu alors qu'ils galèrent avec une autre distribution, ils vont immanquablement penser: "et si j'essayais pour voir ?". Et ils essaient.


Support d'une entreprise
Eh oui, derrière Ubuntu se cache une entreprise privée: Canonical.

Comme Fedora avec RedHat, OpenSuSE avec Novell, Ubuntu est supportée par une entreprise. C'est elle qui aide au développement, qui définie la stratégie, et qui offre un support digne de ce nom aux professionnels.

Oui c'est important, car Linux, contrairement à Windows, est rentré sur le marché par les serveurs et les infrastructures professionnelles plutôt que par le grand public.

Oui c'est important car ça offre une visibilité à cette distribution, ce qui manque à beaucoup d'autres, même si elles sont très valables. De nos jours, le marketing fait la visibilité, et c'est cette visibilité qui pousse les utilisateurs à adopter tel ou tel produit. N'est-ce pas Apple ? N'est-ce pas Microsoft ?


Voici donc trois points qui me font penser qu'Ubuntu est LA distribution qui a des chances de rester dans le futur. Bien sûr, les autres grandes communautés vont se battre et resteront peut-être aussi.

Mais l'utilisateur fait le marché. Si l'utilisateur voit Ubuntu, il pensera Ubuntu. C'est ce qui est en train de se passer. C'est certainement ce qui va continuer.

Et si Linux devenait un standard, devant les autres, grâce à Ubuntu, les autres communautés n'en profiteraient-elles pas ? Principe des logiciels libres...
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Installer Flash Player 10, en version 64bits dans Linux

9 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Cet article reprend l'installation de l'extension Flash Player 10.0r42, en version 64 bits, sous Mandriva 2010 64bits.
La procédure devrait fonctionner pour la version 32bits, et pour n'importe quel Linux, ou presque...

1 - Télécharger le plugin 64 bits.
cliquez sur ce lien:

http://download.macromedia.com/pub/labs/flashplayer10/libflashplayer-10.0.42.34.linux-x86_64.so.tar.gz

et sauvegarder le fichier ou bon vous semble.


2 - Localiser le plugin Flash déjà installé - si une ancienne version est déjà installée - sinon, passez à l'étape 3.
dans une console, tapez:

sudo locate libflashplayer.so
ou
sudo find / -name libflashplayer.so

Sous Mandriva, voici le résultat:
/usr/lib64/mozilla/plugins/libflashplayer.so

Passez directement à l'étape 4.


3 - Savoir où copier le fichier si aucun plugin Flash n'est déjà installé.
dans une console, tapez:

sudo locate plugins
ou
find / -name plugins

Là vous obtiendrez beaucoup de résultat. A vous de trouver celui qui correspond (avec le mot "Mozilla" dans le chemin en général, ou "Firefox")...


4 - Décompressez le fichier téléchargé.
Soit vous le faites via votre interface graphique (bouton droit de la souris sur le fichier, et menu Extraire ici par exemple sous KDE).
Soit vous le faites en ligne de commande, dans une console:

cd /le/chemin/où/vous/avez/téléchargé/le/fichier

tar zxvf libflashplayer-10.0.42.34.linux-x86_64.so.tar.gz


Le résultat est le suivant: un fichier extrait, libflashplayer.so.


5 - Copier le fichier extrait au bon endroit.
En ligne de commande:

cp /le/chemin/où/vous/avez/téléchargé/le/fichier/libflashplayer.so /usr/lib64/mozilla/plugins/

6 - Lancez Firefox et assurez-vous que le plugin apparait dans le menu Outils -> Modules complémentaires -> Onglet Plugins.
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Linux dans un environnement Microsoft: plus qu'une alternative, un choix raisonné !

4 Décembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

Imaginez une entreprise ayant une DSI.
Imaginez cette DSI comme le bras droit stratégique de la direction générale.
Imaginez que cette même direction générale trouve un intérêt particulier à établir un partenariat avec Microsoft.
Imaginez maintenant un pauvre PC sous Linux au milieu de tout celà: est-ce la fin pour lui ?

Au contraire! Moyennant une certaine connaissance d'outils particulier, il peut très bien trouver sa place, et même remplacer purement et simplement un poste Windows. Ce n'est plus un rêve: je l'ai fait !

Tout d'abord, quels sont les besoins et fonctionnalités nécessaires à mon travail quotidien.
Lien fort avec le monde Microsoft:
- Un accès à des fichiers de tout type (texte, tableur, videos, photos, etc) sur des partages réseaux
- Imprimer des documents sur des photocopieurs et imprimantes diverses et variées, gérées par des serveurs Windows
- La consultation journalière d'un Intranet tournant sous Sharepoint
- L'accès à des serveurs Windows via TSE pour l'administration
- La consultation de mails stockés sur un serveur Exchange
- L'organisation de réunions avec des personnes dont les comptes sont dans un annuaire Active Directory et dont les plannings sont dans Exchange

Non Microsoft:
- L'accès à toutes ressources disponibles sur Internet
- La rédaction de documents lisibles par l'ensemble du personnel de l'entreprise
- L'accès de façon sécurisée à des serveurs Linux
- La sauvegarde de mes données sur un disque dur externe, de façon sécurisée
- Sauter d'un réseau à un autre, que ce soit du Wifi, du filaire
- Mettre mon PC en veille et être sûr qu'il se réveillera correctement dix minutes plus tard...

Pas mal de Microsoft dans tout ça, n'est-ce pas ?

Eh bien, toutes ces opérations sont entièrement réalisable au quotidien tout en bénéficiant de la sécurité, rapidité et fiabilité de Linux.
C'était encore un rêve pour moi il n'y a ne serait-ce que quelques mois.

Ajourd'hui, je suis prêt à supprimer mon image virtuelle Virtualbox de Windows 7.

Alors, qu'attendons-nous pour remplacer les postes Windows ?
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DavMail: remplacez Outlook par Thunderbird !

28 Novembre 2009 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Applications

Préambule

Mon employeur a migré sa messagerie sous Exchange il y a quelques mois de celà.

Depuis cette date, je fais tourner dans VirtualBox une image de Windows pour lancer Outlook, seul client de messagerie capable d'utiliser nativement toutes les fonctionnalités d'Exchange 2007.

Parmi celles-ci, voici celles qui me paraissent indispensables, ou du moins celles que j'utilise quotidiennement:
- Reconnaissance des utilisateurs lors de l'écriture d'un email. Il suffit de taper quelques caractères du nom d'une personne pour que l'utilisateur soit reconnu et que son adresse e-mail apparaisse correctement.
- Réception des emails en quasi temps réel.
- Accès à ma boite aux lettres de façon sécurisée (chifrée) et depuis n'importe où dans le monde, pas seulement dans les locaux de mon employeur.
- Organisation de réunions de façon simple, avec visibilité de la disponibilité des participants prévus.
- Coloration à la demande des évènements de l'agenda, ce qui permet de les catégoriser et simplifie la relecture du planning de la semaine.

Jusqu'à présent donc, je ne pouvais avoir ces fonctionnalités qu'avec le client de messagerie Outlook.
Certes, je pouvais lire mes emails via IMAP (ou IMAPS), mais la reconnaissance des utilisateurs et la gestion des plannings ne pouvaient se faire via KMail ou Thunderbird.

Et puis je suis tombé par hasard sur le programme magique: DavMail.


Principe de fonctionnement de DavMail

C'est un petit programme écrit en JAVA, donc multiplateforme par défaut, et totalement autonome. J'entend par là qu'il ne s'installe par à proprement parlé via un assistant d'installation, mais qu'il se décompresse simplement dans le répertoire de votre choix. Il suffit qu'un JAVA soit installé (celui de Sun de préférence) sur votre machine, et le tour est joué.

Après un paramétrage ultra-rapide (voir plus loin), le programme tourne en tâche de fond, et s'occupe d'aller chercher toutes les informations nécessaires à notre travail via le serveur Exchange.
Il suffit ensuite de paramétrer son client de messagerie préféré (ici Thunderbird) pour accéder à toutes les fonctionnalités présentes dans Outlook, cette fois dans le client de messagerie opensource !


Installation et paramétrage de DavMail

Il suffit donc de récupérer le programme sur le site du produit: http://davmail.sourceforge.net/
Il existe plusieurs versions de ce produit, pour diverses plateformes: Windows, MacOSX, Linux Debian, sources, autres linux.

Choisissez le paquet qui vous concerne et sauvegardez le sur votre disque dur.
Personnellement, j'ai choisi le paquet davmail-linux-x86_64-3.6.1-853.tgz car mon OS actuel est Mandriva 2010 64bits.

Décompactez ou installez le paquet.
J'ai décompacté le mien via un clic droit sur le fichier dans Dolphin, action "Extraire l'archive ici".
Ceci m'a créé un répertoire "davmail-linux-x86_64-3.6.1-853" dans lequel se trouve le programme.
Au sein de ce répertoire, la commande à lancer est "davmail.sh".

Au premier lancement du programme, une fenêtre de paramétrage apparait:

Le seul champ à remplir est l'URL du client web Exchange fournit par l'employeur (ex: https://mail.monemployeur.com/owa).
Les autres paramètres standard suffisent généralement à une utilisation standard. Pour plus d'information sur les options, consultez l'aide en ligne sur le site du projet.

Après avoir cliqué sur le bouton "Enregistrer", le programme prend la forme d'un icône jaune dans la boite à miniatures:



Il suffit ensuite de paramétrer le client de messagerie


Paramétrage de Thunderbird

Il est facile de suivre les tutos disponibles sur le site du projet. Ils vous expliquent pas à pas comment paramétrer Thunderbird. Je ne vais donc pas les reprendre ici car ils sont vraiment clairs et précis. A noter que les explications sont en anglais, mais les captures d'écran en français. Ces dernières suffisent amplement.

Voici seulement les étapes à suivre (cliquez sur le lien pour afficher le tuto):
Lecture des emails sur le serveur via IMAP
Gestion de l'agenda
Accès au carnet d'adresses général de la société

Juste une remarque pour que tout fonctionne bien: taper votre nom d'utilisateur avec son domaine Windows associé.
Il prendra généralement la forme: mondomaine\username (ou username@mondomaine).


Résultats dans Thunderbird

Voici quelques captures d'écran pour vous faire une idée du résultat. Notez que la fonctionnalité d'agenda est supportée dans Thunderbird via l'extension Lightning.

Vue générale de la boite aux lettres:


Vue de l'agenda:


Prise de rendez-vous avec affichage de la disponibilité des personnes à inviter:



Références:
Mozilla Thunderbird
DavMail
Sun Java

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