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And Linux For All

Articles récents

Passer à Linux: Facile !

30 Juillet 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Voici un petit précis en 6 points (j'ai pas pu faire moins, désolé) pour permettre à un pur néophyte de passer à Linux.

C'est volontairement court et uniquement à destination des grands débutants.

Si vous pensez que ça peut être utile, faites tourner...

 

L'ordinateur facile 

Premier élément à prendre en compte pour essayer simplement une distribution Linux : l'ordinateur. Pour faire simple, il vous faut de préférence :

  • un ordinateur récent, c'est à dire qui n'a pas plus de 3 ou 4 ans.

  • de l'espace libre sur votre disque dur.

  • une connexion à Internet (au cas où : par câble pour commencer, wifi quand la distribution sera installée)

  • une heure devant vous

La distribution facile

On dénombre plus de 350 distributions Linux dans le monde.

En voici 3 faciles :

  • Ubuntu

  • Linux Mint

  • Mageia

L'image facile

Sur le site de la distribution que vous avez choisie, téléchargez la dernière version en suivant l'un de ces liens :

 

Il faut faire attention à deux choses :

  • Prenez de préférence la version liveCD

  • Choisissez la version 32 bits plutôt que 64.

Une fois téléchargée, l'image ISO peux être gravée sur un CD ou un DVD avec votre outil de gravure préféré, ou sur une clé USB avec un outil spécifique comme LinuxLiveUSB (http://www.linuxliveusb.com/) sous Windows, ou Unetbootin (http://unetbootin.sourceforge.net/) sous Windows, OSX ou... Linux.

Une fois l'image gravée sur CD ou DVD ou chargée sur la clé USB, rebootez l'ordinateur en choissant de démarrer dessus.

L'installation facile

Une fois l'ordinateur démarré sur Linux, aucune modification n'a encore été apportée à votre ordinateur. L'avantage d'un LiveCD, c'est justement cela : vous essayez sans risque.

Cliquez un peu partout et essayez les programmes disponibles. Si tout semble ok, passez à l'installation. Il doit y avoir un programme d'installation quelque part sur le bureau. Lancez-le et laissez-vous guider. Les programmes d'installation modernes font bien les choses et vous proposent en général le meilleur choix, que vous ayez un autre OS sur votre ordinateur ou pas.

Cependant, si vous avez le moindre doute et des données sur votre disque dur, annulez purement et simplement l'installation ! Demandez conseil pour la suite, ou utilisez un disque dur vierge ou sans données de valeur.

Les logiciels faciles

Une fois redémarré, votre ordinateur doit présenter le même écran que lorsque vous étiez sur la clé USB ou le CD.

Bienvenu dans le monde merveilleux de Linux !

Les programmes à connaître immédiatement sont :

  • Firefox pour aller sur Internet (=Internet Explorer)

  • Thunderbird pour lire les emails (=Outlook)

  • LibreOffice (=Pack Office)

  • Nautilus ou Dolphin (=gestionnaire de fichiers)

D'autres sont installés, et classés par catégorie (multimédia, bureautique, Internet), alors n'hésitez pas à les découvrir...

Les paquets faciles

Les distributions Linux possèdent une bibliothèque de logiciels intégrée. Cela revient à chercher dans une liste plutôt que sur Internet le programme dont vous avez besoin.

Cherchez-la et lancer la logithèque de la distribution. Si elle vous indique que vous avez des mises à jour à faire, faites-les. Sinon, farfouillez dans les catégories de logiciels disponibles, et lorsque vous avez trouvez celui que vous cherchez, installez-le simplement (vous avez un bouton d'installation quelque part pour cela !). Tout ce qu'il vous faut, c'est une liaison Internet.

 

Enjoy !

 

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HP Folio 13, carte wifi et suspend: problème et solution !

25 Juin 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #HOWTO

Je viens de tester un HP Folio 13 2000, avec une carte wifi Intel.

 

Pas de doute, c'est typiquement une machine conçue pour Windows et sa cohorte de drivers qui permettent aux différentes touches de fonction de... fonctionner.

La carte Wifi est activable/désactivable par une combinaison de touches standards (Fn+F12). Or, cette combinaison n'est pas gérée par Linux. Là où c'est gếnant, c'est lorsque l'on met l'ordinateur en veille: la carte wifi est arrêtée à ce moment là. Mais lorsque l'on rallume l'ordinateur, tout repart, sauf elle ! Le témoin de tension intégré à la touche F12 reste orange, signe de désactivation. Une solution est de rallumer l'ordinateur, ce qui la réactive. Pas top, n'est-ce pas ?

Il existe une autre solution, qui fonctionne sur ma Mageia 2 KDE. Voici comment faire.

En root dans une console, éditez le fichier /etc/pm/sleep.d/99fixwifi

Tapez ces lignes:

#!/bin/sh

. "${PM_FUNCTIONS}"

resume_wifi()
{

        # unlock wifi card, remove and reload the module for the wifi card
        rfkill unblock all
        rmmod iwlwifi

}

case "$1" in
        thaw|resume)
                resume_wifi
                ;;
        *) exit $NA
                ;;
esac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sauvegardez le fichier puis tapez

chmod +x 99fixwifi

 

 

La carte devrait revenir à la vie après la mise en veille de l'ordinateur.

Attention: cela fonctionne avec mon PC, et Mageia 2. En aucun cas il est prouvé que cela peut fonctionner avec une autre distribution. Mais ça reste quand même une piste de réflexion pour d'autres.

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Magiea 2 est sortie !

23 Mai 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Ça y est, elle est là !

Enfin, ça fait un moment qu'elle est là, mais cette fois c'est bien en version finale. Mageia 2 est sortie, et c'est une vrai bonne nouvelle.

C'est une bonne nouvelle pour nous, les utilisateurs, je vous dirai pourquoi plus loin dans ce post. C'est aussi une bonne nouvelle pour la communauté qui s'est développée autour d'elle, car travailler dur sur un produit quand on est une petite équipe c'est bien, mais quand ce produit peut sans conteste être comparé aux plus grands sans rougir, c'est encore mieux, et c'est bien le cas ici.

C'est enfin une bonne nouvelle pour les amateurs de l'environnement de bureau KDE, car ce dernier trouve en Mageia 2 un hôte de marque, qui sait mettre en valeur ses qualités sans le dénaturer.

 

Je ne m'étendrai par sur le process d'installation. Je trouve toujours les mêmes points à critiquer : trop d'écrans successifs : on doit certainement pouvoir diminuer leur nombre et simplifier d'autant la procédure d'installation pour le commun des mortels qui n'ont pas envie de se coltiner des tonnes d'options pour installer la distribution avec une configuration standard.

En fait, je verrais bien deux programmes d'installation dans un seul : au démarrage l'utilisateur choisit l'installation simplifiée, dans laquelle tout ou presque sera automatiquement présélectionné, basé sur des standards ; ou il choisit une installation plus poussée, dans laquelle il définit lui-même les options. Pourquoi pas... Bon, de toute façon, simplifiée ou non, l'installation se passe bien et se déroule sans accros et très rapidement, du moins avec la version livecd, celle que j'ai utilisé.

Passons.

 

1st boot -> bof

Le premier démarrage est lent, bien loin de ce que savent faire certaines autres distributions. On se dit alors que c'est normal, que le système est en train de calibrer le processus de démarrage, en prenant note de tout ce qui doit être lancé, et en préparant l'optimisation. Et puis on redémarre une autre fois, pour voir. Et on est déçu. C'est encore lent. Certainement des progrès à faire à ce niveau.

En ce qui me concerne, ça ne me gêne pas plus que ça, vu que je mets mon ordinateur en veille dans 99 % des cas. Je ne le redémarre qu'après une mise à jour du noyau Linux. La bonne nouvelle, c'est que la mise en veille et la sortie de veille se font à très grande vitesse, elles. Et sans bug d'affichage ou de carte réseau (wifi et filaire). Du coup, plus besoin d'éteindre la machine, ce qui contrebalance l'effet de lenteur du démarrage.

 

KDE -> vite, vite, vite, et bien.

J'ai longtemps préféré Gnome pour une bonne raison : sa réactivité. J'ai pourtant toujours préféré KDE, depuis la version 3. La version 4 et ses dérivées m'ont toujours semblé poussives, quel que soit la distribution sur laquelle elles tournaient. D'ailleurs, c'est toujours le cas sur Kubuntu (ouh, c'est pas bien de balancer).

Avec Mageia 2, point de ralentissement, bien au contraire. Tout est extrêmement réactif. Les effets graphiques sont particulièrement véloces, même sur ma poussive carte vidéo intégrée Intel. Du bon boulot donc dans l'optimisation, mais pas seulement. KDE reste KDE, et sa puissance continue de croitre au fil des releases. Il suffit de voir par exemple les progès accomplis par le gestionnaire de fichiers Dolphin pour comprendre. La navigation est ultra fluide ; il permet d'accéder à tout un tas de médias locaux ou réseaux ; il est facilement extensible avec des plugins intéressants (pour convertir des images, musique ou vidéos, pour chiffrer des fichiers ou des répertoires, ou encore pour afficher des miniatures des fichiers courants, etc) ; il s'interface parfaitement avec Akonadi et Nepomuk pour indexer des informations et faire des recherches ultra-efficaces et rapides.

Autre excellente chose dans KDE, les activités. Si vous n'avez pas encore gouté à cela, faites-le sans hésiter, c'est que du bonheur !

Bonne idée de la part du team Mageia: avoir intégré par défaut le « gestionnaire de tâches à icônes uniquement » au bureau KDE. Ce n'est pas le gestionnaire de tâche par défaut, mais il le remplace avec bonheur, un peu à la manière des docks.

Les programmes GTK tels Firefox ou LibreOffice sont parfaitement intégrés à l'environnement KDE, avec des icônes et un thème graphique homogène et des lissages de caractères corrects. Pour un peu on aurait l'impression que ces programmes ont été écris en QT...

Mageia-LibreOffice.png

 

Pour finir sur KDE, voici quelques petits programmes et fonctionnalités dont je ne peux plus me passer :

- les activités

- Ktimetracker, pour gérer le temps passé sur ce que je fais

- Ksnapshot, l'un des meilleurs outils de capture d'écrans

- Nepomuk, pour faire des recherches dans le contenu de mes fichiers

- Clementine, pour écouter la musique que j'aime, qu'elle soit locale ou distante. A noter ici que Mageia est livré par défaut avec Amarok, mais je n'ai jamais pu m'y faire...

Mageia-file-manager.png

 

Logithèque -> de mieux en mieux

La première chose à faire après l'installation de Mageia, c'est d'aller jeter un coup d'oeil dans les dépôts de logiciels. Par défaut, ne sont activés que les dépôts libres. Ca va être juste pour une expérience utilisateur riche est simple. Il faut donc ajouter les dépôts « nonfree », voir les « tainted », pour avoir accès à certains programmes comme Adobe Flash Player par exemple. Une fois ceci fait, je dois avouer que la logithèque de Mageia s'étoffe au fil du temps, et qu'il est de plus en plus difficile de la prendre à défaut lorsque l'on cherche un programme. Bon d'accord, on est encore loin de la richesse des dépôts Debian ou Ubuntu, mais les choses avancent.

Une chose que l'on pouvait reprocher à l'outil de gestion des paquets, c'était sa relative lenteur. Mais ça c'était avant. Là encore, la nouvelle version a été optimisée. Elle est beaucoup plus rapide à l'ouverture et à l'installation des paquets. Je n'ai pas eu non plus à redouter des problèmes de dépendances.

Autre point positif, le gestionnaire de mise à jour est discret et efficace. Il cherche une fois par jour les mises à jour disponibles et propose de les installer. Il est possible d'allonger ou de raccourcir le délai de check suivant ses envies (toutes les heures pour moi).

Dernier point, les logiciels installés par défaut sont presque tous dans leur version stable la plus récente, comme LibreOffice en 3.5.3, Rekonq en 0.9.2, la suite Calligra en 2.4.1, Amarok en 2.5.0. Seule exception notable, Firefox, en 10.0, alors que la version 12 est sortie depuis déjà un moment. Pas très grave, mais assez surprenant, car je ne vois pas réellement quel peut être l'impact d'une mise à jour vers la dernière version... Enfin, ça ne porte pas à conséquence pour l'instant.

Mageia-Software-Installer.png

 

Centre de contrôle -> toujours aussi complet

Le centre de contrôle a toujours été un point fort de Mageia et de Mandriva. Il est complet, rapide et efficace, et touche tous les secteurs où l'administrateur de la machine pourrait vouloir intervenir : matériels, logiciels, sécurité, réseaux, disques, etc.

Pas de révolution visible ici, mais une consolidation des outils et une personnalisation de l'ensemble aux nouvelles couleurs de Mageia. Seul bémol : les snapshots, qui ne fonctionnent pas sur ma machine. Cela ne me bouleverse pas outre mesure, car j'utilise Grsync pour faire mes sauvegardes à la main, en attendant peut-être l'inclusion des snapshots BTRFS (dans Mageia 3 ?)

Mageia-control-center.png

 

Thème et identité -> le grand bleu

Le nouveau thème graphique est plutôt sympa. Bon d'accord, c'est encore du bleu. Je ne sais pas pourquoi le bleu est à la mode depuis des années sur nos ordinateurs mais c'est comme ça. Reste que l'ensemble est assez agréable à l'oeil en configuration de base, et qu'un peu de tuning visuel avec le centre de contrôle de KDE et quelques téléchargements sur le site kde-look.org permettent de l'adapter facilement à ses goûts.

Mageia-default.png

 

Conclusion

Je suis très sincèrement admiratif devant cette nouvelle version de Mageia, qui, rappelons-le, n'est que la deuxième du nom.

Je ne crois pas que la communauté soit énorme ou l'équipe de dev très étofée. Et on est loin ici du soutient de grosses communautés du libre. C'est d'autant plus à l'honneur des développeurs et contributeurs de cette distribution qui est pour moi l'une des meilleures du moment dès lors que l'on veut du KDE sur son bureau.

Pour info, le célèbre site Distrowatch la classe en 6ème position, juste derrière Debian. Et c'est le classement de la première version !

Bref, encore une fois félicitations à tous ceux et celles qui ont contribué à faire de cette distribution, un « must have ». Bravo.

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Mageia 2: premier bilan après 1 mois d'utilisation

12 Avril 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Cela fait presqu'un mois que j'utilise Mageia 2 tous les jours sur mon PC de travail (oui, je sais, c'est fortement déconseillé tant qu'il n'est pas sorti en version définitive).

 

Voici ce que j'utilise tous les jours (ou presque):

- Virtualbox pour faire tourner Windows 7 (bouuuuhhh)

- Libreoffice pour mes documents texte, calculs et présentation

- KeepassX pour conserver et automatiquement taper mes mots de passe

- Remmina pour accéder à des serveurs Windows en RDP

- Firefox bien sûr, avec Adblock, Flash player et Java

- Dolphin pour ma gestion quotidienne des fichiers

- Grsync pour sauvegarder mes fichiers sur disque dur externe chiffré au moins une fois par semaine

- Clementine pour écouter de la musique (je n'arrive pas à me faire à Amarok)

- Les activités de KDE, indispensable pour bien segmenter ses bureaux par types d'utilisation

- L'outil de capture d'écran de KDE, un des meilleurs que je connaisse, enfin, un des plus simples et pratiques à utiliser

- Gwenview pour gérer mes photos et captures d'écran

- Fonctionnalité de double écran, un pour Linux, l'autre pour l'OS guest de Virtualbox.

 

Alors, que dire de cette prochaine version de Mageia ?

 

Eh bien, ça va être dur d'en dire du mal, alors je vais commencer par ce qui ne va pas très bien (pour l'instant, je vous rappelle que c'est une beta).

Le seul truc qui "marchouille", c'est le gestionnaire de réseaux. Dès que j'utilise les profils, indispensables pour moi car je dois jongler entre différents réseaux, filaires ou wifi), ça merdouille. En général, je me retrouve sans connexion, et je dois redémarrer ma machine pour en retrouver un. Du coup, en attendant les corrections - qui sont peut-être déjà là, je n'ai pas testé à nouveau depuis un moment - j'utilise KNetwork manager, qui fonctionne nickel.

 

Passons aux bons côtés maintenant.

D'abord, le truc le plus incroyable, c'est la réactivité de l'ensemble. Je n'ai pas peur de dire que je n'ai encore jamais vu une distribution sous KDE aussi réactive et agréable à utiliser, même en condition de stress. Même avec Windows 7 qui tourne dans son Giga et demi de RAM sur deux coeurs de mon processeur, je ne constate pas de ralentissement sous Linux. Les applis démarrent au quart de tour, sont réactives, et je peux en lancer un paquet avant que je commence à sentir les limites. La grande claque, c'est quand j'utilise la fonction de visualisation de toutes les fenêtres ouvertes sur un écran. L'effet est d'une telle vitesse que ça me fait presque peur... Je n'avais pas vu ça depuis... Je n'ai jamais vu ça d'ailleurs.

 

Bon ok, il est temps de parler de ma machine. C'est un Core i5 de chez Intel, avec une carte intégrée Intel HD. C'est du Sandy bridge. Pas une bête de course graphique en tout cas.

 

Apparemment donc, des optimisations ont bien eu lieu sur KDE (ici en 4.8.2), mais peut-être aussi dans le noyau Linux 3.3. Bref, je ne sais pas trop où, mais il y a dû en avoir, parce que je n'ai pas ressenti un tel confort avec cette machine, qui a pourtant déjà hébergé plein d'autres distribs.

 

Parlons un peu stabilité maintenant. Ou plutôt n'en parlons pas, car il n'y a rien à dire. Pour une beta, c'est super stable. Je n'ai pas constaté le moindre plantage depuis des lustres, et pourtant je ne le ménage pas: pleins d'applis gourmandes en même temps, mises en veilles plusieurs fois dans la journée, pas d'arrêt ou de redémarrage sauf pour les mises à jour qui le nécessitent.

 

Au niveau de l'offre logicielle, c'est du tout neuf, avec les dernières versions des logiciels précités.

 

Dernier point, la dernière mise à jour graphique est plutôt sympa, avec notamment un papier peint très cool. Allez, je vous fais une capture vite fait (cliquez dessus pour la taille réelle):

Mageia-2-2.png 

Une petite conclusion ?

Allez, ça mange pas de pain.

Pour moi, c'est LA bonne surprise de l'année. Rapide, stable, complète, cette distribution a un potentiel énorme. Même si elle est basée sur des sources reconnues (Mandriva), elle n'en est qu'à sa deuxième version. C'est d'autant plus remarquable.

 

J'en reviens finalement à mon article précédent: si vous voulez utiliser KDE, installez Magiea, vous ne le regretterez pas ! Bien sûr attendez quand même la sortie de la version définitive, ça évitera les bugs que je n'ai pas pu constater...

Euh, si j'osais... Allez, j'ose: Cocorico !

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Mageia 2: la distribution qui va vous faire aimer KDE !

18 Mars 2012 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Toutes les distributions basées sur Linux ont un environnement graphique de prédilection: Fedora et Mint préfèrent Gnome, OpenSuSE et Mandriva sont clairement du coté de KDE. Mageia, dérivée de Mandriva depuis ses déboires financiers, propose par défaut d'installer l'un ou l'autre de ces environnements. 

 

Curieux comme je suis, j'ai testé Mageia 2 beta 2 KDE avec Virtualbox pour voir où en était cette distribution récente (deuxième version seulement). Et j'ai été assez bluffé ! A tel point que j'écris ce post avec, et qu'elle a remplacé Fedora 16 Gnome sur mon ordinateur de tous les jours...

 

Installation: Pas mieux qu'avant.

Le programme d'installation de Mageia n'est ni meilleur ni pire que la plupart des autres. Il est un peu plus compliqué que certains, et plus simples que d'autres. L'impression générale reste malgré tout moyenne, et l'on se dit que certains écrans pourraient être purement et simplement supprimés ou regroupés (choix de l'écran, clavier et langue).

Le chiffrement du disque dur est perdu dans les options avancées du partitionnement. On est loin de la simplicité de Debian ou Fedora, qui proposent une simple case à cocher pour chiffrer la totalité du disque dur.

Bref, un programme d'installation qui pourrait être amélioré et simplifié.

 

Les +:

- Programme complet, offrant toutes les options classiques d'installation.

 

Les -:

- Trop d'écrans successifs. Pourrait être simplifié, en s'inspirant par exemple de Fedora, Debian ou Ubuntu.

- Un peu lent. La phase de copie des fichiers est un peu longue, même si la liste des logiciels installés par défaut est longue.

- Le chiffrement du disque dur ou du /home/ est perdu dans les options avancées.

 

 

Programmes par défaut: du neuf avec du solide.

Le noyau Linux est en version 3.3rc7 pour l'instant, avec la version 3.3 définitive comme objectif. La dernière version stable donc, gage de performance et de reconnaissance d'un max de périphériques.

KDE est livré ici en version 4.8.1, c'est à dire la dernière version stable de l'environnement graphique du même nom. C'est du solide et de l'optimisé.

LibreOffice est en version 3.5.1. Là encore, c'est la dernière version stable qui est livrée, plus légère que l'ancienne grâce au ménage qu'on fait les développeurs pour supprimer le "vieux" code inutile ou peu performant.

Curieusement Firefox est encore en version 10, mais la version 11 sera certainement installée dans les jours ou les semaines qui viennent.

VLC est disponible en version 2.0, Gimp en 2.7.4. Voila pour l'essentiel.

 

Les +:

- Versions des logiciels très à jour.

- Couverture logicielle complète (la liste des outils installés est très longue, trop pour ce court billet).

 

Les -:

- Firefox en version 10.

 

 

Outils Mageia: toujours très bon.

Le panneau de contrôle issu des outils développés à l'origine par Mandriva est toujours aussi complet. Il est sans conteste du niveau de celui d'OpenSuSE, une référence en la matière.

Mention particulière pour la partie "Gestion des logiciels", qui est particulièrement réactive et à priori sans bug bloquants. Ca peut paraitre évident de dire cela, mais mon expérience avec les versions antérieures de Mandriva m'avait laissé une impression plus que mitigée: plantages, miroirs de téléchargement plus ou moins réceptifs, lenteurs et lourdeurs étaient mon lot quotidien.

Ces problèmes semblent désormais lointains heureusement. Je trouve les temps d'installation très bons et aucun plantage n'est à signaler depuis l'installation.

 

Les +:

- Rapidité, stabilité et fonctionnalités sont au rendez-vous.

- Mention particulière pour la gestion des logiciels, enfin digne d'une Debian ou Ubuntu.

- Le centre réseau remplace agréablement l'outil par défaut de KDE, avec gestion des profils et de la sécurité intégrée.

 

Les -:

- Certains outils comme la gestion des lecteurs réseaux est encore peu efficace, du moins sur les réseaux que je cotois...

 

 

Impression générale: speed up !

J'ai toujours aimé KDE, mais je suis toujours revenu à Gnome pour des raisons de performance. Plus les versions passent, plus l'écart de performance entre les deux environnements semble s'atténuer.

Tout est maintenant hyper-réactif avec cette version de Mageia, qui est pourtant en version beta: le accès au disque dur paraissent rapides, les applications se lancent très rapidement, les performances ne s'écroulent pas même avec des applications lourdes lancées en même temps. Bref, que du bon en terme de réactivité et de vitesse générale.

Attention toutefois: cela n'engage que moi, et aucun test scientifique ne vient étayer ce que j'affirme. Il n'empêche que je n'ai plus l'impression d'attendre mon ordinateur, comme c'était le cas avec d'autres distributions sous KDE (et notamment Kubuntu).

 

D'autre part, malgré le fait qu'elle soit en beta, cette version est déjà très stable. Je n'ai eu à déplorer aucun plantage, que ce soit système ou programme depuis l'installation.

 

Les +:

- Une réelle impression de vitesse et de réactivité.

- Une grande stabilité, malgré la version non-définitive.

 

Les -:

Aucun.

 

 

Conclusion: à découvrir !

Oui, je crois qu'il faut donner sa chance à cette distribution si vous aimez KDE et que votre petit côté "Frenchy" vous titille.

Vous découvrirez les joies de la dernière version de KDE, qui ne semble pas bridée ici par quelques manques de réactivité. On dirait vraiment que cet environnement graphique s'exprime de la meilleure des façons, sans contraintes.

Bref: derniers logiciels, stabilités et réactivités sont les termes que je retiens de cette distribution, déjà en prod sur mon PC, et pour un certains temps c'est sûr.

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OpenSuSE 12.1: le test

13 Novembre 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Distributions

Ca y est ! La nouvelle version d'OpenSuSE est là. Cette distribution, d'origine allemande, rachetée par Novell en 2003, est une référence dans le domaine des logiciels libres. A tel point qu'elle occupe la 4ème place du classement  Distrowatch, certes loin derrière Linux Mint et Ubuntu, mais au même niveau que Debian, une autre référence, et loin devant Mandriva ou Mageia. Bref, on joue ici dans la cour des grands, et ça se voit. 

 

OpenSuSE c'est d'abord KDE.

Depuis l'origine de la distribution (1994), KDE est très clairement l'environnement de prédilection de SuSE. C'est assez drôle d'ailleurs de constater que la version professionnelle d'OpenSuSE, à savoir SuSE Linux Enterprise Desktop, celle qui est vendue par Novell, est basée sur Gnome, alors qu'une grande partie de ses programmes vient de la version libre.

Enfin, quoi qu'il en soit, KDE est encore à l'honneur dans cette version 12.1, et de bien belle manière. D'ailleurs, j'en profite pour vous conseiller de choisir cet environnement de bureau, Gnome étant moins bien supporté. Si vous voulez faire du Gnome, installez Fedora.

Nouvelle version oblige, KDE est ici livré en 4.7.2, soit l'avant dernière version stable, la dernière étant la 4.7.3. Peu de différence entre les deux, la seconde n'étant que la première corrigée de quelques bugs.

Cette version apporte pas mal de choses :

  • correction d'une cohorte de bugs hérités de la version 4.6,
  • optimisation du code, pour rendre l'environnement plus réactif et agréable à utiliser,

  • améliorations internes au niveau du bureau sémantique, avec optimisation du code là aussi,

  • Kontact passe en version 2, ce qui permet d'indexer les mails, contacts et rendez-vous avec Akonadi. Cette version semble plus rapide aussi, et moins buggée.

  • Nouveaux icônes pour les fichiers et répertoires. Là, je dois admettre que je n'adhère pas. Je préfère de loin les icônes Faenza.

  • Meilleur intégration graphique des applications conçues pour Gnome, avec le thème Oxygen GTK.

  • Améliorations dans la gestion des activités.

  • Petites améliorations de design pour Dolphin et Kickoff, le menu de lancement des applications.

Mon point de vue.

Très agréable à utiliser, cette nouvelle version de KDE ne cesse de s'améliorer au fil du temps. Par rapport à la version 4.6, ce qui se remarque le plus est certainement la réactivité et l'homogénéité graphique de l'ensemble des applications.

opensuse-kde.png

 

OpenSuSE, c'est aussi YaST.

Ce qui a fait la force de cette distribution, c'est certainement depuis le début son panneau de configuration. A partir d'un seul endroit, on peut contrôler le fonctionnement de son ordinateur. Tout y est : les logiciels, le matériel, les paramètres système, la virtualisation, la sécurité, les services et périphériques réseaux.

Très complets, ces outils permettent de paramétrer très finement l'ordinateur. Tout ce qui n'est pas spécifique à l'environnement de bureau KDE est là. Ce sont donc plutôt les options systèmes que l'on trouve ici. Prudence donc. Les outils les plus puissants sont souvent les plus dangereux, surtout lorsqu'ils touchent aux partitions, aux services, ou à la sécurité. Mais ils sont suffisamment bien conçus et documentés pour éviter que le néophyte ne fasse des bêtises...

Un nouvel outil est particulièrement intéressant dans cette version, il s'agit de Snapper.

Que fait Snapper ?

Eh bien, c'est un outil de snapshot de partition BTRFS. Késako ?

BTRFS est un nouveau système de partitionnement, comme EXT4, XFS, ou NTFS. Sauf qu'il est d'une grande puissance et offre de nombreuses fonctionnalités. Parmi ses fonctionnalités phares, on peut noter justement le fait de pouvoir faire des snapshots de partition.

Un snapshot est un sorte de photographie à un instant d'une partition. La première photographie donne l'état initial de la partition et de tout ce qu'elle contient. L'utilisateur fait des modifications sur ses fichiers. Il s'aperçoit qu'il a surtout fait des bêtises. Il peut revenir alors à l'état initial de ses fichiers, à la première photographie, en quelques secondes. Ses fichiers auront retrouvés leur état initial, contenu compris bien sûr. Puissant non ?

Snapper permet de gérer cela. Il va même plus loin, en montrant à l'utilisateur les différences entre un fichier à l'état 1 et le même fichier à l'état 2. Si l'utilisateur fait des snapshots réguliers, il pourra ainsi revenir à la version qui l'intéresse en quelques clics. Autre truc sympa, un snapshot est systématiquement fait avant une mise à jour des logiciels. Ainsi, si l'opération se passe mal, un clic permet de revenir à l'état antérieur.

Bon, la limitation, c'est que cela ne fonctionne qu'avec un système de partition BTRFS. Mais ça tombe bien, OpenSuSE 12.1 permet de créer ce type de partition à l'installation, en un simple clic.

 

Mon point de vue.

Toujours aussi complet, le panneau de configuration Yast est une merveille de puissance. Mieux intégré grâce à une refonte visuelle bienvenue, il se dote d'outils très pointus pour tout contrôler sans passer par la ligne de commande. L'outil Snapper, couplé à un partitionnement en btrfs, apporte une grande sécurité et flexibilité pour l'utilisateur soucieux de ses fichiers. Attention cependant, btrfs est encore dans un état de développement avancé. Pensez à faire des sauvegardes sur un disque externe si vous optez pour ce système (de toutes façons, il faut toujours faire des sauvegardes...).

opensuse-yast.png

 

OpenSuSE, c'est aussi pour les pros...

J'entends par là que c'est la distribution qui s'intègre le mieux dans les environnements professionnels basés sur les technologies Microsoft.

Par exemple, on peut utiliser son nom d'utilisateur Active Directory directement dans OpenSuSE, en lieu et place d'un utilisateur local. Du coup, on s'affranchit de taper son login et mot de passe à chaque fois que l'on veut ouvrir un partage réseau sur un serveur Windows.

Mais ce n'est pas tout. C'est aussi la seule distribution à permettre de s'affranchir du couple infernal login/password pour les sites web à base de Sharepoint, comme je l'ai décris dans cet article.

Encore plus fort : la gestion des documents Office sur un partage réseau avec LibreOffice fonctionne enfin correctement. Je m'explique avec un exemple.

Vous disposez d'un document sur un lecteur réseau Windows. Pour y accéder, vous tapez dans Dolphin: smb://monserveur/mondisque. Vous pouvez voir ainsi votre document monfichier.odt.

Si vous cliquez sur ce dernier, LibreOffice l'ouvre correctement. Vous faites vos modifications, cliquez sur l'enregistrement et quittez LibreOffice. Lorsque vous ouvrez de nouveau votre fichier, aucune modification n'apparait ! Et pour cause : LibreOffice ne sait pas gérer correctement les chemins d'accès virtuels (smb://). Il ne sait travailler qu'avec des répertoires classiques (/home/monuser/mes documents/ par exemple).

Eh bien cette période est enfin révolue. Désormais, lorsque vous fermez LibreOffice après avoir fait des modifications dans un document, Dolphin détecte le fait que le contenu du fichier à changé, et vous propose de synchroniser les modifications sur le disque réseau. Alléluia !

 

Mon point de vue

Un nouveau cap vers l'intégration du libre dans les écosystèmes Microsoft vient d'être franchit. Cela n'a jamais été aussi simple de travailler avec OpenSuSE dans ce type d'environnements. Mais que reste-t-il aux systèmes propriétaires ?

 

OpenSuSE, c'est plein de logiciels

Contrairement à certaines distributions qui ne fournissent par défaut que des logiciels libres (Fedora par exemple), OpenSuSE offre ce qu'il faut pour ne pas être bloqué devant un document ou un flux video propriétaire.

C'est ainsi que Flash player est inclus par défaut, tout comme les codecs pour lire les fichiers MP3. Un petit tour dans le gestionnaire de dépôts logiciels permet d'installer très simplement d'autres logiciels, pas forcément libre, mais bien pratiques. Parmi ces dépôts, notons simplement Packman et libdvdcss, deux dépôts extrêmement utiles si vous désirez utiliser VLC ou lire un DVD protégé sur votre ordinateur.

Mais ce n'est pas tout. En allant sur ce site, vous aurez accès en 1 clic à des centaines de logiciels pas forcément disponibles dans les dépôts officiels, et packagés par des utilisateurs. Et c'est assez simple d'utilisation. Une recherche donne plusieurs références de paquets en fonction de la version d'OpenSuSE, et un lien « 1-Click install » s'occupe de tout à votre place : ajout d'un dépôt si nécessaire, récupération du programme et de ses dépendances, et installation de l'ensemble.

Au chapitre des logiciels, notons que les dernières versions sont présentes par défaut : Firefox et Thunderbird 7, LibreOffice 3.4.2, Virtualbox 4.1.4, Gnome 3.2, Gimp 2.6.1. Les outils KDE sont au diapason de la version 4.7.2, tout comme les outils Gnome en 3.2.

A noter qu'il peut y avoir de légères différences de version entre les dernières sorties et la distribution, comme KDE qui est en 4.7.2 au lieu de 4.7.3. Ceci est juste un problème de calendrier, les dernières mise à jour sortant parfois trop tard pour être injectées dans une distribution en stade de stabilisation.

 

Mon point de vue

L'ensemble de logiciels proposés par OpenSuSE est assez énorme, parmi les plus important du marché, et très à jour. Et le système de build étend encore ce nombre, en permettant à – presque – chacun de contribuer à étoffer la logithèque très simplement.

opensuse-depots.png

 

Conclusion

Cette nouvelle version est réellement très plaisante à utiliser. L'environnement de bureau est très réactif. Le choix de logiciel est très important, suffisamment en tout cas pour ne pas se sentir limité. L'intégration dans des environnements propriétaires est un plus non négligeable. Les nouvelles technologies sont aussi présentes, comme btrfs et ses snapshot, ce qui devrait plaire à chaque geek qui sommeille en nous.

Bref, une distribution à essayer d'urgence. Personnellement, c'est mon choix pour tous les jours.

 

 

 

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Fedora 16 est là!

8 Novembre 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #News

Tout est dans le titre.

 

Au menu de cette nouvelle version, plein de nouveautés, comme Fedora le fait si bien, et notamment la version 3.2 de Gnome, qui devient enfin parfaitement exploitable sans mettre les mains dans le cambouis.

 

Lisez les notes de version ici.

Le site de Fedora est toujours là.

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Authentification transparente dans Sharepoint avec OpenSuSE

5 Novembre 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Pro

Pour ceux qui comme moi doivent composer tous les jours avec les outils popriétaires de Microsoft, Sharepoint est clairement un problème. Microsoft a fait cependant des progrès avec la version 2010 de ce produit, qui s'intègre bien mieux avec Firefox que la précédente version.

Mais il reste quand même un petit souci, celui de l'authentification. En entreprise, les utilisateurs de Windows disposent d'un ordinateur inscrit sur un domaine. Si Sharepoint reconnait ce domaine, les utilisateurs connectés n'ont pas à retaper leur mot de passe lorsqu'ils doivent d'authentifier sur un site, intranet par exemple. Cela peut paraitre peu de chose, mais taper son mot de passe à chaque fois que l'on veut consulter son intranet n'est pas une chose très agréable, voir une perte de temps pure et simple. Et si tous les sites internes de son entreprise sont développés sur Sharepoint, cela devient un vrai parcours du combatant.

Il existe une solution, qui tient dans une distribution, une seule: OpenSuSE.

Il y a quelques années maintenant, OpenSuSE, par le biais de Novell, s'est rapproché de Microsoft, grâce à un accord financier. Grâce à cela, les développeurs de la distribution ont pu avoir accès à certaines informations qui leur ont permis de développer des programmes permettant une meilleur intégration d'OpenSuSE dans l'écosystème Microsoft.

Ceux qui ont déjà utilisé cette distribution ont pu constater la présence d'un outil d'insertion de l'ordinateur dans un domaine Windows. Une fois ceci fait, il est possible d'ouvrir une session sur son ordinateur OpenSuSE avec ses identifiants Windows, ceux-là même fournis par son employeur.

ssoSSO Sharepoint

 

Au delà de l'aspect pratique de ne pas avoir plusieurs comptes pour travailler, ce système résoud le problème que je citais au début de cet article. Moyennant une manipulation très simple dans Firefox, il n'est plus nécessaire de retaper son login et mot de passe à chaque visite d'un site Sharepoint, l'ordinateur le faisant automatiquement, de façon transparente, comme Windows le fait avec Internet Explorer.

Voici comment procéder:

dans Firefox, taper comme adresse : about:config

Après avoir rassuré le navigateur en lui certifiant que l'on ne va pas faire de bêtise (sic), il faut taper dans le champ Filtre le terme "uris" (sans guillemet).

La clé qui nous intéresse ici est: network.automatic-ntlm-auth.trusted-uris (cliquez sur l'image pour agrandir)

SSO-Sharepoint1.png

 

Il suffit de double-cliquer sur cette clé, et de taper les adresses des sites pour lesquels nous voulons faire de l'authenfication transparente (sans oublier les http:// ou https:// devant):

http://intranet.masociete.com,http://monsite.masociete.com

Redémarrons Firefox, et connectons-nous à l'un de ces sites. La connexion doit être automatique et transparente !

Je n'ai pas testé avec différentes syntaxes: http://*.masociete.com par exemple. Si cela fonctionne, cela permet d'utiliser l'authentification transparente pour tous les sites de la société, sans avoir à les taper tous dans ce champ.

J'ai pu tester avec d'autres systèmes et logiciels, sans succès. Voici la liste de mes échecs:

- Fedora 16 + authentification winbind + Firefox

- Fedora 16 + Likewise Open + Firefox

- Fedora 16 + Centrify Express + Firefox

- Ubuntu 11.10 + Likewise Open + Firefox

Il semble donc que système ne fonctionne qu'avec OpenSuSE (11.4 et 12.1), certainement grâce au rapprochement entre Novell et Microsoft.

Il n'empêche, si vous avez réussi à reproduire ce fonctionnement avec d'autres outils et/ou distributions, je suis preneur !

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Si KDE et Gnome ne faisait qu'un...

1 Novembre 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Généralités

Kontact remplacerait Evolution, avec le plugin MAPI.

Kontact gère les emails, les agendas, les contacts, les flux RSS, les notes, les todo lists. Et il le fait bien, depuis la version 4.7 de KDE. Qui plus est, les données sont indexées avec Akonadi et Strigi (voir ci-dessous). Enfin, la présentation de tous les éléments, et notamment des courriels, est claire, lisible et ultra-paramétrable.

Mais il faut l'avouer, il manque le plugin MAPI d'Evolution. Il permet de se connecter facilement et de façon efficiente à un serveur Exchange. C'est bien pratique lorsque sa boite utilise ce système de messagerie.

 

Akonadi et son compère Strigi gèreraient le stockage et la recherche.

Akonadi est un système de stockage d'informations et de méta-informations personnelles. Strigi est un moteur d'indexation de ces mêmes informations conçu pour fonctionner sur le bureau de l'utilisateur. Le deuxième recherche et indexe les informations qui sont stockées dans la base de données du premier.

On peut dès lors faire des recherches dans Dolphin ou Kontact, et potentiellement dans n'importe quelle application, sur la totalités des données stockées sur l'ordinateur. Et l'ajout de tags et de méta-informations sur les fichiers permets d'optimiser encore les recherches.

 

GVFS gérerait la connexion aux lecteurs réseaux.

Un des gros avantage de gvfs est de mapper automatiquement le lecteur distant avec un répertoire local. Du coup, tous les logiciels, et notamment LibreOffice, croient qu'ils ouvrent des fichiers locaux, alors que ce n'est pas le cas. Et ça change tout ! Qui a déjà essayé de modifier un fichier Writer directement depuis son emplacement distant dans KDE comprendra... Plus d'infos ici.

 

Kwin serait le gestionnaire de fenêtres

Kwin sert à afficher les fenêtres de l'environnement graphique KDE. Il gère aussi les effets graphiques 2D et 3D (miniatures des fenêtres, effets de transparence, etc). Comparé à Mutter, le gestionnaire de fenêtres de Gnome, il semble plus riche d'effets (j'adore les effets graphiques), et plus copain avec les applications qui nécessite la prise de contrôle de l'écran, comme les jeux. Pas de bug d'affichage, pas de perte de résolution graphique. Mais ce n'est que mon expérience, et gageons que Mutter évolue dans le bon sens.

 

Clutter et Mutter géreraient le multi-écrans.

Oui, je sais, je viens de dire un peu le contraire dans le paragraphe précédent. Mais il faut bien reconnaître que Gnome sait mieux gérer le double-affichage, et c'est beaucoup plus simple pour l'utilisateur. En gros, il suffit de paramétrer une fois un deuxième écran particulier avec Gnome pour qu'il le reconnaisse la fois suivante, même si entre temps le PC a été branché à un autre. KDE en revanche ne sait gérer qu'une configuration. Qui plus est, débrancher un écran lorsque l'ordinateur est en veille donne souvent des résultats pour le moins... imprévisibles.

 

Les activités de KDE seraient là.

Là, on touche LA fonctionnalité indispensable de KDE. La « killer app », la vrai. En deux mots, une activité est un écran sur lequel on peut déposez des documents, démarrer automatiquement les programmes nécessaires aux besoins du moment, y ajouter les plasmoïdes de son choix, et sauvegarder le tout sous un nom explicite. Lors d'une prochaine session, un simple clic sur ce nom permet de retrouver l'environnement tel qu'il a été défini à cet instant. Et cerise sur le gâteau, l'utilisateur n'est pas limité (enfin pas à ma connaissance) par le nombre d'activités. C'est tellement efficace que la version Plasma Active de KDE, la version spécifique pour les tablettes PC qui vient de sortir, en a fait la base de son fonctionnement.

 

 

Les esprits chagrins me signalerons que la plupart des distributions font tourner indifféremment les programmes de l'un ou de l'autre environnement, dans l'un ou l'autre. Je sais.

Il reste que prendre le meilleur des deux mondes pour en faire NATIVEMENT un environnement qui se rapproche de la perfection serait certainement une meilleure idée. Utopiste ? Certes.

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La pomme est-elle impuissante ?

10 Août 2011 , Rédigé par Emmanuel PIEUX Publié dans #Brèves

Je suis ulcéré, mais au fond je ne suis pas surpris.

 

Apple a porté plainte contre Samsung pour l'empêcher de commercialiser sa tablette Galaxy Tab 10.1 en Europe.

A charge, une trop grande similitude entre la tablelle de Cupertino et celle de Corée...

Un tribunal a trouvé la plainte recevable en Allemagne.

Résultat, Samsung ne peut vendre sa tablette en Europe pour l'instant.

 

Entendons-nous bien. Je ne suis pas pro-Samsung. Mais je trouve l'attitude de la firme américaine déplorable.

 

La concurrence a toujours été présentée comme un puissant levier de l'innovation. En clair, pour vendre plus de ses produits, il faut toujours innover pour proposer plus ou mieux aux consommateurs que ses concurrents.

Or, depuis quelques années aux Etats-Unis, et encore plus depuis quelques mois, la concurrence se fait à coups de procès. La faute au système des brevets américain.

Aux USA, vous pouvez en effet déposer à peut prêt n'importe quoi (le fait que les icônes dans IOS soient carrés avec des coins arrondis par exemple, a été déposé par Apple...), et du coup, personne ne peut reproduire ce que vous avez déposé. En théorie c'est bien. Mais le système est en train de s'auto-détruire. Pourquoi ?

 

Parce que les grandes firmes se sont mises depuis des années à déposer n'importe quoi.
Parce qu'elles ont les moyens de faire un procès à n'importe quelle société en se basant sur ces n'importe quoi.

Parce qu'elles trouvent toujours un tribunal qui accepte les plaintes, même si on sait par avance que la plupart des griefs ne tiendront pas. L'essentiel est ailleurs.


L'essentiel, c'est de bloquer la vente des concurrents. Et au pire de leur soutirer de l'argent s'ils parviennent à vendre quand même. Donc on ne devient plus une grande société parce que l'on fait des produits plus innovants que les autres. Non, on les empêche de vendre.

 

Qui est le perdant dans l'histoire ? Le consommateur, même s'il ne s'en rend pas toujours compte. De toutes façons, on lui fera gober que les produits de telle boite sont plus innovants que les autres à coup de superlatifs pompeux et sirupeux jusqu'à l'écoeurement. Mais en fait, il n'y a plus d'innovation, de vrai innovation. Il n'y a plus que des discours marketing qui masquent l'épuisement de certaines boites à inventer.

 

Apple a donc trouvé son Viagra: c'est un portefeuille de brevets. Les brevets Apple sont-ils bleus ?

 

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